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L’intelligence créative au travail

L’intelligence créative au travail

L’intelligence créative n’est pas une idée abstraite ni un privilège réservé aux artistes. Elle se manifeste dans les gestes ordinaires du travail, dans la façon de traverser l’incertitude, d’ajuster son regard et de retrouver une marge d’action intérieure. Elle offre une respiration possible quand les cadres se rigidifient et que le sens semble s’éloigner.

 

Dans le monde du travail contemporain, l’impression de saturation est devenue familière. Les organisations demandent de s’adapter sans cesse, les repères changent, les injonctions se multiplient et l’on continue pourtant à avancer, parfois mécaniquement. L’intelligence créative apparaît alors moins comme une compétence supplémentaire que comme une capacité vitale. Elle ne promet pas de solutions miracles, mais elle permet de retrouver une forme de présence à ce que l’on fait, ici et maintenant.

L’intelligence créative commence souvent par un déplacement discret. Il ne s’agit pas de produire immédiatement une idée nouvelle, encore moins de se réinventer brutalement, mais d’observer autrement ce qui est déjà là. Un même poste, une même tâche, une même contrainte peuvent être vécus comme un enfermement ou comme un terrain d’exploration. La différence ne tient pas à la situation objective, mais à la posture intérieure adoptée. Lorsque le regard se fige, le réel se ferme. Lorsqu’il s’assouplit, des possibles apparaissent.

Cette forme d’intelligence s’enracine dans la capacité à reconnaître ce qui se joue émotionnellement au travail. Le stress, la lassitude ou la perte de sens ne sont pas des failles personnelles à corriger, mais des signaux. Ils indiquent que quelque chose demande à être réajusté. L’intelligence créative ne cherche pas à les nier, ni à les masquer par un optimisme de façade. Elle invite à les écouter sans s’y dissoudre, à les considérer comme une information utile pour orienter ses choix.

Il arrive que vous ressentiez cette impression diffuse de fonctionner en pilote automatique. Les journées s’enchaînent, les urgences se succèdent, et l’essentiel semble toujours remis à plus tard. Dans ces moments-là, l’intelligence créative ne consiste pas à faire plus, mais à faire un pas de côté. Prendre quelques minutes pour respirer autrement, pour ralentir le flux des pensées, permet parfois de retrouver une clarté simple. Ce n’est pas une technique spectaculaire, mais un retour à une disponibilité intérieure qui rend à nouveau possible l’invention.

L’un des paradoxes du travail moderne est de valoriser l’innovation tout en laissant peu d’espace à la créativité réelle. Celle-ci a pourtant besoin de temps, de sécurité psychologique et d’un minimum de liberté intérieure. Lorsque tout est sous contrôle, mesuré, évalué, la pensée se contracte. L’intelligence créative, au contraire, se déploie dans un climat où l’erreur n’est pas immédiatement sanctionnée et où l’expérimentation reste possible, même à petite échelle.

Dans la pratique quotidienne, elle se manifeste par de légers ajustements. Modifier l’ordre dans lequel une tâche est accomplie, reformuler une difficulté au lieu de la subir, questionner une habitude devenue invisible. Ce sont souvent des gestes modestes, presque insignifiants en apparence, mais qui redonnent une sensation de mouvement intérieur. La créativité n’est pas toujours synonyme de nouveauté radicale. Elle peut être une façon plus vivante d’habiter ce qui existe déjà.

L’intelligence créative entretient un lien étroit avec le sens. Lorsque le travail perd toute signification personnelle, l’énergie s’épuise rapidement. Retrouver du sens ne suppose pas forcément de changer de métier ou de trajectoire. Il peut s’agir de clarifier ce qui compte réellement, de repérer ce qui nourrit encore l’envie, même faiblement. Cette reconnaissance suffit parfois à réorienter la manière d’agir et à restaurer une cohérence intérieure.

Vous pouvez constater que certaines périodes de votre vie professionnelle ont été plus fécondes que d’autres, non pas parce que les conditions étaient idéales, mais parce que vous vous sentiez en accord avec ce que vous faisiez. L’intelligence créative se souvient de ces moments. Elle s’appuie sur l’expérience vécue pour réactiver une capacité à choisir, même dans des contextes contraints. Elle ne nie pas les limites, mais elle cherche à identifier la part de liberté encore disponible.

