Peut-on cartographier l’invisible ?

Peut-on cartographier l’invisible ?

Depuis des siècles, les traditions spirituelles, les mystiques, les philosophes et les psychologues décrivent des niveaux de réalité qui échapperaient à nos sens ordinaires. Plans subtils, mondes intermédiaires, demeures intérieures, états de conscience, royaume imaginal : ces cartes parlent-elles d’un même territoire ou seulement de différentes manières d’organiser l’expérience humaine ?

La Voie pratique de l’invisible

L’enquête approfondie

Peut-on cartographier l’invisible ?

Ce texte propose une synthèse de notre grande enquête sur les différentes cartes de l’invisible. L’article complet revient en détail sur les grands auteurs, les traditions spirituelles, les recherches en psychologie et en neurosciences, ainsi que sur les limites de toute tentative de représentation des mondes invisibles.

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Le point de départ de cette enquête est l’ouvrage La Voie pratique de l’invisible. Le livre propose une exploration ordonnée de plusieurs plans de réalité et invite le lecteur à ne pas seulement croire, mais à expérimenter. Cette proposition soulève une question plus vaste : peut-on réellement dresser une carte de ce qui ne se laisse ni mesurer ni observer comme un territoire matériel ?

Qu’est-ce qu’une carte de l’invisible ?

Une carte n’est jamais le territoire. Elle sélectionne, simplifie et organise. Une carte géographique représente des distances et des reliefs. Une carte spirituelle tente, quant à elle, de représenter des états de conscience, des étapes de transformation, des mondes supposés ou des expériences difficiles à traduire dans le langage ordinaire.

Toutes les cartographies spirituelles ne décrivent donc pas la même chose. Certaines affirment qu’il existe réellement plusieurs plans ou mondes. D’autres décrivent surtout les étapes d’une transformation intérieure. D’autres encore classent les visions, les rêves, les intuitions et les états modifiés de conscience.

Les cartes des mondes

Elles présentent l’invisible comme une réalité organisée en régions, plans, degrés ou sphères, peuplés d’êtres et régis par des lois particulières.

Les cartes de la conscience

Elles décrivent des niveaux de perception, d’éveil ou de transformation de l’être humain plutôt que des lieux indépendants de lui.

Les cartes de l’expérience

Elles classent les rêves, visions, intuitions, extases, transes et autres états inhabituels rapportés par les personnes qui les vivent.

Les cartes symboliques

Elles utilisent des montagnes, des arbres, des portes, des échelles, des demeures ou des voyages pour donner une forme intelligible à une expérience intérieure.

Trois siècles de cartographie spirituelle

À partir du XVIIIe siècle, plusieurs penseurs ont entrepris de décrire l’invisible avec une précision presque géographique. Emanuel Swedenborg présente le ciel et l’enfer comme des mondes structurés, dont l’organisation reflète l’état intérieur de leurs habitants. Rudolf Steiner décrit plusieurs niveaux suprasensibles et propose une méthode de connaissance spirituelle.

Alice Bailey élabore un vaste système de plans, de rayons et de hiérarchies. Sri Aurobindo distingue différents plans de conscience, depuis les niveaux ordinaires de la pensée jusqu’au supramental. Chez lui, la cartographie ne sert pas seulement à décrire un ailleurs : elle accompagne un projet de transformation de l’être humain et de la vie terrestre.

D’autres auteurs déplacent la question. William James étudie les effets concrets de l’expérience religieuse sans prétendre trancher son origine ultime. Carl Gustav Jung interprète les symboles spirituels comme des manifestations de la vie psychique profonde. Mircea Eliade observe la manière dont les cultures organisent symboliquement le sacré. Henri Corbin défend enfin l’existence d’un monde imaginal qui ne serait ni purement matériel, ni simplement imaginaire.

Ces auteurs ne dessinent pas une carte unique. Les uns décrivent des mondes, les autres des états de conscience, des structures symboliques ou des formes d’expérience. Leur proximité de vocabulaire ne doit pas masquer leurs profondes différences.

Les traditions spirituelles parlent-elles du même invisible ?

L’hindouisme, le bouddhisme tibétain, le christianisme mystique, le soufisme, la kabbale et le taoïsme décrivent tous des réalités qui dépassent la perception ordinaire. Pourtant, il serait trompeur de les présenter comme les versions différentes d’une seule doctrine universelle.

