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L’alchimiste de Sarlat : la sphère de l’équilibre

“L’Alchimiste de Sarlat : La Sphère de l’Équilibre”

Plongez dans le mystère envoûtant de “L’Alchimiste de Sarlat”, un roman graphique qui transcende le temps pour vous emmener dans les ruelles médiévales de Sarlat, où la magie et la réalité se fondent sous le regard d’un alchimiste légendaire. Découvrez une œuvre où la spiritualité, l’alchimie et les mystères du cosmos se rencontrent, illustrée avec une beauté époustouflante qui semble capturée par l’œil d’un photographe invisible du Moyen Âge.

Au cœur de cette histoire captivante se trouve Maître Gérard, un alchimiste dont les compétences et la quête de vérité ultime l’amènent à créer la “Sphère de l’Équilibre”. Ce précieux artefact, orné de pierres précieuses et d’or, n’est pas seulement un reflet des constellations célestes ; il détient le mystérieux pouvoir de mouvoir les saisons et de manipuler le temps lui-même.

Le roman graphique vous emporte dans un voyage visuel où chaque illustration est une fenêtre ouverte sur le passé. Les images, d’une clarté et d’une précision remarquables, vous transportent à Sarlat, où les pavés anciens et les murs de pierre de la cathédrale se tiennent comme des témoins silencieux de l’époque. Les scènes de la vie quotidienne des villageois, juxtaposées aux expériences mystiques de l’alchimiste, sont rendues avec une attention méticuleuse aux détails, évoquant un réalisme qui fait écho à la profondeur des thèmes explorés.

Pour ceux fascinés par l’alchimie et la spiritualité, “L’Alchimiste de Sarlat” offre un festin pour l’esprit et les yeux. Les enseignements d’Hermès Trismégiste, tels que “Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas”, ne sont pas simplement cités ; ils sont visuellement et narrativement explorés, montrant comment les actions de l’alchimiste résonnent avec ces principes antiques, influençant la vie dans son village et au-delà.

La sphère, au centre de cette intrigue, est une énigme en elle-même, porteuse de promesses et de dangers. Son pouvoir étrange et les mystères qu’elle recèle deviennent le fil conducteur de l’histoire, entraînant les personnages et les lecteurs dans une quête pour comprendre non seulement les secrets de l’univers mais aussi les implications plus profondes de l’équilibre entre le matériel et le spirituel.

L’alchimiste, avec sa capacité à transformer le plomb en or, est une métaphore de la transformation personnelle et collective que le livre cherche à inspirer. La nuit où les rues de Sarlat s’embrasèrent sous l’effet de son grand œuvre, devient un symbole puissant de révélation et de changement.

“L’Alchimiste de Sarlat” n’est pas juste un livre ; c’est une expérience immersive qui questionne, inspire et enchante. Pour ceux qui cherchent à découvrir comment les anciens secrets peuvent éclairer notre présent et peut-être, façonner notre futur, ce roman graphique est une lecture indispensable.

Sexe, amour et questionnements

Une société où les changements de mentalité ont considérablement réduit la natalité, et où l’acte sexuel est détaché de sa fonction première de reproduction pour se concentrer sur le plaisir, souvent et régulièrement, sans arrière-pensées.

Dans l’œuvre captivante “Sexe amour et questionnements” de Stéphane Prandini, nous plongeons dans un récit fascinant qui tisse habilement le passé et le futur, explorant les complexités des relations humaines, l’amour, le désir, et les dilemmes moraux. À travers des récits entrelacés situés à Paris, de la fin du XIXe siècle jusqu’à une vision futuriste de 2099, Prandini nous offre une réflexion profonde sur l’évolution des normes sociales et affectives.

Le livre s’ouvre sur une scène mystérieuse dans un Paris historique, où une femme, dans le secret de la nuit, enterre un coffre contenant ses secrets les plus intimes. Ce moment, chargé d’angoisse et de symbolisme, pose les bases d’une histoire où le secret et la révélation jouent des rôles clés. Cette scène, presque gothique dans son atmosphère, annonce un récit riche en émotions et en tensions.

Parallèlement, le roman nous transporte dans le Paris de 2099, un monde transformé par les avancées technologiques et les changements sociétaux. Nous rencontrons des personnages vivant dans des configurations familiales non traditionnelles, les “trouples”, reflétant les évolutions des concepts d’amour et de partenariat. Ces scènes futuristes, tout en contrastant avec le cadre historique, posent des questions universelles sur l’amour, le sexe et la fidélité, transcendant le temps et l’espace.

L’auteur nous invite à réfléchir sur la nature changeante des relations amoureuses et sexuelles à travers les âges. En juxtaposant les époques, Prandini souligne comment, malgré le passage des siècles et les révolutions culturelles, les quêtes humaines fondamentales de compréhension, de connexion et d’intimité restent constantes. Tout change, mais rien ne change…

“Sexe amour et questionnements” n’est pas seulement un roman historique ou de science-fiction; c’est une méditation sur l’humanité elle-même. Les personnages, bien que séparés par des générations, et l’Histoire elle-même, partagent les mêmes dilemmes, joies et peines. Leurs histoires, bien que distinctes, sont universelles, offrant des aperçus dans les tourments et les triomphes de l’âme humaine.

Ce livre s’adresse à un large éventail de lecteurs : ceux fascinés par l’histoire et par les spéculations sur l’avenir, ceux qui s’interrogent sur les dynamiques des relations modernes, et ceux qui cherchent à comprendre le cœur humain à travers les âges. Avec une prose élégante et des personnages richement développés, Prandini réussit à capturer l’essence de la condition humaine.

“Sexe amour et questionnements” est une invitation à explorer les profondeurs de nos désirs et de nos peurs, un voyage à travers le temps qui questionne ce que signifie aimer et être aimé. C’est une lecture étonnante, même pour ceux qui cherchent à réfléchir sur la complexité des émotions humaines et sur l’évolution de nos sociétés.​

 

L’auteur de “Sexe, amour et questionnements” présente une vision futuriste où les changements de mentalité influencent profondément la natalité et la nature de l’acte sexuel. Cette vision peut sembler optimiste ou idéaliste, en particulier si on la compare aux tendances actuelles de baisse du désir et de la procréation observées dans plusieurs sociétés à travers le monde.