Dans un environnement incertain, cette intelligence devient un facteur de résilience. Elle permet de ne pas se réduire à un rôle figé ni à une fonction. Elle rappelle que le travail est aussi un espace d’apprentissage, de transformation et parfois de réinvention progressive. Là où la routine peut devenir étouffante, elle introduit une respiration, une souplesse qui redonne de la profondeur à l’action.

L’intelligence créative n’a pas vocation à rendre le travail parfait ni exempt de tensions. Elle offre plutôt une manière plus juste de traverser ce qui est, sans se perdre ni se durcir. Elle s’inscrit dans une pratique quotidienne, faite d’attention, de discernement et d’une certaine bienveillance envers soi-même. C’est dans cette simplicité incarnée qu’elle révèle sa véritable puissance.

Les sources regorgent d’exercices, de techniques et d’activités pratiques visant à développer l’intelligence créative, à réguler le stress et à améliorer les relations professionnelles.

Voici quelques exemples concrets tirés des pratiques d’entraînement proposées :

Pour cultiver la créativité et trouver des solutions

Cultiver la créativité implique d’adopter une créative attitude en sortant de ses schémas de pensée habituels.

ExerciceObjectif et DescriptionCitation
Inverser le problèmeChoisissez une difficulté et inversez sa formulation (ex : “Je ne suis pas d’accord avec ma manager” devient “elle a raison, je suis d’accord avec elle”). Décrivez ce qu’il se passe en vous (pensées, attitudes). Cette technique vise à assouplir le mental pour laisser émerger de nouvelles solutions. 
Le Problème des Neuf PointsDessinez neuf points formant un carré (3×3). Reliez les neuf points avec seulement quatre lignes droites sans lever le crayon. Le but est d’apprendre littéralement à « sortir du cadre » de pensée préconçu pour trouver une solution originale. 
Activité : Personnage CélèbreInstallez-vous confortablement et imaginez que vous êtes une personne célèbre que vous admirez (votre mentor). Visualisez ce que vous faites, vos valeurs, et comment vous agissez. Cet exercice permet de retrouver des compétences et des qualités enfouies en les modélisant. 
Forcer les connexionsChoisissez un objet banal (comme une brosse à dents ou un trombone) et imaginez des liens et des associations avec un problème sans rapport dans votre travail. Cela permet de stimuler l’imagination et de briser les barrières mentales. 

Pour réguler le stress et cultiver le positif

La régulation du stress est essentielle, car l’anxiété intense empêche d’envisager des pistes créatives et des solutions constructives.

ExerciceObjectif et DescriptionCitation
Respiration abdominale (Entraînement)Assis, le dos droit, inspirez doucement par le nez en laissant l’air gonfler le ventre, puis expirez doucement par la bouche en resserrant le ventre. La pratique régulière permet de se centrer facilement pour calmer les émotions et les pensées en situation de stress. 
Focus sur le positifÉcrivez chaque jour la liste des petits faits, gestes et paroles positifs de votre journée de travail. Le cerveau ayant tendance à se focaliser sur le négatif, cet exercice renforce l’attitude positive, base de l’attitude créative. 
Ancrer une nouvelle attitude (Visualisation)En état de relaxation, imaginez un endroit agréable et paisible. Connectez-vous à une émotion de bien-être. Associez cette émotion à un petit geste discret (ancrage) (toucher son poignet, par exemple) pour pouvoir retrouver rapidement cet état positif en situation de difficulté. 
Recentrage (En situation)Face à une situation émotionnelle difficile, marquez un temps d’arrêt en vous concentrant sur votre corps et votre respiration. Comptez mentalement et lentement jusqu’à quatre pour vous donner le temps de choisir votre réaction au lieu d’agir par automatisme. 

Pour améliorer les relations professionnelles et les soft skills

Le développement de l’intelligence émotionnelle et de la communication est primordial pour l’efficacité et la créativité collective.