Dans certaines traditions indiennes, les lokas sont des mondes ou des niveaux de manifestation. Les différentes enveloppes de l’être humain décrivent aussi des degrés allant du corps physique à des dimensions plus subtiles de la conscience. Le bouddhisme tibétain parle des bardos, états intermédiaires associés à la mort, au rêve, à la méditation et aux transformations de la conscience.

Thérèse d’Avila utilise l’image d’un château intérieur composé de plusieurs demeures. Cette architecture ne décrit pas nécessairement des mondes extérieurs, mais les étapes d’un rapprochement de l’âme avec Dieu. Le soufisme distingue des états et des stations de la voie spirituelle. La kabbale organise la manifestation en plusieurs mondes. Le taoïsme décrit des transformations du souffle, du corps et de l’esprit.

Monte-t-on réellement d’un monde à l’autre ?

Les mots de niveau, d’élévation, de descente ou de passage peuvent désigner des réalités très différentes. Ils peuvent évoquer un déplacement dans un univers invisible, une transformation de la conscience, un approfondissement de la prière ou une manière symbolique de parler d’une évolution intérieure.

Les ressemblances entre les traditions sont réelles, mais elles ne suffisent pas à démontrer qu’elles décrivent objectivement un même territoire.

Pourquoi retrouve-t-on partout des portes, des arbres et des montagnes ?

Les cartes spirituelles utilisent souvent les mêmes grandes images : la montagne relie la terre et le ciel, l’arbre unit plusieurs niveaux du monde, la porte marque un passage, le labyrinthe représente une quête, l’échelle permet une ascension.

Ces ressemblances peuvent recevoir plusieurs explications. Les symboles circulent entre les cultures. Ils peuvent aussi correspondre à des structures profondes de la psyché humaine, comme le suggère Jung. Ils peuvent enfin s’enraciner dans notre expérience corporelle : nous associons naturellement le haut à l’élévation, la lumière à la compréhension et le chemin à la transformation.

Pour une interprétation spirituelle, ces convergences pourraient également indiquer que plusieurs traditions ont rencontré, sous des formes différentes, une même structure invisible. Mais cette dernière hypothèse ne peut pas être démontrée par la seule comparaison des symboles.

Que peuvent réellement étudier les sciences ?

Les sciences ne disposent pas d’un instrument permettant de détecter un plan astral, un monde imaginal ou une demeure mystique. Elles peuvent en revanche étudier les personnes qui rapportent ces expériences : leur activité cérébrale, leur attention, leurs émotions, leur perception du corps, leur mémoire et les transformations durables qui peuvent suivre.

Les neurosciences explorent ainsi la méditation, l’hypnose, la transe, les expériences de sortie hors du corps, certaines expériences de mort imminente et les états induits par des substances psychédéliques. Elles montrent que le sentiment d’identité, la localisation du soi et la perception du corps dépendent de mécanismes complexes d’intégration sensorielle.

Elles étudient également l’imagerie mentale. Une personne peut produire une image intérieure très vive sans recevoir de stimulation visuelle extérieure. Une expérience peut donc être profondément réelle pour celui qui la vit, tout en ne correspondant pas nécessairement à un objet présent dans le monde physique.

Un corrélat cérébral n’est pas une explication totale. Découvrir qu’une expérience spirituelle s’accompagne d’une certaine activité du cerveau ne prouve ni qu’elle révèle un autre monde, ni qu’elle n’est qu’une illusion. Toute expérience humaine possède nécessairement une dimension cérébrale.

Une expérience intérieure peut-elle constituer une connaissance ?

L’expérience spirituelle possède une force particulière : elle donne souvent à celui qui la vit le sentiment d’une évidence plus profonde que les perceptions ordinaires. Certaines visions, intuitions ou expériences mystiques transforment durablement une existence.

Cette intensité ne suffit pourtant pas à garantir l’interprétation de l’expérience. Une vision peut avoir une valeur psychologique ou spirituelle sans constituer une photographie fidèle d’un monde invisible. Une intuition peut être juste, mais aussi provenir de souvenirs, d’associations inconscientes, d’attentes ou de craintes.

Le discernement suppose donc de distinguer l’expérience elle-même du récit que nous en construisons. Il faut observer sa cohérence, ses effets, sa répétition, les conditions dans lesquelles elle apparaît et la possibilité d’une vérification indépendante.

Comment étudier sérieusement l’invisible ?

Une recherche exigeante doit faire dialoguer plusieurs approches : le témoignage de la personne, l’analyse psychologique, les données physiologiques, la comparaison culturelle, l’histoire des traditions et la philosophie.