Dans le contexte de 2024, plusieurs pays font face à une baisse de la natalité due à divers facteurs, tels que les changements socio-économiques, l’augmentation du coût de la vie, l’accès à l’éducation et à la contraception, ainsi que les choix individuels favorisant des parcours de vie non traditionnels. De plus, les études montrent une baisse du désir sexuel liée au stress, à la santé mentale, à la prévalence de la technologie et à d’autres pressions sociales et individuelles.

Si l’on considère ces tendances, la prédiction de l’auteur pour 2099 peut paraître trop optimiste, car elle suggère une adaptation et une acceptation sociales qui dépassent largement les problématiques actuelles. Cependant, l’auteur pourrait argumenter que les défis présents et futurs pourraient justement stimuler des changements radicaux dans les attitudes et les comportements. En détachant le sexe de sa fonction reproductive et en le plaçant dans le contexte du plaisir pour le plaisir, l’auteur envisage une libération des contraintes traditionnelles qui pourraient, en théorie, mener à une société plus ouverte et épanouie.

Néanmoins, cette perspective sous-estime peut-être la complexité des facteurs influençant le désir et la procréation, y compris les aspects biologiques, environnementaux, psychologiques et culturels. Elle pourrait aussi ignorer les défis liés à l’adaptation sociétale aux changements technologiques et environnementaux, qui pourraient avoir des impacts imprévisibles sur la sexualité et les relations humaines.

Bien que l’optimisme de l’auteur offre une vision intrigante et potentiellement libératrice pour l’avenir, considérons le avec prudence et dans le contexte des défis réels et complexes que nous connaissons aujourd’hui en matière de désir et de procréation.

Futuriste et prospectif

Les dynamiques familiales et sociétales ont radicalement changé. L’auteur nous plonge dans une conversation entre LN, une femme du futur, et sa voisine, dévoilant les défis uniques auxquels les individus sont confrontés dans cette ère futuriste. La notion de “trouple”, une structure familiale non conventionnelle remplaçant la famille nucléaire traditionnelle, illustre les profonds changements dans les relations personnelles. Cette évolution soulève des questions sur la nature de l’amour, de la parentalité et de la reproduction humaine dans un avenir où la technologie et les changements sociaux ont remodelé les fondements de l’existence humaine.
La discussion entre LN et sa voisine révèle la complexité de concevoir des enfants dans ce nouveau contexte social. La difficulté de tomber enceinte, malgré les avancées technologiques, montre une ironie poignante : alors que la société a progressé technologiquement, elle fait face à des obstacles biologiques et affectifs imprévus. Cela reflète une crise de natalité exacerbée par les séquelles d’une Grande Guerre et des changements environnementaux, mettant en évidence les conséquences inattendues du progrès.
Ce passage dépeint également un profond détachement de la traditionnelle quête d’amour et de partenariat, remplacée par des arrangements pratiques et des efforts mécaniques pour la procréation. Des approches plus systématiques et désespérées de la reproduction, comme l’organisation de rencontres entre jeunes filles pubères et garçons réputés fertiles, rappelant les “soirées pyjama” du passé mais avec un objectif bien plus crucial : la survie de l’espèce humaine. Le débat interne de LN sur la maternité et les relations, juxtaposé aux défis sociétaux plus larges, peint un tableau d’un futur où les aspirations humaines fondamentales sont à la fois transformées et inaltérées. L’auteur utilise ce cadre futuriste pour explorer des thèmes universels de connexion, d’identité et de désir, tout en questionnant les conséquences de l’évolution sociale et technologique. Il nous invite à réfléchir sur notre propre monde et les directions possibles que nous pourrions prendre, soulignant la tension entre progrès et perte, espoir et mélancolie.

 

Le désir selon les époques

Un aperçu fascinant et inhabituel de la sexualité et du désir dans le contexte futuriste de 2099.
À cette époque, la conception du désir sexuel semble avoir évolué ou même été exacerbée par les avancées technologiques et les changements sociétaux. Dans ce futur, le désir n’est plus simplement une affaire personnelle ou une interaction binaire entre deux individus, mais il s’étend à des configurations relationnelles plus complexes, comme les “trouples”, conçus pour répondre à des besoins sexuels diversifiés et intensifiés. Ce concept illustre une tentative de solutionner les problèmes de compatibilité sexuelle qui persistent malgré les évolutions sociales et technologiques.
Le personnage MN discute de ses difficultés à maintenir l’excitation et la satisfaction dans ces nouvelles dynamiques relationnelles, soulignant un défi persistant dans la gestion du désir et de la performance sexuelle. Malgré l’avancement du temps et la modification des structures familiales, les défis intérieurs liés à la satisfaction et à la performance sexuelles restent prédominants, suggérant que certaines quêtes humaines restent constantes malgré les changements extérieurs. Ce dialogue met également en lumière l’incapacité des solutions technologiques et sociétales à répondre pleinement aux besoins humains fondamentaux et complexes. Par exemple, la référence aux “androïdes esclaves sexuels” dans le passé illustre une tentative de résoudre mécaniquement des problèmes de désir et de compatibilité, mais la conversation indique que ces solutions ne sont ni satisfaisantes ni durables.L’auteur propose une réflexion sur la nature changeante mais persistante du désir à travers les âges. Il suggère que, malgré les changements radicaux dans les contextes sociaux et technologiques, les problèmes fondamentaux liés au désir, à la satisfaction et à la compatibilité restent centraux dans les expériences humaines. Cela soulève des questions intéressantes sur l’avenir des relations humaines et la quête éternelle du contentement et de la connexion. Optimisme ?

Le shadow work Journal de Keila Shaheen

“The Shadow Work Journal” de Keila Shaheen se concentre sur le concept de “Shadow Work”, une pratique psychologique visant à explorer et accepter les aspects les plus sombres de notre personnalité. Shaheen, une psychologue américaine formée à diverses méthodes alternatives, propose un guide pratique pour entreprendre ce voyage intérieur.

