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Manuel de sagesse ordinaire – César et Gitta Mallasz

Une animation vidéo pour aller à l’essentiel

Trouver et cultiver le meilleur de soi

Enfin un livre de sagesse qui admet l’imperfection ! Un manuel, dit le livre lui-même… Mais alors un manuel bien vivant, bien proche des questions que nous nous posons. Des questions ancrées dans la vie quotidienne, et qui tendent vers un perfectionnement spirituel permanent. Un cocktail étonnant, détonnant, de bon sens et d’élévation de soi.
De quoi se transformer en profondeur tout en vivant sa vie, simplement.

C’est que ce livre se structure d’une manière particulièrement intelligente, de façon à nous accompagner dans un changement en douceur, à la fois dans notre vision et notre participation au monde ordinaire, et dans nos aspirations profondes, les nôtres, et non pas des valeurs prescrites.
Cinq parties structurent la recherche, et la pratique, du meilleur de soi : le découvrir, le fréquenter, l’installer dans toute sa vie, y résider (dans le meilleur de soi !), et enfin : être le meilleur de soi. Et chacune de ces parties se développe à partir d’une vision métaphorique qui accompagne la réflexion et la met directement à portée de notre entendement. Par exemple : Les petites musaraignes de la paix – Le monde des envies – La toilette psychique – La pétanque sacrée – L’art de la question – La grippe à bière…
Ce n’est pas un manuel banal !

Et c’est un accompagnement progressif qu’il nous propose, pour que chacun aille « vers sa vie plus juste », puis pour « pouvoir ensuite guider les autres vers leur vie plus juste ». A chaque sous-étape (par exemple celle de la « toilette psychique »), cinq moments de réflexion-action sont proposées :

  1. L’histoire d’une étrange expérience qui nous rend anormalement heureux… En fait, parce que nous avons rencontré le meilleur de nous-même. C’est une leçon de sagesse.
  2. Le jeu. Pour que cette histoire prenne toute sa place dans notre vie, Jacques nous propose un jeu. Un jeu de vie, le jeu de la vie… Une sorte d’exercice, mais chaque fois original, et si on le joue vraiment on avance vraiment ! En fait, César nous aide là à oser. Osez par exemple installer chez vous une « chaise magique » !
  3. L’étape de l’expérimentation. Quand on a à l’esprit cette mini histoire puis que nous l’avons traduite en jeu à pratiquer… on peut en voir les difficultés, se tromper, en comprendre les enjeux et les embuches, les étonnants bénéfices, en tirer des leçons. C’est le cumul de l’expérience.
  4. Puis ce sont les « conseils de David », l’ouverture de l’esprit, l’enseignement spirituel, la dimension du sens secret des choses.

Et finalement, comme le disent César et Jacques : « Le meilleur de nous est tout à côté de nous. Il nous attend »

L’interview en podcast

 

Pour accéder au monde de César

Le monde de César sur son site

Pour acheter le livre

C’est ici !

 

Les auteurs

 

Bernard Montaud

Né en 1951. Diplômé de kinésithérapie en 1973, il se forme ensuite à l’ostéopathie. Sa recherche sur le corps va le conduire à créer une méthode d’investigation de la psyché humaine, la Psychanalyse Corporelle.
Poursuivant sa quête intérieure auprès de plusieurs maîtres jusqu’à sa rencontre avec Gitta Mallasz qui va bouleverser sa vie, il crée en 1983 l’association Artas qui se définit comme une voie spirituelle dans l’ordinaire pour « apprendre à passer du pire de soi au meilleur de soi ».
En 1985, il rencontre Gitta Mallasz. Fasciné par le personnage, il s’éprend de son enseignement et devient son compagnon de route. Elle lui fait vivre une spiritualité ordinaire et naturelle qui transforme sa vie.  Elle le pousse à écrire son parcours. Nait alors la saga des César.