Aucune de ces approches ne peut, isolément, épuiser la question. Le témoignage donne accès à l’expérience vécue. Les sciences en observent certaines conditions. L’anthropologie montre comment les cultures lui donnent une forme. La philosophie interroge enfin ce qu’il est raisonnable d’en conclure.

Quelle place accorder à La Voie pratique de l’invisible ?

L’ouvrage se situe à la rencontre de plusieurs familles de cartes. Il reprend l’idée de niveaux ou de plans subtils, propose des exercices d’exploration et inscrit cette exploration dans une démarche de transformation intérieure.

Sa force réside dans sa volonté de proposer une voie pratique et structurée. Sa lecture demande toutefois de ne pas confondre les concepts empruntés à différentes traditions. Un mot sanskrit, une image mystique chrétienne et une notion issue de l’ésotérisme occidental ne deviennent pas automatiquement équivalents parce qu’ils évoquent tous une réalité invisible.

Le livre peut donc être lu comme une carte contemporaine de l’expérience spirituelle. Cette carte peut aider certains lecteurs à organiser leur recherche intérieure. Elle ne constitue pas, à elle seule, une démonstration objective de l’existence des territoires qu’elle décrit.

Peut-on finalement cartographier l’invisible ?

Oui, si l’on entend par là organiser des expériences, transmettre des repères, décrire un chemin et offrir un langage à ce qui échappe aux mots ordinaires.

Non, si l’on attend de ces cartes qu’elles possèdent la même précision et la même vérifiabilité qu’une carte géographique. Les mondes spirituels ne peuvent pas être mesurés comme un territoire matériel, et les traditions ne s’accordent ni sur leur nombre, ni sur leur nature, ni sur la manière d’y accéder.

Ces cartes demeurent néanmoins précieuses. Elles révèlent la manière dont les êtres humains ont tenté de comprendre leurs rêves, leurs visions, leurs intuitions, leurs expériences mystiques et leur sentiment d’appartenir à une réalité plus vaste. Elles ne nous donnent peut-être pas une géographie certaine de l’au-delà. Elles dessinent, en revanche, une remarquable géographie de la quête humaine.

Bibliographie et ressources

Cette bibliographie ne prétend pas épuiser un sujet qui traverse plusieurs siècles, de nombreuses traditions spirituelles et des disciplines très différentes. Elle rassemble les principaux ouvrages évoqués dans l’enquête, ainsi que quelques références permettant d’approfondir l’étude des états de conscience, de l’imaginal, des symboles et des expériences intérieures.

Les grands cartographes de l’invisible

  • Emanuel Swedenborg, Le Ciel et ses merveilles et l’Enfer. Une description systématique du monde spirituel, de ses degrés et de ses correspondances.
  • Rudolf Steiner, La Science de l’occulte. Une cosmologie spirituelle associant évolution humaine, mondes suprasensibles et développement de la conscience.
  • Alice A. Bailey, Traité sur les sept rayons. Un vaste système ésotérique reliant niveaux de réalité, conscience et évolution spirituelle.
  • Sri Aurobindo, La Vie divine. Une exploration des différents plans de conscience et de leur possible intégration dans l’existence humaine.
  • Sri Aurobindo, La Synthèse des yogas. Une présentation des voies de transformation spirituelle et de leurs pratiques.

Psychologie, conscience et expérience religieuse

  • William James, Les Formes multiples de l’expérience religieuse. Un texte fondateur pour l’étude psychologique et pragmatique des expériences spirituelles.
  • Carl Gustav Jung, L’Homme et ses symboles. Une introduction aux symboles, aux rêves et aux processus de transformation psychique.
  • Carl Gustav Jung, Psychologie et religion. Une réflexion sur l’expérience du numineux et ses expressions dans la vie psychique.
  • Abraham Maslow, Vers une psychologie de l’être. Une étude des expériences paroxystiques, de l’accomplissement et des états de conscience élargie.
  • Stanislav Grof, Les Nouvelles Dimensions de la conscience. Une approche transpersonnelle des états non ordinaires de conscience.

Imaginal, symboles et histoire des religions

  • Henri Corbin, Corps spirituel et Terre céleste. Une référence majeure pour comprendre le monde imaginal comme réalité intermédiaire.
  • Henri Corbin, L’Imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn ‘Arabî. Une étude de l’imagination spirituelle comme faculté de connaissance.
  • Mircea Eliade, Le Sacré et le Profane. Une analyse des structures symboliques de l’espace, du temps et de l’expérience religieuse.
  • Mircea Eliade, Images et Symboles. Une exploration comparative des grands motifs de l’imaginaire religieux.
  • Gilbert Durand, Les Structures anthropologiques de l’imaginaire. Une classification des grandes structures symboliques et des images humaines.

