La parabole du bon samaritain est sans doute l’un des récits les plus connus du Nouveau Testament.
D’abord c’est un récit qui revêt toute la force d’une histoire, qui interpelle, qui marque, dont on se souvient. C’est l’un des plus connus des storytelling du christianisme !
Et ce récit est une prise de position éthique, morale, et spirituelle, sur l’amour, sur l’accueil de l’étranger, la compassion, le choix du bien selon qu’il est conforme à la loi ou conforme à une idée universelle du bien.
Notons aussi que ce récit est celui de l’Évangile selon Saint Luc, les autres apôtres semblant éluder le sens et les éléments cruciaux de ce récit. (1)

Dans cette émission de France Culture, Pierre Manent et Camille Riquier se livreraient, avec Alain Finkielkraut à une exégèse de la parabole. Soit. Mais le propos est orienté sur une prise de position du pape actuel « Fratelli Tutti », et sur la question de la politisation de la parabole, en réponse à la question de l’immigration : l’accueil inconditionnel de ceux qui sont dans la misère, le malheur…
Et si c’était plutôt les fondements même de l’humanisme, au-delà de toute question religieuse, qui font écho en nous au travers de ce récit ?

(1) Pour bien comprendre le récit, reprenons l’explication de wikipédia : « les deux passants mentionnés dans la parabole sont un prêtre (un cohen, ou sacrificateur) et un lévite. Comme le souligne Wilbert Kreiss19, ce prêtre et ce lévite se rendent peut-être à Jérusalem, pour officier au Temple. Dans ces conditions, le simple fait de toucher du sang, et à plus forte raison un cadavre, les « disqualifierait » dans l’exercice de leur service »