Thème central : Le livre aborde le concept de “Shadow Work” ou “travail sur ses parts d’ombre”. Ce processus implique de reconnaître et d’accepter les parties de nous-mêmes que nous considérons comme négatives ou indésirables. Shaheen suggère que cette acceptation est cruciale pour une vie équilibrée et saine.

Structure et contenu : Le “Shadow Work Journal” est structuré comme un outil interactif, comprenant des guides, des exercices, et des espaces de réflexion personnelle. Il guide le lecteur à travers les étapes pour identifier ses “parts d’ombre”, comprendre leurs origines, et travailler à leur acceptation et guérison.

Méthodologies utilisées : Shaheen intègre des approches variées telles que la thérapie cognitivo-comportementale, la pleine conscience, et la psychologie énergétique. Ces méthodes visent à fournir une approche holistique pour traiter les aspects psychologiques profonds.

Bénéfices promis :

  1. Amélioration des relations interpersonnelles : En comprenant et en acceptant ses propres parts d’ombre, on peut développer des relations plus saines et apaisées avec les autres.
  2. Guérison de traumatismes transgénérationnels : Le livre propose des techniques pour aborder et guérir des blessures qui peuvent être transmises de génération en génération.
  3. Développement de l’autonomie personnelle : Il encourage à poser ses propres limites et à développer une meilleure compréhension de soi.
  4. Perspective élargie sur le monde : En se confrontant à ses propres ombres, on peut acquérir une vision plus nuancée et empathique du monde extérieur.

Public cible : Le livre s’adresse à toute personne intéressée par le développement personnel, la psychologie, ou cherchant à surmonter des problèmes personnels profondément enracinés.

Conclusion : “The Shadow Work Journal” de Keila Shaheen se présente comme un guide pratique et introspectif pour ceux qui cherchent à se comprendre et à s’améliorer en affrontant et en acceptant les aspects les plus sombres de leur personnalité. Il offre une approche unique et complète pour le développement personnel et la guérison émotionnelle.

 

Jung et l’ombre

Le concept de “Shadow Work” dans le livre “The Shadow Work Journal” de Keila Shaheen s’inspire fortement des théories du psychologue suisse Carl Jung. Voici quelques éléments clés issus de la psychologie jungienne présents dans ce livre et ces méthodes :

  1. La Notion de l’Ombre (Shadow) :
    • Origine Jungienne : Carl Jung a introduit le concept de l’ombre comme étant une partie de l’inconscient, composée de rejets, d’instincts, et de faiblesses que l’individu ne reconnaît pas en lui-même.
    • Application dans le Livre : Le “Shadow Work” consiste à explorer et accepter ces aspects cachés ou refoulés de la personnalité.
  2. L’Intégration de l’Ombre :
    • Origine Jungienne : Jung croyait que la santé mentale et l’équilibre nécessitent l’intégration de l’ombre dans la conscience.
    • Application dans le Livre : Les exercices et réflexions proposés visent à aider les individus à reconnaître, accepter, et intégrer leurs parts d’ombre.
  3. Le Processus d’Individuation :
    • Origine Jungienne : L’individuation est un processus de développement personnel où l’individu devient un “soi” intégré et distinct.
    • Application dans le Livre : En travaillant sur ses parts d’ombre, l’individu avance vers une plus grande intégration de soi.
  4. L’Analyse des Rêves et Symboles :
    • Origine Jungienne : Jung accordait une grande importance à l’analyse des rêves et à l’interprétation des symboles comme moyen d’accéder à l’inconscient.
    • Application dans le Livre : Bien que non explicitement mentionné, les techniques de pleine conscience et de réflexion personnelle peuvent inclure l’exploration de rêves et de symboles personnels.
  5. L’Importance de l’Inconscient :
    • Origine Jungienne : Jung a souligné le rôle crucial de l’inconscient dans le développement psychologique.
    • Application dans le Livre : Le “Shadow Work” encourage l’exploration de l’inconscient pour une meilleure compréhension de soi.
  6. La Guérison par la Confrontation :
    • Origine Jungienne : Jung croyait que la confrontation avec les parties inconnues ou non acceptées de soi-même était essentielle pour la guérison.
    • Application dans le Livre : Le livre guide les lecteurs à travers ce processus de confrontation et d’acceptation.

“The Shadow Work Journal” s’inspire largement des idées de Carl Jung, en particulier son concept de l’ombre et le processus d’individuation, pour aider les individus à atteindre une meilleure compréhension et intégration de soi.

Une petite histoire ?

Je m’appelle Sarah, et bien que je sois un personnage fictif, mon histoire est celle que beaucoup pourraient vivre. C’est l’histoire de ma transformation, grâce à “Le Shadow Work Journal” de Keila Shaheen, et c’est une histoire qui pourrait bientôt être la vôtre.
Ma vie était comme un labyrinthe de ruelles sombres, chaque tournant révélant des ombres que j’avais longtemps cherché à éviter. Jusqu’au jour où j’ai découvert ce journal. Au début, c’était juste un exercice d’écriture, mais rapidement, il est devenu un voyage dans les profondeurs de mon âme.
Je me souviens de ma première entrée dans le journal. Mes mains tremblaient légèrement alors que je tenais le stylo. “Qui suis-je vraiment ?” écrivis-je. Ces mots ont ouvert une porte, et ce qui a suivi fut une cascade de révélations, de larmes, de rires, et de guérisons.
Chaque page du journal m’invitait à plonger plus profondément, à affronter les peurs et les douleurs que j’avais enfouies. Je rencontrais des aspects de moi-même que je n’avais jamais osé explorer. Parfois, c’était douloureux, parfois libérateur, mais toujours, c’était authentique.
Au fil des jours, je commençai à voir des changements dans ma vie. Mes relations, autrefois tendues, devenaient plus harmonieuses. Je trouvais du courage pour affronter des situations que j’avais toujours fui. Des opportunités inattendues se présentaient, comme si l’univers répondait à ma nouvelle ouverture d’esprit.
Ce n’était pas seulement un journal; c’était un miroir de mon âme. Il reflétait non seulement qui j’étais, mais aussi qui je pouvais être. Avec chaque mot que j’écrivais, je me libérais des chaînes de mes propres pensées limitantes.
Dans ce voyage, j’ai appris que les ombres ne sont pas à craindre. Elles font partie de nous, et les embrasser, c’est embrasser notre intégralité. “Le Shadow Work Journal” m’a appris à aimer toutes les parties de moi, même celles que je croyais indésirables.
En racontant mon histoire, je veux vous dire que ce voyage peut être le vôtre. Oui, je suis un personnage fictif, mais les émotions et les transformations que j’ai vécues sont bien réelles. Ce journal a le pouvoir de changer des vies, de révéler des vérités cachées, et de guider vers un chemin de guérison et d’amour-propre.
Alors, si vous vous retrouvez à la croisée des chemins, cherchant une direction ou un sens, souvenez-vous de mon histoire. Prenez ce journal entre vos mains et commencez à écrire. Vous pourriez être surpris de découvrir ce qui vous attend.