 

Sanjy Ramboatiana

Il a grandi dans un environnement cosmopolite. C’est sans doute cela qui lui a précocement donné une ouverture sur le monde. Ainsi, son diplôme de l’EM Lyon en poche, il choisit de travailler dans différents pays où il s’enrichit de différentes façons de penser et de vivre.
Côté passion, c’est les arts martiaux, karaté et aïkido. Il s’y adonne des heures. Il s’y entraine d’abord pour la pratique physique avant de découvrir sa dimension spirituelle. C’est ce qui va déclencher sa recherche spirituelle.
En 2002, il rencontre Bernard Montaud. Rencontre bouleversante puisqu’il va d’emblée suivre assidûment son enseignement. Dix ans plus tard, en parallèle de son métier de consultant et d’enseignement à l’université, il transmet l’enseignement de Bernard Montaud à travers la France.
En 2017, il fonde avec lui Les Roses Rouges sur le Bitume, une association d’aide aux prisonniers américains.
En 2021, il rédige avec lui le 5ème livre de la Saga des César, César l’imparfait heureux, un manuel de sagesse inspiré par Gitta Mallasz.

Une belle émission d’Europe 1 sur Gitta Mallasz

***

La présence, ça se pratique

Extraits

« Si tu nies pas très occupé, médite vingt minutes ; si tu es occupé, médite une heure, »   SAGESSE ZEN

J’enquêtais sur un phénomène de la méditation quand je découvris la formation à la pleine conscience. Huit semaines pour apprivoiser une pleine présence au quotidien. Cet art de l’attention est inspiré des pratiques et connaissances de la philosophie bouddhiste et éclairé par la recherche actuelle en sciences du cerveau et de la pensée. Cette pratique individuelle répond à nos besoins contemporains de ralentir, de faire preuve d’attention et de douceur pour mieux se reconnecter avec soi et avec le monde

UNE CONSCIENCE EN MARCHE

Si la présence était une science, elle s’appellerait pleine conscience. Une qualité d’attention dans le mouvement de la vie que je découvre ce matin clair de juin face au splendide panorama d’un paysage alsacien.
Lentement, je déroule mon pas, attaque par le talon, puis tout en douceur avance la plante du pied, maintenue un instant comme en suspension. L’équilibre se cherche à quelques centimètres du sol, puis le pied tout entier se déploie et la pointe enfin se pose…
Et je recommence de l’autre côté. Voici près d’une heure qu’en cette journée printanière, sur les hauteurs du mont Sainte-Odile, nous nous essayons à la marche méditative. Sur la terrasse qui surplombe la forêt vosgienne, quelques spectateurs interloqués n’osent ni commenter ni traverser. Car le ballet au ralenti d’une vingtaine de pratiquants, certains nu-pieds et regards perdus vers l’horizon boisé, a de quoi dérouter le touriste pressé. Quelques-uns, séduits, nous ont emboîté le pas. D’autres sont passes, furtifs, sur la pointe des pieds. Un grand silence s’est installé sur l’esplanade, dédiée d’ordinaire aux pèlerins réguliers et aux randonneurs bien chaussés.

La marche lente est l’une de mes toutes premières leçons de « pleine conscience ». Ou comment m’entraîner à garder tout au long de mes journées et de mes activités le fil de l’attention… C’est dans le ralentissement volontaire de mes pas, dans un regard ouvert et disponible à ce qui est, que je me rends présente de tous mes neurones à mon environnement mouvement de la vie que je découvre ce matin clair de juin face au splendide panorama d’un paysage alsacien. Lentement, je déroule mon pas, attaque par le talon, puis tout en douceur avance la plante du pied, maintenue un instant comme en suspension. L’équilibre se cherche à quelques centimètres du sol, puis le pied tout entier se déploie et la pointe enfin se pose… Et je recommence de l’autre côté. Voici près d’une heure qu’en cette journée printanière, sur les hauteurs du mont Sainte-Odile, nous nous essayons à la marche méditative. Sur la terrasse qui surplombe la forêt vosgienne, quelques spectateurs interloqués n’osent ni commenter ni traverser. Car le ballet au ralenti d’une vingtaine de pratiquants, certains nu-pieds et regards perdus vers l’horizon boisé, a de quoi dérouter le touriste pressé. Quelques-uns, séduits, nous ont emboîté le pas. D’autres sont passes, furtifs, sur la pointe des pieds. Un grand silence s’est installé sur l’esplanade, dédiée d’ordinaire aux pèlerins réguliers et aux randonneurs bien chaussés.