ExerciceObjectif et DescriptionCitation
Technique d’écoute active (Reformulation)Écoutez l’interlocuteur sans l’interrompre. Quand il a fini, reformulez synthétiquement ce qu’il a dit (reformulation empathique) pour vous assurer d’avoir bien compris son message et son émotion sous-jacente. Ceci rassure l’interlocuteur et facilite la communication. 
S’entraîner à observer : le calibrage du non verbalObservez attentivement les comportements de vos collègues (posture, gestes, débit, ton, micro-comportements) lors des échanges, sans interpréter hâtivement. Cela permet de décoder les signaux non verbaux et d’affiner son écoute pleine et entière. 
Autofeed-back positifAprès une interaction ou une performance (par exemple, une communication difficile), notez ce que vous avez amélioré, vos points forts et les résultats obtenus. Se féliciter pour les points positifs et les améliorations renforce la confiance en soi. 
Faites l’avocat de l’angeQuand vous évaluez une idée ou une proposition (seul ou en groupe), mettez de côté tout jugement et énumérez uniquement les aspects positifs et les bons côtés. Cette approche est utilisée en créativité pour contourner les objections et stimuler la production d’idées. 
Les Cercles d’influencesDéterminez les différentes zones relationnelles importantes pour vous au travail (personnes très importantes, importantes, moins importantes). Ensuite, engagez des actions pour renforcer ces liens (prendre un café, déjeuner) et être plus curieux, ce qui améliore les relations et l’efficacité. 

Les méthodes pratiques pour cultiver la créativité, réguler le stress et améliorer les relations professionnelles sont intrinsèquement liées au développement de l’intelligence créative et des compétences émotionnelles (soft skills).

1. Méthodes pour cultiver la créativité

Cultiver la créativité nécessite d’adopter une “créative attitude” en sortant de la routine et en étant capable de se réinventer.

Type de méthodeTechniques pratiques
Changement de posture mentaleChangez d’angle de vision, jouez, rêvez, osez.
 Oubliez la routine.
 Cultivez le positif car l’attitude positive est la base de l’attitude créative.
 Pratiquez la Think out of the box pour sortir du cadre habituel de pensée et trouver des solutions originales.
 Remettez en question vos évidences et doutez de vos doutes.
Techniques de recherche d’idéesUtilisez le processus créatif en trois phases : Divergence (produire des idées), Connexion (sélectionner des pistes), et Convergence (adapter à la réalité).
 Exercez la rêverie créative en laissant votre esprit vagabonder sur un objet d’attention pour laisser émerger des idées.
 Pratiquez la sérendipité (Laissez-vous aller par un heureux hasard) en reconnaissant et en exploitant les découvertes inattendues.
 Forcez les connexions entre un objet banal (brosse à dents, trombone) et un problème sans rapport pour stimuler l’imagination.
 Utilisez la technique des Post-it (seul ou en groupe) en utilisant différentes couleurs pour stimuler des tonalités différentes et générer une quantité d’idées.
Activités quotidiennesPratiquez les activités de la Créative Box : être en contact avec la nature régulièrement, rester centré, retrouver l’esprit d’enfant, cultiver sa curiosité, s’immerger dans un art ou un sport, s’exprimer (peinture, musique), et rêver à son projet.

2. Méthodes pour réguler le stress

La régulation du stress est essentielle, car l’anxiété intense empêche d’envisager des pistes créatives et des solutions constructives.

Type de méthodeTechniques pratiques
Contrôle physique et émotionnelPratiquez la respiration abdominale tous les jours pour vous habituer à vous centrer sur vous-même facilement et calmer vos émotions et pensées en situation.
 Entraînez-vous à la respiration au carré (inspirer, apnée, expirer sur 4 temps) pour apaiser le stress et l’émotion.
 Prenez conscience de vos émotions et pensées (le discours intérieur), car nous n’en avons souvent aucune conscience et elles sont souvent anxiogènes.
 Pratiquez le recentrage en situation difficile en portant votre attention sur votre corps et en comptant jusqu’à quatre pour marquer un temps d’arrêt entre le déclencheur et la réaction.
Ressources mentalesPratiquez le Focus sur le positif en écrivant chaque jour les petits faits, gestes et paroles positifs de votre journée de travail.
 Quand vous vivez une expérience négative, remémorez-vous ou provoquez trois moments agréables pour rééquilibrer l’impact (équilibre 1 négatif pour 3 positifs).
 Installez des croyances positives par la visualisation créative : fermez les yeux et visualisez une situation de succès ou de confiance en soi, en y associant des émotions et des ressentis intenses.
Gestion du temps et pausesFaites une digital détox et des pauses actives : quittez l’ordinateur, marchez, faites des étirements ou du yoga des yeux, au moins 5 minutes toutes les deux heures, pour vous régénérer et augmenter la concentration.
 Pratiquez la pleine conscience pour vous entraîner à vous rendre compte du “bavardage incessant” de votre esprit et vous distancier des ruminations.