L’alchimie spirituelle

L’Alchimie Spirituelle à Travers l’Histoire : Un Voyage Mystique

Introduction : Dans le vaste domaine des croyances humaines, l’alchimie spirituelle se dresse comme un pont entre le mysticisme antique et les quêtes spirituelles contemporaines. L’histoire des religions vous invite à explorer cette tradition fascinante qui transcende le temps et les cultures, révélant un désir universel de connexion profonde avec le divin.

Origines Antiques : L’alchimie spirituelle, dans son essence, plonge ses racines dans les sables du temps, où les mystères de l’Égypte ancienne et la sagesse de la Grèce hellénistique s’entremêlent. Cette fusion a donné naissance à Hermès Trismégiste, une figure mythique, symbole de la convergence de Thot égyptien, dieu de la connaissance, et Hermès grec, messager des dieux. Les textes attribués à Hermès Trismégiste, notamment le “Corpus Hermeticum”, posent les fondements de l’hermétisme, mélangeant cosmologie, philosophie et spiritualité.

Diffusion dans le monde musulman et chrétien : Avec la chute de l’empire romain et l’essor de l’Islam, les textes hermétiques ont trouvé un nouveau foyer dans le monde arabe. Les savants musulmans, fascinés par ces idées, ont joué un rôle crucial dans leur préservation et leur étude, contribuant ainsi à leur transmission vers l’Europe médiévale. Là, sous l’influence des penseurs chrétiens, l’alchimie a acquis une dimension de quête spirituelle, cherchant non seulement la transmutation des métaux, mais aussi celle de l’âme.

La Renaissance – Un Âge d’Or : La Renaissance a marqué un âge d’or pour l’alchimie spirituelle. Des figures comme Paracelse et John Dee ont recherché une compréhension plus profonde de l’univers, où la science, la magie et la spiritualité étaient inextricablement liées. Ils ont vu dans l’alchimie une voie vers une connaissance divine, un moyen d’accéder à des vérités cachées derrière les voiles du matériel.

L’Alchimie et la Psychologie Moderne : Au XXe siècle, la redécouverte de l’alchimie par Carl Jung a marqué un tournant. Jung a interprété les symboles et processus alchimiques comme des manifestations de processus inconscients, reliant ainsi l’ancienne pratique à la psychologie moderne. Dans cette perspective, l’alchimie devient une métaphore de l’individuation, du voyage intérieur vers l’intégration et la réalisation de soi.

Conclusion : L’alchimie spirituelle reste aujourd’hui une source d’inspiration et de mystère. En tant qu’historien des religions, je vois en elle un miroir des aspirations humaines à la connaissance, à la transformation et à l’union avec quelque chose de plus grand que nous. C’est un chemin pavé de symboles, de métaphores et de quêtes éternelles, reflet d’une soif spirituelle inextinguible de l’humanité.

L’Alchimie Spirituelle : Un Chemin de Connaissance de Soi et de Purification Intérieure

Dans la quête incessante de l’homme pour comprendre son essence et sa place dans l’univers, l’alchimie spirituelle se présente comme un chemin mystique vers la connaissance de soi et la purification intérieure. Contrairement à l’alchimie opérative, dont le but est la transformation des métaux, l’alchimie spirituelle s’engage dans un voyage plus intime et profond, celui de la transmutation de l’âme.

Cette forme de pratique alchimique, loin d’être une simple métaphore, constitue un processus rigoureux et symbolique de développement personnel et spirituel. Elle invite l’individu à un périple intérieur, à une exploration de ses profondeurs psychiques et spirituelles, visant à un éveil de la conscience.

Au cœur de l’alchimie spirituelle se trouve le concept de connaissance de soi. Cette quête implique une introspection profonde, un examen minutieux des divers aspects de l’identité personnelle – des aspects les plus lumineux aux recoins les plus obscurs. Cette démarche est souvent symbolisée par l’œuvre au noir, ou nigredo, une étape de dissolution et de confrontation avec les aspects les plus sombres de l’âme, un processus parfois douloureux mais essentiel à la transformation.

La purification intérieure, un autre pilier de l’alchimie spirituelle, suggère une épuration des impuretés psychiques et émotionnelles. Cette phase, souvent comparée à l’œuvre au blanc, ou albedo, est une période de clarification, où l’individu se débarrasse des illusions, des attachements excessifs et des fausses identifications qui obscurcissent sa véritable nature. C’est un processus de nettoyage et de renouvellement, menant à un état de pureté et de préparation pour la réception de la lumière spirituelle.

La transmutation alchimique est finalement couronnée par l’œuvre au rouge, ou rubedo, symbolisant l’atteinte d’un état de conscience éveillé. Cette étape représente l’union harmonieuse des opposés, le mariage sacré du masculin et du féminin intérieurs, une intégration complète de l’être. C’est le moment où l’individu, purifié et éclairé, réalise sa véritable essence divine, atteignant ainsi un état d’illumination spirituelle.

L’Alchimiste et la Matière : La Lumière Divine et son Voile

Dans la vision alchimique, la matière n’est pas simplement une substance physique brute; elle est vue comme un réceptacle de la lumière divine, une émanation du sacré. Pour l’alchimiste spirituel, chaque élément matériel contient une étincelle de cette lumière, un reflet de l’ordre divin. Cette perspective transforme la matière de quelque chose d’inerte et sans vie en un domaine sacré, riche de potentiel et de signification.