La marche lente est l’une de mes toutes premières leçons de « pleine conscience ». Ou comment m’entraîner à garder tout au long de mes journées et de mes activités le fil de l’attention… C’est dans le ralentissement volontaire de mes pas, dans un regard ouvert et disponible à ce qui est, que je me rends présente de tous mes neurones à mon environnement

Comme pour chaque thème, l’autrice nous propose des exercices

Ici… devinez… tout simplement  : pratiquez une de vos habitudes quotidiennes en ralentissant chaque geste

 

Méditer comme la montagne

Méditer la montagne c’est apprendre faire  l’expérience du changement dans la tranquillité. Le corps assis devient la montagne, la tète son sommet, les bras ses côtés, le bassin et les jambes sur le coussin sa base inébranlable. Passent le jour et la nuit, le vent et les intempéries, et la montagne est toujours là, immuable. L’exercice me ramène ma nature changeante : comme les incertitudes de la météo, des émotions, imprévisibles, me traversent. Méditer, je le comprends, n’est pas s’extraire du mouvement de la vie pour s’en protéger, mais se laisser toucher sans perdre pour autant sa stabilité. En demeurant cette base solide sur laquelle les autres peuvent compter.

ET VOUS ? des exercices

Voulez-vous méditer comme la montagne ?

Assis, respirant, le dos droit, stable sur un coussin, visualisez le sommet de votre choix, une belle montagne avec sa base solide enracinée dans la roche et son sommet élancé qui tutoie les nuages Vous y êtes ? Alors vous pouvez maintenant « intégrer » cette montagne en vous, accueillir sa force et sa dignité.

Vous pouvez retrouver le détail de cette pratique dans des CD de méditation.

Ecoutez la présentation de ce livre, qui est à la fois simple, authentique et profond

 

Voir aussi le chapitre du livre d’Elisabeth Marshall qui parle du YOGA

Et d’autres approches que donnent toutes ces pages que le site consacre au YOGA ou tout simplement en parle :

Yoga coaching – Ariane

Ecoutez la présentation

Vous pouvez aussi approfondir votre connaissance du Yoga avec cette extraordinaire encyclopédie du Yoga que nous présentons ici

Voici un livre très bien fait, et qui joint la connaissance de la philosophie du Yoga, et sa pratique, par soi-même, à la maison.

La table des matières est éclairante :

Introduction

Le Yoga, c’est quoi ?   Un peu d’histoire        Les Sutras de Patanjali         Quel Yoga pour qui ?        Comment utiliser cet ouvrage ?

BASES ET DÉCOUVERTE

Respirer       Investir mon corps à travers les postures      Me relaxer      Méditer

SOUPLESSE ET FLUIDITÉ

La souplesse, comment ça marche ?      Travailler l’ouverture des hanches avec une séance de Vin Yoga

PRÉSENCE ET CONFIANCE

La question de l’ego dans la philosophie du Yoga      L’ego dans notre vie quotidienne      Dévoiler son être profond à travers la pratique du Yoga

AMOUR ET PARTAGE

L’amour dans les textes anciens du Yoga      Le Bhakti Yoga, yoga de la dévotion      La voie du cœur : faire ta différence entre empathie et compassion      Le yoga Restauratif : se détendre en profondeur

MÉDlTATlON ET PLÉNITUDE

Les causes de la souffrance      Quelle posture pour méditer ?      Différentes techniques de méditation      S’aider du prânâyâma pour apaiser le mental

INSPIRATION ET CONSTRUCTION

Se poser les bonnes questions      Une fois sur votre tapis

DESCRIPTION DETAILLEE DES POSTURES

Postures de Yin Yoga      Postures de Yoga restauratif

Ariane est connue aussi comme Youtubeuse : sa chaine a 233 000 abonnés !

Féminité & Ayurveda


Féminité & Ayurveda

Nature, art de vivre, plantes, recettes, rituels bien-être. Par l’auteur Krystine St-Laurent

 

 

 

 

 