3. Méthodes pour améliorer les relations professionnelles

L’intelligence créative est très utile pour générer des relations constructives et des solutions gagnant-gagnant.

Type de méthodeTechniques pratiques
Communication et écoutePratiquez l’écoute active et la reformulation empathique : écoutez la personne sans l’interrompre, puis résumez ce qu’elle a dit pour être sûr d’avoir compris, ce qui la rassure et l’aide à se sentir écoutée.
 Décodez le non verbal : observez le regard, la posture, les gestes, le débit et les intonations de votre interlocuteur (calibrage du non verbal) sans interpréter hâtivement. Le non verbal est souvent plus impactant que le verbal.
 Adoptez une attitude de bienveillance a priori : postez dans votre mental l’idée que tout le monde est bienveillant jusqu’à preuve du contraire, ce qui favorise un échange plus ouvert et plus productif.
 Ancrez une attitude positive avant une interaction en visualisant un endroit agréable et en associant cette image à un geste discret, pour vous mettre immédiatement dans de bonnes conditions.
S’affirmer et coopérerPratiquez l’affirmation de soi en situation difficile en définissant clairement votre objectif, en exposant les faits, en exprimant vos ressentis et en proposant une solution, le tout avec calme et détermination.
 Engagez-vous dans la coconstruction : demandez à l’interlocuteur s’il est prêt à chercher une solution avec vous, partagez vos visions et construisez ensemble une solution concrète qui apporte un avantage aux deux parties.
 Utilisez la technique de l’Avocat de l’ange (Faites l’avocat de l’ange) qui consiste à énoncer tous les aspects positifs d’une idée pour la présenter et faire tomber les objections, favorisant ainsi la créativité de groupe.
Développement personnel relationnelDéveloppez l’autofeed-back positif en notant après une interaction ce que vous avez amélioré, vos points forts et les résultats obtenus, ce qui renforce la confiance en soi.
 Cartographiez vos cercles d’influences (personnes très importantes, importantes, moins importantes) pour mieux orienter vos efforts relationnels.

L’ensemble de ces pratiques agit comme une boussole interne: tout comme un marin adapte sa voile et son cap en fonction du vent et des vagues, vous utilisez ces techniques pour naviguer avec souplesse face aux défis, en transformant l’incertitude et la pression en énergie créative et en opportunités de croissance personnelle.

Ethique, déontologie, et technologies

Transcription

Ethique, déontologie, technologie

De la philo, de la tech, C’est philothèque alors ? Emmanuelle, quand on évolue dans le monde de l’i a, on entend souvent parler d’éthique, mais aussi de déontologie. Et j’ai l’impression qu’on met souvent les   mots sur le même plan. Du coup, je me demandais s’il y avait une différence entre les   alors.

Effectivement, il y a une différence, éthique et déontologie sont   mots qui sont très souvent utilisés de manière interchangeable ou utilisés comme s’ils étaient   choses équivalentes. Pourtant, si on regarde vraiment de plus près ces   substantifs, Eh bien on s’aperçoit qu’il renvoie à   choses à la fois différentes et intrinsèquement liées.

Bien qu’il n’y ait pas de définition arrêtée de l’éthique, il est admis que c’est la discipline de la philosophie qui traite du bien et du mal. Ou plus précisément, en tout cas selon moi, de l’évaluation axiologique d’un acte sur le spectre qui va de l’acceptable à l’inacceptable.   

La déontologie, quant à elle ?Eh bien, c’est une théorie, une des théories de l’éthique. Une dimension qui renvoie, comme son étymologie l’indique, au discours sur les devoirs ou à la science des devoirs. Et donc l’éthique et la déontologie sont   choses différentes, la  seconde étant incluse dans la première. Y a donc pas de pertinence à utiliser un mot pour l’autre, ni de les mettre sur le même plan.    