Cependant, cette même matière est également perçue comme un voile qui cache la lumière divine, un écran qui obscurcit notre compréhension et notre perception de la vérité spirituelle. Les alchimistes considèrent que la matière, dans sa forme brute, peut distraire et tromper, nous éloignant de la reconnaissance de notre véritable nature. Ainsi, la matière devient à la fois le support et l’obstacle à la réalisation spirituelle.

La relation entre l’alchimiste et la matière est donc complexe et nuancée. D’un côté, il cherche à explorer et à comprendre la matière pour y découvrir des indices de la présence divine. De l’autre, il doit transcender cette même matière pour atteindre une compréhension plus profonde de l’esprit. Cette dualité reflète le parcours alchimique lui-même – un voyage à travers le matériel vers le spirituel, de l’obscurité vers la lumière, du grossier vers le subtil.

Dans cette perspective, le travail de l’alchimiste devient un acte de révélation et de libération. En transformant la matière, en la purifiant et en en extrayant son essence, l’alchimiste travaille à révéler la lumière cachée en son sein. Ce processus est symbolique de la transformation intérieure que l’alchimiste subit lui-même. En purifiant et en transmutant sa propre nature matérielle, il aspire à dévoiler et à intégrer la lumière spirituelle qui réside en lui.

En conclusion, l’alchimie spirituelle, avec son riche symbolisme et sa quête profonde de transformation, offre un chemin vers la connaissance de soi et l’éveil spirituel. Elle représente un dialogue entre l’homme et la matière, le fini et l’infini, révélant que notre voyage intérieur est intrinsèquement lié à notre relation avec le monde matériel. Dans cette quête, l’alchimiste ne transforme pas seulement les substances externes, mais aussi son essence interne, cherchant à atteindre un état de conscience plus élevé et une union avec le divin.

But Mystique de l’Alchimie Spirituelle : L’Union avec le Divin

L’alchimie spirituelle, dans son exploration mystique, vise un objectif ultime : l’union avec le divin. Cette quête transcende la simple manipulation de la matière ou la recherche de connaissances profanes. Il s’agit d’une aspiration profonde à se fondre avec le sacré, à atteindre un état de communion avec les forces universelles qui sous-tendent l’existence.

Cependant, il est crucial de comprendre que l’alchimie spirituelle n’est pas une religion en soi. Elle n’adhère pas à un système de croyances dogmatiques ou à une structure ecclésiastique. Plutôt, elle emprunte et intègre des éléments de divers domaines, tels que la science, la philosophie, et la psychologie. Cette approche holistique reflète la croyance que la vérité spirituelle ne peut être confinée dans les limites d’une seule discipline ou d’une seule perspective.

Du point de vue scientifique, l’alchimie explore les lois de la nature et la transformation des substances. En philosophie, elle se penche sur les questions existentielles et métaphysiques de l’être. En psychologie, l’alchimie offre une métaphore pour l’exploration de l’inconscient et la dynamique de l’esprit humain. Ainsi, l’alchimie spirituelle se positionne comme une synthèse interdisciplinaire, un chemin vers la compréhension intégrale de la vie et de l’esprit.

La recherche de l’union avec le divin en alchimie spirituelle est souvent interprétée comme un processus de raffinement et d’épuration de l’âme. Ce voyage mystique conduit l’alchimiste à transcender les limites de l’ego et à expérimenter un sentiment d’unité avec l’univers. Cette expérience d’union peut être décrite comme une réalisation de l’interconnexion de toute vie, un aperçu de la présence divine qui imprègne toute création.

La Transmutation Spirituelle : Transformation Intérieure et Accès au Divin Intérieur

La transmutation spirituelle, au cœur de l’alchimie spirituelle, est un processus de transformation intérieure profonde. Elle implique un recentrage vers sa vraie nature et un accès au divin intérieur. Cette transformation ne concerne pas seulement un changement superficiel ou temporaire, mais plutôt une métamorphose fondamentale de l’être.

Le processus commence souvent par une prise de conscience de l’inadéquation de l’existence matérielle et de la superficialité des plaisirs sensoriels. L’alchimiste spirituel reconnaît que la véritable essence de l’existence ne peut être trouvée dans les accumulations extérieures ou les succès éphémères. Cette prise de conscience conduit à un désir d’explorer plus profondément, de chercher une réalité plus significative et durable.

Dans le cadre de la transmutation spirituelle, l’individu entreprend un voyage introspectif, plongeant dans les profondeurs de son âme. Ce voyage est parsemé de défis et d’obstacles, car il nécessite de faire face à ses propres ombres, doutes et peurs. L’alchimiste doit traverser ces ténèbres, les comprendre et les intégrer, dans le but de les transcender.