Extrait – Le féminin et le masculin : polarités essentielles

Féminin et masculin

Nous venons au monde avec une signature. Chromosomes X + k ou X +Y. Sexe féminin ou masculin. Rose Ou bleu. Poupées ou camions. Princesses ou chevaliers. Cendrillon ou superman,
Même si, depuis les dernières décennies, quelques nuances se sont glissées, il n’en demeure pas moins que nous sommes polarisés dès notre naissance. Les archétypes se forment dans notre petite enfance et prennent une place importante dans nos vies sans que nous nous en tendions compte.
Difficile de mesurer leurs effets avant d’avoir commencé à désherber, un brin à la fois, de l’extérieur vers l’intérieur de soi. Et c’est une fois départies de toutes ces idées préconçues que nous parvenons finalement à voir plus clair, à mieux nous Même si, depuis les dernières décennies, quelques nuances Sont glissées, Il n’en demeure pas moins que nous sommes polarisés dès notre naissance. Les archétypes se forment dans notre petite enfance et prennent une place importante dans nos vies sans que nous nous en tendions compte.
Difficile de mesurer leurs effets avant d’avoir commencé à désherber, un brin à la fois, de l‘extérieur vers l’intérieur de soi. Et c’est une fois départies de toutes ces idées préconçues que nous parvenons finalement à voir plus clair ; à mieux nous comprendre et à nous connaître un peu plus profondément.
À la petite école, nous n’apprenons pas entre les premières règles sociales et les matières scolaires, les caractéristiques liées au féminin ou au masculin. Nous saisissons très jeunes pourtant, petites filles ou petits garçons, ce qui est attendu de nous. Nous quittons l’hôpital ou la maison de naissance souvent habillés de rose ou « de bleu selon notre sexe et entrons déjà dans un moule prédéterminé, carré, défini. D’emblée un bébé né masculin devra, selon les conventions sociales, développer sa masculinité. Il en va de même pour le bébé féminin, pour qui l’on a dessiné un parcours bien précis, le chemin que devrait suivre sa féminité.

Par ailleurs, la société sépare les humains – les hommes d’un côté, les femmes de l’autre – depuis des centaines, voire des milliers d’années, sans débattre de la manière dont une femme peut aborder son côté masculin ou un homme, son côté féminin.  (…)

L’énergie, clé de votre santé



 

Jean-Claude CHIGNAGUÉ aux Editions Mosaïque-Santé

Extrait : LA CONSCIENCE

P. 75

«Notre conscience contemporaine n’est qu’un petit enfant qui commence à peine à dire Je. »   Carl GustavJung

LA CONSCIENCE : QUANTIQUE OR NOT QUANTIQUE ?

Donner une définition de la conscience est encore de nos jours un sujet de controverse. Philosophes ct neuroscientifiques confrontent leurs théories, mais la notion de conscience cache une multitude d’approches, et aucune ne fait actuellement l’unanimité. Grâce à l’imagerie médicale, à l’électroencéphalographie, nous savons néanmoins qu’elle résulte d’une participation active du cerveau. Il est impossible d’ignorer le fonctionnement bioélectrique et chimique des cent milliards de neurones qui le composent, mais cet organe est-il le seul à participer à l’élaboration de la conscience ?

Le cerveau multifonction

Le cerveau représente 2 % de notre masse corporelle et consomme en moyenne de 20 à 25 % de notre énergie. Si le cerveau a l’air d’être le « patron », c’est quand même le corps qui, en douce, lui dicte sa loi à travers nos sens. (…)

INTIMITÉ QUANTIQUE

p.85

Le psychiatre Carl Gustav Jung appelait Persona la structure de la personnalité dont nous avons conscience. Cette structure, disait-il, est en continuel échange avec le monde extérieur et se trouve fortement influencée par l’environnement. L’homme doit en effet s’adapter sans cesse aux différentes situations qu’exige le monde extérieur. C’est pour cette raison qu’il nomma cette structure la Persona, terme dérivé du grec proposons, qui signifie « masque ». Comme les anciens acteurs de théâtre qui portaient des masques différents en fonction du rôle qu’ils jouaient, Jung pense que chaque individu doit assumer un masque pour son « être au monde », et en changer selon son rôle dans la vie quotidienne. On peut dire que notre persona est formée de différents masques, comme celui du père ou de la mère, celui du professionnel, celui du sportif, celui de l’ami, celui du citoyen…
Il faut ajouter à tous ces masques possibles celui de chaque organe. En effet, selon la pensée traditionnelle chinoise, chaque organe de notre corps, en plus de son rôle physiologique, a une forte influence sur notre psychisme (nous développerons ce principe page 165).
Notre persona, notre Moi, serait donc composé de différents masques, de « petits Moi », d’îlots d’énergie qui existent tous en état de superposition et fonctionnent de façon ondulatoire ou corpusculaire selon les besoins. Chaque masque est alors une fonction de la conscience. Pendant tout le temps où je suis concentré sur mon travail, mon masque professionnel devient plus corpusculaire, mais le Moi peut changer à tout moment. Chaque masque peut apparaître tour à tour sous une forme différente. (…)