Textes et traditions spirituelles

  • Les Upanishad. Textes majeurs de la pensée indienne consacrés au soi, à la conscience et à la réalité ultime.
  • La Bhagavad-Gîtâ. Un dialogue sur l’action, la connaissance, la dévotion et la libération.
  • Le Livre tibétain des morts. Un ensemble d’enseignements sur les états intermédiaires de la conscience.
  • Thérèse d’Avila, Le Château intérieur. Une cartographie mystique de la transformation intérieure en sept demeures.
  • Ibn ‘Arabî, Les Illuminations de La Mecque. Une œuvre essentielle de la mystique soufie consacrée aux mondes, aux états et aux formes de connaissance.
  • Le Zohar. Un texte central de la mystique juive et de la représentation kabbalistique des mondes.
  • Le Tao Tö King. Un texte fondateur du taoïsme sur la voie, la transformation et l’accord avec le réel.

Neurosciences et méditation

Corps, perception de soi et expériences inhabituelles

Principe méthodologique : les références réunies ici n’attribuent pas toutes le même statut aux expériences spirituelles. Certaines décrivent des mondes considérés comme objectivement réels, d’autres étudient des structures symboliques, des phénomènes psychologiques ou leurs corrélats cérébraux. Leur confrontation permet d’éclairer la diversité des cartes de l’invisible sans les confondre.

Techniques spirituelles de guérison

La démarche d’Idris LAHORE est pleinement, sereinement, systématiquement holistique. Il va chercher tous les éléments qui interagissent entre eux pour proposer un système complet de guérison.
A commencer par l’introduction de ce que, nous dit-il, la médecine conventionnelle comme les médecines alternatives ignorent presque toujours : les niveaux de thérapie.

Les niveaux de thérapie

Ce tableau donne la vision d’ensemble de l’être humain qui permet d’ajuster les thérapies et de les rendre réellement efficace : elles ne traitent plus des symptômes, elles ne déploient pas des thérapies d’un niveau inférieur, capables de se transformer en nouvelles atteintes et symptômes.

Chaque niveau correspond à des types de thérapie spécifiques reliées aux éléments qui composent ce niveau.

  • Ainsi le niveau corporel est structurel, biochimique, biophysique et appelle des thérapies de cette nature (corporelles, biochimiques, biophysiques
  • Les niveaux émotionnel et intellectuel appellent des psychothérapies
  • Le niveau énergétique appelle des médecines et psychothérapies énergétiques, le reiki…
  • Le niveau relationnel systémique appelle des techniques transgénérationnelles et constellations
  • Le niveau spirituel – essentiel, repose sur la pratique spirituelle

Le principe de globalisation

Extrait
L’intelligence du corps va, de manière naturelle, vers une globalisation. C’est nous qui fragmentons les choses. Le corps a une intelligence globale : si tu agis à droite, il y a aussi un effet à gauche.
Si tu donnes un sens à ce que tu fais, les autres ont tendance à s’associer à ton projet. Si tu comprends réellement une indication avec ton mental, ton Cœur a tendance à suivre et ton corps aussi. Cependant, pour retrouver cette globalité, il faut s’entraîner à sortir petit à petit de la fragmentation.

Les centres

Extrait 
L’être humain est composé de trois centres dits inférieurs : • le centre intellectuel : siège de l’activité pensante. C’est là que se forment pensées, représentations, concepts, idées, raisonnement, logique…

  • le centre émotionnel : siège des émotions, des sentiments, des désirs.
  • le centre physique composé du :
  • centre instinctif (mouvements intérieurs) : fonctionnement inné et automatique de la respiration, circulation, digestion, métabolisme ainsi que les sens et les réflexes.
  • centre moteur (mouvements extérieurs) : tout mouvement appris (marche, parole, écriture, mastication… )
  • centre sexuel: il produit de l’énergie sexuelle pour la reproduction, la conservation et l’évolution de l’espèce humaine et permet à l’individu de faire naître ce qu’il a de plus élevé en lui.

En lui se trouvent également en germe deux centres dits supérieurs et que le chemin vers l’Esprit lui propose de développer :

  • le centre émotionnel supérieur, qui se développe à partir de ce qui existe de plus réel chez l’être humain (son essence, son vrai Soi) et qui harmonise les centres inférieurs. Ce centre ne connaît pas la négativité.
  • le centre intellectuel supérieur qui se développe à partir du centre émotionnel supérieur.