Carl Jung parle de la confrontation avec ses propres ombres, doutes et peurs. Jung, un psychanalyste suisse influent, a introduit le concept de “l’ombre” dans sa théorie de la psychologie analytique. Selon Jung, l’ombre représente les aspects inconscients de la personnalité qui sont rejetés par le moi conscient et souvent perçus comme négatifs. Jung considère que faire face à l’ombre est une étape cruciale dans le processus d’individuation, un processus par lequel une personne devient un individu distinct, intégré et entier. L’individuation implique la reconnaissance et l’intégration des différentes parties de soi, y compris celles qui sont inconscientes ou rejetées. La confrontation avec l’ombre n’est pas seulement un processus de reconnaître ses défauts ou ses aspects négatifs, mais aussi de comprendre et d’intégrer les potentiels et les qualités non réalisés. Jung soutient que l’ombre peut contenir des ressources positives et des aspects de soi qui ont été supprimés ou non reconnus. Jung a également parlé des archétypes, des modèles universels et innés qui façonnent notre compréhension du monde et de nous-mêmes. L’ombre est l’un de ces archétypes et est souvent en conflit avec le “persona”, ou l’image de soi que l’on présente au monde. L’intégration de l’ombre dans la conscience est essentielle pour atteindre l’équilibre psychologique et le bien-être. Dans le contexte plus large de la psychologie analytique de Jung, faire face à ses propres ombres, doutes et peurs est donc une partie fondamentale du voyage vers la guérison, la maturité et l’accomplissement personnel. Si Carl Jung devait donner une définition de l’ombre, elle pourrait ressembler à ceci : “L’ombre est une partie de l’inconscient qui contient tout ce qui est inconscient pour l’individu, notamment les traits de caractère, les désirs et les impulsions qui sont rejetés ou non reconnus par le moi conscient. Elle est souvent composée de tout ce qui est considéré comme négatif ou inacceptable, soit en raison des normes sociales et culturelles, soit en raison des critères personnels de l’individu. L’ombre peut inclure des qualités telles que la colère, l’envie, le désir, la luxure ou d’autres instincts primitifs. Elle représente l’opposé de la persona, l’image extérieure que l’on présente au monde. Cependant, l’ombre n’est pas seulement négative ; elle peut aussi contenir des aspects positifs, des talents et des capacités qui n’ont pas été pleinement développés ou exprimés. Reconnaître et intégrer l’ombre dans la conscience est un élément clé du processus d’individuation, où l’individu s’efforce d’atteindre une intégration complète et un équilibre de la personnalité.”

Ce processus est souvent décrit en termes alchimiques comme le passage de l’œuvre au noir (nigredo) à l’œuvre au blanc (albedo), et enfin à l’œuvre au rouge (rubedo). Chaque étape représente un aspect de la transformation : la confrontation et la dissolution des illusions (nigredo), la clarification et la purification de l’esprit (albedo), et enfin l’illumination et l’unification de l’âme avec le divin (rubedo).

Le cœur de la transmutation spirituelle réside dans la redécouverte et l’intégration du divin intérieur. L’alchimiste spirituel reconnaît que le sacré n’est pas une entité lointaine ou extérieure, mais une réalité vivante et vibrante en son propre cœur. En accédant à cette source intérieure de sagesse et de lumière, l’individu commence à vivre d’une manière plus alignée avec les principes universels

L’Illusion de l’Ego: Le Piège des Illusions et Attachements Matériels

Dans le cadre de l’alchimie spirituelle, l’ego est souvent perçu comme une source d’illusion, un voile qui obscurcit notre vision de la vérité et nous enchaîne à un monde de faux attachements et de désirs matériels. Cette conception de l’ego souligne que la plupart des individus vivent dans une réalité construite par leur propre esprit, où les perceptions subjectives et les croyances conditionnées dictent leur compréhension du monde.

Ces illusions créées par l’ego incluent une gamme de croyances et d’attachements qui éloignent l’individu de sa vraie nature. Ce sont notamment des attachements aux biens matériels, aux statuts sociaux, aux désirs sensoriels et aux idées préconçues sur soi-même et les autres. Ces attachements ne sont pas seulement des entraves physiques ou émotionnelles, mais aussi des barrières spirituelles qui empêchent l’individu de percevoir une réalité plus profonde et plus authentique.

Dans cette perspective, l’ego est vu non pas tant comme un aspect à éliminer, mais plutôt comme un aspect à comprendre, à transcender et à intégrer de manière équilibrée. Le chemin de l’alchimie spirituelle invite à un processus de désidentification avec l’ego et à un recentrage vers le soi intérieur, un soi qui est plus en phase avec les réalités universelles et spirituelles.

Ce détachement des illusions de l’ego implique une introspection profonde et un travail conscient pour reconnaître et dépasser les limites que l’ego impose. Il s’agit d’une réévaluation de ce qui est véritablement important, d’une réorientation des priorités et des valeurs vers des aspirations plus spirituelles et moins matérielles. Ce processus est souvent difficile, car il défie les structures profondément enracinées de la pensée et du comportement.

L’alchimie spirituelle aborde la question des attachements matériels en mettant l’accent sur leur nature souvent trompeuse et limitante. Ces attachements sont considérés comme des distractions ou des obstacles sur le chemin de la réalisation spirituelle. Cependant, la compréhension et l’interprétation de cette notion n’ont pas toujours été uniformes ou claires à travers l’histoire de l’alchimie. Perspective Historique et Évolution de la Notion : Dans les premières traditions alchimiques, l’intérêt pour la matière – la transmutation des métaux, par exemple – était souvent lié à des buts spirituels, mais la distinction entre les objectifs matériels et spirituels n’était pas toujours clairement définie. Cela a conduit à une variété d’interprétations et de pratiques, certaines se concentrant davantage sur les aspects matériels et d’autres sur les aspects spirituels. À mesure que l’alchimie évoluait, surtout à partir de la Renaissance et avec l’influence de la psychologie jungienne, la compréhension des attachements matériels a pris une dimension plus clairement spirituelle et symbolique. La transmutation des métaux a commencé à être vue davantage comme une métaphore de la transformation intérieure. Attachements Matériels dans l’Alchimie Spirituelle : Dans l’alchimie spirituelle, les attachements matériels sont souvent vus comme une manifestation de l’ego et de ses désirs. Ils représentent une focalisation sur le monde extérieur qui détourne de la quête intérieure et de la découverte de la véritable essence spirituelle. Ces attachements peuvent inclure non seulement la richesse ou les biens physiques, mais aussi les désirs sensoriels, les émotions terrestres, et même les identités sociales et les rôles que l’on joue dans la société. L’alchimie spirituelle enseigne que ces attachements doivent être transcendés ou purifiés pour atteindre un état de conscience supérieure. Ce processus est souvent décrit comme une “mort” symbolique de l’ego, permettant une “renaissance” spirituelle. Clarté de la Notion : Bien que l’idée de transcender les attachements matériels soit un thème constant dans l’alchimie spirituelle, la manière dont cette idée est interprétée et mise en pratique a varié considérablement au fil du temps et selon les cultures. Dans certaines traditions, la renonciation aux attachements matériels peut être comprise de manière littérale, encourageant une vie ascétique ou un détachement total des biens terrestres. Dans d’autres contextes, elle peut être interprétée de manière plus métaphorique, mettant l’accent sur une attitude intérieure de non-attachement plutôt que sur une renonciation physique. Conclusion : La notion d’attachements matériels en alchimie spirituelle, bien que fondamentale, a évolué et a été interprétée de diverses manières tout au long de l’histoire de cette tradition. Le cœur de l’enseignement reste cependant constant : pour progresser sur le chemin spirituel, il est nécessaire de comprendre, de réévaluer, et souvent de transcender les attachements aux aspects matériels et éphémères de l’existence.