Ah d’accord, donc on a la philosophie dont fait partie l’éthique, qui elle même est inclus dans la déontologie. Donc la déontologie, c’est une branche de l’éthique, c’est ça ?Alors c’est.C’est exactement ça et c’est le point très important. La déontologie, c’est en effet une théorie de l’éthique, donc une sous branche de la philosophie.    

Pourtant, elle est aussi très utilisée dans le monde juridique. Les déontologues ou les responsables de la déontologie dans les entreprises sont d’ailleurs très rarement des philosophes ou des éthiciens, mais très majoritairement des juristes. Et c’est ce qui pose problème. Quand un éthicien parle avec un ou une déontologue, les   utilisent le même mot, mais ils n’en ont pas la même compréhension.  

Alors pour comprendre ça, il faut faire un petit passage par l’histoire. Le mot déontologie est inventé en      par Jamie Bentham, qui est un des pères du conséquentialisme qui, avec la déontologie, tu le sais, et l’éthique de la vertu font ce que l’on appelle les théories continentales de l’éthique. Bentham, qui était un contemporain, Kant, était avant tout un jurisconsulte et donc pétri de pensée juridique.

Quand il crée le terme, il leur donne une définition assez sommaire, ce qu’on appelle une définition nominale. La déontologie, selon Bentham, Eh bien, c’est une division de l’éthique, également appelée éthique dichastique, qui a pour objet, je le cite, d’indiquer si telle ou telle action doit ou ne doit pas être faite.

En l’occurrence, comme l’affirme Bentham, Eh bien, la déontologie, elle cherche à influer sur la volonté. Donc ce qu’on constate, c’est un tropisme juridique très marqué et une conception de la déontologie très top down pour dire ça en anglais. Les règles, en fait, sont établies par une autorité légitime et doivent être suivies.    

On doit s’y conformer. Oh là là, d’accord, donc tout ça, ça sonne un peu comme un combat entre la philosophie et les juristes, c’est ça, non ?Bah c’est là où le bât blesse en fait, hein.Si pour Bentham, la déontologie, elle vise l’édiction de règles qui doivent être suivies, pour Kant, qui est philosophe et pas juriste, il s’agit de se donner à soi-même des règles qui, si et seulement si elles passent le test d’universalité, deviendront des impératifs catégoriques et donc des règles qui qui devront être pardon appliquées.    

Contrairement à Bentham, Kant, qui ne se contente pas de définir mais théorise la déontologie, adopte une approche bottom up et c’est l’individu qui, au travers de ce qu’on appelle la volution, c’est à dire sa capacité de vouloir autonome, se donne des règles et vérifie leur validité avant de les rendre obligatoires.   

La déontologie n’influe donc pas sur la volonté, comme chez Bentham, elle en est l’émanation. Ce que Kant nous dit, Eh bien, c’est que si j’agis d’une manière acceptable sur le plan éthique par simple conformité à une norme. Notamment en raison du risque de sanction. Alors mon acte a moins de valeur sur le plan moral que si j’agis par devoir, c’est à dire en suivant une conviction profonde que je me suis faite.    

Si par ailleurs, l’acte posé par conformité à la norme n’est pas le produit de ma volonté, alors il perd toute sa valeur morale. Le problème, au final, ne réside pas dans la légitimité ou l’illégitimité de l’une ou l’autre des   approches, mais dans la difficulté d’articuler une approche juridique et une approche philosophique de la déontologie.    

Si le signifiant, c’est à dire le mot déontologie est commun aux   approches, c’est signifié, c’est à dire leur sens diffère grandement selon moi. La difficulté avec l’approche juridique par la conformité, Eh bien, c’est qu’elle est rapidement, ou en tout cas elle peut rapidement se transformer en conformisme et devenir un frein à l’esprit critique.   

French tech, esprit critique pour tech éthique.

 

Débordé ? Gestion du temps

Voir aussi l’article de LOVE FRANCE


 

Gérer Son Temps : Un Voyage vers la Meilleure Version de Soi

Apprendre à gérer son temps est une aventure profonde et enrichissante. C’est bien plus qu’une simple tâche, c’est une expression de qui nous sommes et de ce que nous aspirons à créer. Chaque moment compte et savoir comment l’utiliser judicieusement est un art en soi.