La santé dépend de l’harmonie globale de chaque individu

Extrait
Le praticien des différentes branches du Samadeva, que nous appelons un “euphoniste-énergéticien“, utilise des méthodes pour rééquilibrer l’ensemble de la vie de son client, considérant que la santé ne peut être maintenue ou se rétablir que si tous les domaines de la vie de l’individu sont en harmonie : seule cette harmonie globale garantit une circulation énergétique harmonieuse. L’euphoniste est donc avant tout un praticien qui, avec l’aide d’autres thérapeutes spécialisés comme les médecins ou les psychologues, essaie de faire comprendre à son client sa part de responsabilité quant à sa propre santé, en l’aidant à la maintenir grâce à ces techniques. Meilleure santé et vie plus ongue, connaissance de soi, développement de la conscience de soi, e la présence, harmonisation de l’état énergétique et amélioration de vitalité : tels sont les buts recherchés par les pratiques euphoniques.

Les Arkanas thérapeutiques du Samadeva

Pour comprendre la spécificité de ces approches thérapeutiques, voici des éléments de base… Mais il faut entrer complètement dans le livre (et les 2 tomes précédents), pour en mesurer la portée et commencer à travailler vraiment sur soi (ou les autres), encore que… une compréhension en profondeur et une pratique spirituelle bien ancrée peut s’inspirer de bien des apports de Idris Lahore

Extrait
A cette sagesse de l’organisme (celle qui régule notre température  cicatrise nos plaies, etc.), nous appliquons trois principes thérapeu_ tiques spécifiques du Samadeva, qui consistent à associer :
•             la posture ou le mouvement spécifique à chaque douleur ou chaque handicap ;
•             la concentration intensive sur les sensations provoquées, c’est-à-dire la mobilisation de l’attention ;
•             une technique respiratoire spécifique
Ces trois éléments combinés forment ce que nous nommons un “Arkana thérapeutique” qui va guérir ou réduire notablement, et souvent d’une façon étonnamment efficace, la douleur ou le handicap du pratiquant.
La combinaison spécifique de ces trois éléments a un effet sur toute la colonne vertébrale (muscles, tendons, nerfs, vaisseaux, articulations) et semble permettre à tout le corps de se redresser tout en se détendant. La colonne vertébrale ainsi redressée et détendue, tous les organes profitent de la libération et de l’espace créés par l’Arkana thérapeutique. Le processus curatif d’auto-régulation peut ainsi entrer en action. Cette technique agit à la fois sur les blocages musculaires et articulaires ou vertébraux, sur les flux énergétiques et sur la transmission de l’information par la voie des neuro-transmetteurs.
Les Arkana thérapeutiques s’appliquent évidemment en priorité aux malades. Il en existe cependant des variantes dont le but est la prévention des troubles ainsi que le maintien de la guérison ou du soulagement, une fois ceux-ci obtenus. Ceci nous fait comprendre que le Samadeva Thérapeutique était (et est toujours !) une méthode d’auto-guérison naturelle, efficace, simple et facile à apprendre.

Blocage énergétique

Extrait
Du point de vue énergétique, c’est encore le même processus. Le problème est un blocage énergétique et les pensées ou émotions s’y fixent. Les gens pensent que leur problème est dû à leur situation, leurs pensées ou leurs émotions. En réalité, le vrai problème est le refus de rester dans le flux de la vie : voilà ce qui perturbe le flux de l’énergie. L’énergie intérieure ne circule plus et la vie extérieure ne circule plus non plus. Il s’agit de rendre à cette énergie sa fluidité et à la vie, la fluidité. Cela ne se fera pas en pensant au problème ou en l’analysant, ou bien si : trente ans après… On finit toujours par comprendre ! Mais les problèmes du mental (donc les pensées et les émotions) ne peuvent pas être réglés par le mental. On peut agir sur le problème en rétablissant le flux de l’énergie et en emmenant la personne dans la vie : en la faisant bouger ! Voilà aussi pourquoi on dit que l’oisiveté est la mère de tous les vices. Paresse, oisiveté, passivité entretiennent les problèmes, elles vous sortent et vous maintiennent hors du flux de la vie, donc les énergies stagnent et les humeurs aussi, ce qui signifiera tôt ou tard maladie et mal-être.