Retrouver l’Homme Originel : La Réparation du Péché Originel

L’alchimie spirituelle, dans son effort pour surmonter l’illusion de l’ego et réaliser la véritable essence de l’être, trouve un parallèle fascinant dans le récit biblique de la Genèse. Selon la tradition chrétienne, le péché originel commis par Adam et Ève représente la chute de l’homme, un moment où l’humanité a perdu son état de pureté originelle et a été introduite dans un monde de souffrance, de dualité et d’aliénation du divin.

Dans ce contexte, l’alchimie spirituelle peut être vue comme un chemin vers la réparation de ce péché originel. Elle aspire à ramener l’homme à son état primordial, un état de conscience innocente, pure et en harmonie avec le divin. Cette quête est symboliquement représentée par le processus alchimique de transformation et de purification, où l’âme est nettoyée de ses impuretés et élevée à un état supérieur de réalisation spirituelle.

Ce retour à l’homme originel implique une reconnexion avec les aspects de soi qui ont été perdus ou oubliés dans le tumulte de la vie mondaine. Il s’agit de retrouver l’innocence originelle, la simplicité, et une compréhension directe et non filtrée de la réalité. L’alchimie spirituelle voit ce retour non pas comme un processus de régression, mais plutôt comme une avancée vers un état de conscience plus élevé, où l’individu peut expérimenter une unité profonde avec tout ce qui est.

Cette quête pour retrouver l’homme originel est également un voyage de réintégration de l’homme dans le cosmos. Dans le récit de la Genèse, la chute a entraîné une séparation de l’homme et de la nature, de l’homme et du divin. L’alchimie spirituelle cherche à guérir cette rupture, à rétablir l’harmonie entre l’homme et l’univers, et à réveiller la conscience de l’unité fondamentale de toute existence.

L’alchimie spirituelle, dans sa tentative de surmonter l’illusion de l’ego et de retrouver l’homme originel, offre un chemin de transformation intérieure profonde. Ce chemin conduit à une libération des attachements matériels et des croyances limitatives, et ouvre la voie à une expérience renouvelée de l’existence, marquée par une unité retrouvée avec le divin et une compréhension plus profonde de la véritable nature de soi. En fin de compte, l’alchimie spirituelle propose un voyage de retour à une essence plus pure et plus authentique, un voyage qui est à la fois personnel et universel dans son appel à une conscience élargie et éveillée.

Pratique Alchimique : caractéristiques de l’Alchimie Spirituelle

L’alchimie spirituelle, une tradition riche et complexe, présente plusieurs caractéristiques clés qui la définissent comme une pratique unique et profondément transformative. Elle est souvent décrite comme occulte, ésotérique, symbolique, et adogmatique. Chacun de ces attributs joue un rôle crucial dans la compréhension et la pratique de l’alchimie spirituelle.

1. Occulte : Un Chemin Caché Vers la Connaissance

  • Le terme “occulte” provient du latin “occultus”, signifiant “caché” ou “secret”. Dans l’alchimie spirituelle, cela fait référence à la nature cachée de la connaissance et de la sagesse qu’elle cherche à transmettre. Contrairement aux connaissances scientifiques ou académiques, qui sont accessibles et ouvertes, l’alchimie opère dans le domaine de l’inconnu et du non-manifesté.
  • L’aspect occulte de l’alchimie implique une exploration des mystères de la nature et de l’existence humaine qui ne sont pas immédiatement apparents à la conscience ordinaire. Ces mystères nécessitent une forme de perception et de compréhension qui va au-delà des sens physiques et de la raison logique.

2. Ésotérique : Un Savoir Réservé à Quelques-uns

  • L’ésotérisme, dans le contexte de l’alchimie, fait référence à la nature interne et cachée de son enseignement, qui est souvent réservé à un petit nombre d’individus préparés ou “initiés”. Ce caractère ésotérique souligne que la compréhension véritable de l’alchimie nécessite une certaine maturité spirituelle et psychologique.
  • L’enseignement ésotérique de l’alchimie n’est pas simplement transmis de manière académique ou intellectuelle, mais souvent à travers des expériences, des rituels, et une introspection profonde. Cette connaissance n’est pas toujours accessible par le langage ordinaire et nécessite souvent une interprétation symbolique et une intuition profonde pour être pleinement comprise.

3. Symbolique : Le Langage de l’Âme

  • Les symboles sont au cœur de l’alchimie spirituelle. Ils sont utilisés pour représenter des concepts, des processus et des états de conscience qui sont difficiles, voire impossibles, à exprimer avec des mots. Les symboles alchimiques, tels que le serpent ourobouros (le serpent qui se mord la queue) ou la rose-croix, contiennent des couches multiples de signification.
  • La compréhension de ces symboles ne se limite pas à une interprétation littérale ou conceptuelle. Ils sont destinés à évoquer une réaction intuitive, à stimuler l’inconscient et à faciliter une transformation intérieure. Les symboles agissent comme des ponts entre le conscient et l’inconscient, facilitant une compréhension plus profonde et plus intégrée des vérités spirituelles.

4. Adogmatique : Une Voie Personnelle et Flexible

  • Contrairement à de nombreuses traditions religieuses ou spirituelles, l’alchimie spirituelle n’est pas dogmatique. Elle n’impose pas un ensemble fixe de croyances ou de doctrines à accepter sans question. Au contraire, elle encourage une exploration individuelle et une expérimentation personnelle.
  • Cette approche adogmatique permet à chaque pratiquant de l’alchimie de développer sa propre compréhension et son propre chemin spirituel. Cela respecte l’unicité de chaque individu et reconnaît que le chemin vers la connaissance spirituelle et la transformation peut varier considérablement d’une personne à l’autre.
  • L’alchimie offre un cadre et des outils pour la croissance spirituelle, mais elle laisse beaucoup de place à l’interprétation personnelle et à l’expérience individuelle. Cette flexibilité permet aux pratiquants de s’adapter et de répondre à leurs propres besoins spirituels et à leurs circonstances uniques.