Le voyage vers une meilleure gestion du temps Gérer son temps est une quête, semée de réussites, d’échecs, de découvertes et de remises en question. Tout comme un héros naviguant à travers une épopée, chaque individu doit faire face à des défis quotidiens, nécessitant persévérance, conviction et persistance.

La puissance des choix individuels Il n’y a pas de machine universelle pour gérer le temps, car la gestion du temps est profondément personnelle et multidimensionnelle. Elle touche des aspects tels que les émotions, les relations, et même la physiologie. Bien que des outils puissent nous guider, le pouvoir réel réside dans nos choix individuels.

L’impact du management sur la gestion du temps Si vous êtes manager, votre rôle est crucial. Votre approche de la gestion du temps peut avoir un effet d’entraînement :

  1. Amélioration personnelle : Votre propre efficacité et bien-être sont amplifiés.
  2. Efficacité d’équipe : L’adoption de bonnes pratiques peut améliorer la productivité de toute l’équipe.
  3. Empowerment individuel : Transmettez vos connaissances à chaque membre de votre équipe et regardez-les s’épanouir.

Des bénéfices qui rayonnent La gestion efficace du temps ne se limite pas au travail. Elle se répercute dans toute l’entreprise, renforce les bonnes pratiques et accroît l’efficacité générale. De plus, une meilleure gestion du temps se traduit par des avantages dans la vie personnelle, des relations familiales épanouies, des loisirs enrichis, et une estime de soi renforcée.
La gestion du temps est un voyage qui mérite d’être entrepris. Elle nécessite une introspection, une volonté et des outils, mais les récompenses sont inestimables.

Décortiquons chaque chapitre pour une gestion du temps optimisée

Chaque moment compte. Si vous cherchez à gérer votre temps de manière efficace, ces chapitres sont une mine d’or pour y parvenir. Gardez à l’esprit les termes clés tels que “gestion du temps”, “efficacité”, “principes fondamentaux” et “management” pour une recherche optimisée.

Chapitre 1 : Les Fondamentaux de la Gestion du Temps La gestion efficace du temps repose sur la compréhension et la réalisation de ce qui est véritablement essentiel. Découvrez les enjeux et les étapes fondamentales pour maîtriser et prendre en main votre temps.

Chapitre 2 : Diagnostic de Votre Gestion du Temps Actuelle Avant de progresser, vous devez savoir où vous en êtes. Ce chapitre vous guide dans l’analyse de vos habitudes actuelles, identifiant vos points forts et vos domaines d’amélioration.

Chapitre 3 : Les Pilliers de la Gestion du Temps S’appuyant sur des principes éprouvés, ce chapitre est votre guide pour réinventer votre relation avec le temps. Apprenez à prioriser, focaliser et optimiser chaque moment.

Chapitre 4 : Gestion du Temps pour les Managers Être à la tête d’une équipe requiert une approche spécifique en matière de gestion du temps. Explorez les pratiques essentielles pour garantir l’efficacité de chaque membre de votre équipe.

Chapitre 5 : Sélectionner et Maîtriser vos Outils Des outils adaptés peuvent décupler votre efficacité. Découvrez une gamme d’outils éprouvés pour atteindre vos objectifs, et apprenez à les personnaliser selon vos besoins.

Chapitre 6 : Collaborer Efficacement avec Autrui La collaboration est essentielle pour l’efficacité collective. Dans ce chapitre, vous trouverez des stratégies pour travailler harmonieusement avec d’autres, garantissant une synergie maximale.

Chapitre 7 : Maintenir la Discipline dans le Temps Instaurer une bonne gestion du temps est un défi, mais la maintenir est encore plus exigeant. Trouvez des astuces et conseils pour rester sur la bonne voie, même face aux obstacles.

En se plongeant dans ces pages, vous aurez accès à une expertise forgée sur des décennies de pratique et d’accompagnement professionnel. Chaque conseil, outil et pratique a été testé en conditions réelles, offrant une approche concrète et pratique de la gestion du temps.