 

La personne humaine dans l’œuvre de Jung – Âme et spiritualité



Se procurer le livre : La personne humaine dans l’œuvre de Jung – Âme et spiritualité

La spiritualité ? La puissance de l’esprit sur la matière

Didier Lafargue aux Editions du Désir

Extrait – L’harmonie universelle

La vie contemplative sur laquelle met l’accent la sagesse orientale vise à nous faire prendre conscience de la relativité de toutes les idées émises par l’intelligence humaine, dans la mesure où elles n’ont de sens que les unes par rapport aux autres et n’ont rien de définitives en elles-mêmes. Ceci, l’Orient a tenté de l’exprimer par sa croyance en l’harmonie universelle, celle issue d’un accord entre principes divergents. C’est ce que Jung appelle la conjonction des opposés.

Pour notre psychologue, le tour combatif pris par le culte chrétien, issu de cette tendance à opposer le bien et le mal, risquait de mener l’homme à commettre des actes inconsidérés. « Le caractère intolérable des opposés dans la psychologie chrétienne provient de leur exacerbation morale »8. Conformément à l’optique chrétienne, l’homme aspire au bien et succombe au mal, ainsi que le lui enseigne l’histoire de la Création suivie de la chute. La recherche effrénée du bien et le rejet catégorique de tout mal qui en résultent, lui fait connaître le danger d’être aveuglé par ses passions. Pourtant, toute chose n’acquiert force et caractère que par son contraire. Il n’est d’authentique progrès pour l’homme qu’en les confrontant l’une à l’autre puisque tout bien n’existe que par rapport à un mal correspondant et qu’il faut à chacun tout son jugement pour en avoir la plus juste notion. « Pour exister toute chose a besoin de son contraire, sinon elle s’affaiblit jusqu’à l’inexistence »9. Cette idée, Héraclite l’avait déjà émise voici plus de deux mille ans. L’originalité de sa pensée résidait dans la vision qu’il avait du conflit entre les contraires, celui régissant un univers pour lui théâtre de forces agissantes et antagonistes : le jour et la nuit, la vie et la mort, la beauté et la laideur, l’amour et la haine, l’ordre et le désordre… Plus que leur combat, leur complémentarité permettait au monde de s’édifier puisque, conformément à la volonté divine, ils étaient liés entre eux.

Jung estimait cette philosophie en accord avec la réalité humaine dans la mesure où il n’existe rien de complètement fixé ici-bas et où tout ce qui régit notre existence demeure relatif. Il n’est que de comparer les civilisations et les règles morales auxquelles chacune obéit pour s’apercevoir de leur différence, voire de leur opposition. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà » disait Pascal. Savoir que les mentalités et les conceptions varient selon les époques et les lieus incite l’homme à s’interroger sur lui-même et l’oblige à un effort de réflexion approfondi sur le sens de ses actes. Jung pense qu’une telle conduite justifie le développement de la psychologie car, pour éviter de se laisser hypnotiser par la séduction de l’idée, obligation est faite à l’individu de se pencher sur sa personne et de comprendre les motivations qui la dirigent. Toute décision prise consciemment a son répondant dans l’inconscient et il ne sert à rien de fixer son esprit sur une chose déterminée si les messages envoyés par celui-ci lui sont défavorables. C’est précisément le sens revêtu par la conjonction des opposés, à savoir que l’homme ne peut être totalement lui-même que s’il consent à se remettre en question, la première manifestation des forces contraires s’exprimant bien dans le couple conscient-inconscient. En observant son âme et en comprenant la relativité des principes qui exercent sur lui leur attrait, il pourra assumer avec dignité les inévitables conflits de devoirs qu’il aura à connaître dans sa vie. « La contemplation des opposés enseigne à l’homme oriental le caractère de la maya. Elle confère à la réalité le caractère de l’illusion. Derrière les opposés, et dans les opposés, se trouve la vraie réalité qui voit et embrasse le tout »10. C’est cet idéal que tentaient d’atteindre les alchimistes et la quête de la pierre philosophale trouvait chez eux tout son sens dans leur effort pour dépasser ces forces divergentes.

(…)