La Psychologie Spirituelle ou Essentielle

Le tableau des thérapies ci-dessus situe, bien sûr, le spirituel au dessus de toutes les autres formes de notre existence. La Psychologie Spirituelle ou Essentielle nous fait découvrir notre “étincelle divine”.

Extraits

Dévoiler notre essence

Alors que la Psychologie de l’Ennéagramme nous permet de mieux comprendre notre personnalité, nos modes de fonctionnement, toutes les stratégies que nous avons mises en place depuis l’enfance pour nous permettre de survivre et de nous adapter à notre environnement, la Psychologie Spirituelle, derrière ce masque de la personnalité, nous fait découvrir une autre réalité qui transcende l’ego, un autre élément qui ne s’est pas développé sur la base d’apprentissages, de conditionnements, de réponses à l’environnement : un élément qui est déjà là à la naissance et qui vient d’autres mondes. Il s’agit de cette “étincelle divine” dont parlent certains courants, notamment religieux, la partie la plus authentique, la plus vraie, la plus élevée de nous-mêmes, celle qui porte toutes nos impulsions vers le bien, le beau, le vrai. C’est ce que nous appelons l’essence spirituelle, qui est en germe au plus profond de nous et qui ne peut pas se développer naturellement : pour manifester notre essence spirituelle, nous devons apprendre à nous connaitre et nous devons progressivement la dévoiler, enlever les voiles de notre (fausse) personnalité.

 

Une autre vision de la vie et de la mort

Extrait
Le corps physique étant trop dense pour l’esprit, c’est comme si, lors de l’incarnation, une force l’obligeait à entrer dans le corps physique. L’incarnation humaine se fait dans la violence. Or, lorsqu’on veut s’éveiller à sa propre nature, sa nature véritable, donc sa nature spirituelle, il faut pouvoir s’incarner avec douceur. Ce n’est possible que si, à la fin d’une vie, on parvient à se désincarner avec douceur.

La totalité de la personne

Sur le plan de la santé

L’approche holistique repose sur une évidence : considérer une personne et ses problèmes petit bout par petit bout, donc de manière réductionniste, ne peut conduire qu’à une spirale sans fin de soins spécialisés. Sur le plan de la santé, en quoi consiste l’approche holistique ?

Le site “Naturolistique” explique :

  • L’approche holistique globale est le contraire du réductionnisme médical qui se traduit par une hyperspécialisation
  • En considérant l’homme dans sa globalité, les symptômes d’une maladie deviennent des messages à décoder
    • La notion de l’unicité morbide joue un rôle primordial dans la guérison
    • Les maladies ont toutes la même source : le terrain déréglé
  • L’approche holistique repose sur trois piliers et quatre domaines de travail
  • La maladie est une rupture dans la circulation énergétique
    • Le but principal de l’ approche holistique est de mobiliser les forces d’auto-guérison

 

Sur le plan des institutions de santé et de leur fonctionnement, l’approche importante est celle de la “Médecine intégrative”. Il s’agit bien d’une transformation culturelle et institutionnelle de notre système de santé. Ecoutez !

Cependant, tout voir par le prisme de la santé n’est pas suffisant. Certes, les pratiques médicales évoluent vers des pratiques qui concernent la relation corps-esprit. Mais sans que ce soit pensé comme tel. Il est vrai que l’on part de très loin, puisque même la psychologie, et moins encore l’inconscient ne font partie vraiment de la formation des médecins en France.

C’est donc à chacun de se débrouiller pour bénéficier à la fois de la médecine classique et de ses avancées extraordinaires, et des connaissances et pratiques holistiques qui se tiennent dans une position bien différente vis à vis de la maladie.
Nous retrouvons bien là le positionnement de Spiritualités Magazine dont le but est de donner à chacun, en respectant sa singularité, des connaissances et des informations pour qu’il soit dans une démarche “éclairée”., que ce soit sur le fond des idées, des approches, ou dans la recherche, légitime voire indispensable, d’accompagnement. Nous ne faisons d’ailleurs qu’accompagner une dynamique qui s’amplifie dans toute la société.

Les praticiens

Spiritualités Magazine vous présente ici des pratiques, liées à des chemins spirituels, de bien-être, de contact avec la nature.
C’est à chacun de reconnaître celles qui les accompagneront sur leur chemin, dans leur réflexion, dans leur transformation, leur élévation. L’idée, c’est de vous aider au mieux, et non pas de dire que nous distribuons des solutions !

Interrogez l’Ancien Testament

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