Le leadership spirituel en pratiques

Toute une équipe – la plupart autour du Lab Management et Spiritualité (Partager, diffuser, collaborer, informer), propose un ouvrage d’une belle profondeur de réflexion… un ouvrage orienté largement vers les pratiques, et la diversité des thèmes et des personnalités des auteurs nous font voyager dans un univers tellement plus étendu que celui auquel l’entreprise nous a habitué.

Voyons ce que les uns et les autres disent de ce qu’est la spiritualité, et quel contexte sémantique proposent-ils ? Et pour commencer, interrogeons le titre…

Pourquoi le terme de leadership ?

Il marque, dans une optique traditionnelle, la césure entre une personne et un groupe, pour caractériser ensuite son influence, ses méthodes, son style… On peut aussi se référer à la théorie des Mondes, avec Boltanski et Thévenot. Alors le leader se définit par sa capacité à créer un monde auquel les autres veulent appartenir.
Pour Catherine Voynnet Fourboul le leadership se définit  comme “un processus mettant en scène la personne du leader et de ses suiveurs ou équipiers”. Pour elle l’enjeu c’est que l’entreprise peut, avec le leadership spirituel, remédier à la désertion du champ du bien commun par les dirigeants politiques et les médias. Elle va inciter les dirigeants à “se concentrer sur les mécanismes positifs d’influence”

L’influence vertueuse

Les maîtres mots sont le pouvoir informel qui joue sur l’univers relationnel et la compétence clé du dirigeant est l’influence vertueuse. Le leadership spirituel est proche du leadership transformationnel qui a pour objet une influence transformatrice au nom d’une vision. Mais quelle est la qualité de cette vision ? Comment la dignité des personnes est-elle assurée ? Au moins, le leadership spirituel va lui proposer un cadre vertueux. Et il va rapprocher les personnes, faciliter les équipes, équilibrer les intérêts de toutes les parties prenantes. “Ce qui est crucial c’est la communication qui aide les membres à faire sens“. Et l’auteur, qui est aussi la coordinatrice de l’ouvrage, passe alors de la notion traditionnelle de leader à la notion de communautés de pratiques, et d’équipes projets, puisque “il n’est pas question ici de dépendre d’un leader désigné”. “Chaque membre dispose d’autonomie dans ce contexte partagé”.
Quelques mots clés : pratiques collaboratives, interdépendance, long terme, travail sur la conscience, intuition, créativité, élargissement de la conscience, méditation, marche dans la nature, art, empathie, intégré, connexion à soi, aux autres, à la nature, l’épanouissement humain…

Le leadership quantique

Catherine Voynnet Fourboul parle ensuite du leadership quantique. Pourquoi se priverait-on de champs métaphoriques inspirant la spiritualité et la gestion ? Voir le terme d’entropie (Carnot 1824) ; le temps fonction de l’observateur, et le couplage espace-temps (Einstein) ; l’influence du processus de mesure sur le système mesuré… Le principe d’incertitude, la notion d’intrication, la non-localité… interpellent “le champ des possibles de la spiritualité”.

Nous reprendrons plus tard les différents auteurs. Mais l’une des vertus de ce livre c’est de reprendre des concepts de la spiritualité d’aujourd’hui, à l’aune d’un terrain concret, qui est le vécu de milliards d’individus : le travail, le groupe, le management, le leadership… Nous allons donc renvoyer, au fil du temps, des éléments clés qui nous parlent particulièrement, choisis dans le livre, pour les explorer plus largement dans la perspective de notre magazine. Ce n’est pas la manière habituelle de procéder ? Justement : nous avons le temps !

Ralentir

 

 

 

Spiritualité éthique et entreprise

L’entreprise qui reste humaine se pose nécessairement des questions de nature spirituelle. A partir des personnes qui y participent, mais aussi pour elles-mêmes.

Ci-contre, une exploration du Web sur ce sujet.

Et des développements prochains sur cette question.

  • “Quand on parle spiritualité en entreprise, le plus souvent on pense yoga ou méditation. Mais certaines boîtes vont plus loin et prennent carrément de la drogue en équipe ! L’entreprise en quête de sens serait-elle à deux doigts de passer du côté psychédélique de la force ? Réponse du sociologue Fabrice Nadjari.”