L’Art Royal : L’Alchimie Spirituelle comme Art de Vivre et Voie de Sagesse

L’Art Royal, un terme traditionnellement utilisé pour désigner l’alchimie, évoque l’aspect noble et élevé de cette pratique. Loin d’être une simple recherche de transmutation matérielle, l’alchimie spirituelle se présente comme un art de vivre, une voie vers la sagesse profonde. Cette tradition millénaire, teintée de mystère et de symbolisme, offre bien plus qu’une simple connaissance ; elle propose une transformation intérieure, une évolution vers un état de conscience élevé.

Un Chemin de Transformation

  • L’alchimie spirituelle est une invitation à un voyage intérieur, une quête d’harmonie avec les forces de la nature et de l’esprit. Elle enseigne que la véritable transformation commence en soi. En alchimie, chaque étape du processus traditionnel de transmutation – nigredo (œuvre au noir), albedo (œuvre au blanc), et rubedo (œuvre au rouge) – symbolise une étape de développement personnel et spirituel.
  • Ces étapes représentent respectivement la confrontation avec l’ombre personnelle, la purification et l’éclaircissement de l’être, et enfin l’intégration et la réalisation de la totalité de soi. L’alchimiste devient ainsi un artisan de sa propre âme, travaillant patiemment à transformer ses faiblesses en forces, ses ignorances en connaissances.

La Sagesse Comme Objectif Ultime

  • Au-delà de la transformation personnelle, l’alchimie spirituelle est une recherche de la sagesse ultime. Cette sagesse n’est pas seulement une accumulation de connaissances, mais une compréhension profonde de la nature de l’existence, de la relation entre l’homme, le cosmos et le divin.
  • Cette approche holistique de la vie inspire un équilibre entre le matériel et le spirituel, entre l’action et la contemplation. Elle encourage à vivre en harmonie avec les lois de la nature et à reconnaître la présence du sacré dans tous les aspects de l’existence.

L’Alchimie Aujourd’hui : Une Pratique Vivante dans le Monde Moderne

À l’ère moderne, l’alchimie spirituelle continue d’être une source d’inspiration et de pratique pour de nombreuses personnes à travers le monde. Bien que ses racines soient anciennes, l’alchimie trouve une résonance particulière dans notre époque, offrant des perspectives uniques sur la croissance personnelle, la spiritualité et la compréhension du monde.

Dans les Loges Maçonniques et Cercles Hermétiques

  • La franc-maçonnerie, connue pour ses rituels symboliques et ses enseignements ésotériques, a souvent intégré des éléments de l’alchimie dans ses pratiques. Les loges maçonniques utilisent des symboles et des métaphores alchimiques pour illustrer des principes de croissance spirituelle et morale. Pour beaucoup de francs-maçons, l’alchimie est une métaphore de la construction du “temple intérieur” – un processus de perfectionnement personnel et spirituel.
  • Les cercles hermétiques, qui se consacrent à l’étude et à la pratique des enseignements d’Hermès Trismégiste, perpétuent également la tradition alchimique. Ces groupes mettent l’accent sur la méditation, l’étude des textes anciens, et la pratique de rituels qui visent à réaliser une transformation spirituelle profonde.

Application dans la Vie Quotidienne

  • Dans le quotidien des individus, l’alchimie spirituelle se manifeste comme une approche de la vie axée sur la croissance et la transformation. Elle encourage à voir les défis et les épreuves comme des opportunités de développement personnel, à chercher l’équilibre et l’harmonie dans toutes les actions, et à cultiver une relation plus profonde et plus consciente avec le monde.
  • Cette pratique moderne de l’alchimie n’exige pas une croyance en des phénomènes surnaturels ou des rituels complexes. Elle est accessible à tous ceux qui cherchent à approfondir leur compréhension d’eux-mêmes et du monde autour d’eux. Elle offre
 
 

Applicabilité Contemporaine de l’Alchimie Spirituelle

Dans le contexte contemporain, où la quête de sens et de compréhension personnelle est de plus en plus prégnante, l’alchimie spirituelle offre des perspectives uniques et enrichissantes. Cette ancienne pratique, loin d’être obsolète, trouve une résonance profonde dans les domaines de la psychologie moderne et de la recherche spirituelle, offrant des outils pertinents pour l’épanouissement personnel et la compréhension de soi.

1. L’Alchimie et la Psychologie Moderne

  • Carl Jung et la Psychologie Analytique: La redécouverte de l’alchimie par Carl Jung a été une étape majeure dans l’appréciation de sa valeur pour la psychologie moderne. Jung a vu dans l’alchimie des symboles puissants de processus inconscients, une idée qu’il développe dans des ouvrages comme “Psychologie et Alchimie” et “Mysterium Coniunctionis”. Pour Jung, l’alchimie offre un langage symbolique pour décrire les processus de l’inconscient, en particulier le processus d’individuation, où l’individu cherche à devenir un tout intégré.
  • Intégration de l’Ombre: L’un des concepts jungiens issus de l’alchimie est l’idée d’intégrer l’ombre, c’est-à-dire les aspects inconnus ou refoulés de la personnalité. Cette intégration est fondamentale pour atteindre un équilibre psychologique et émotionnel, une idée qui trouve écho dans la démarche alchimique de transformation et de purification de l’être.

2. L’Alchimie dans la Recherche Spirituelle Contemporaine

  • Une Voie Vers la Croissance Spirituelle: Dans une époque où de nombreuses personnes cherchent des chemins alternatifs de croissance spirituelle, l’alchimie spirituelle offre une voie riche et profonde. Elle encourage la quête personnelle de vérité et de compréhension, au-delà des dogmes religieux traditionnels.
  • Pratiques Méditatives et Contemplatives: L’alchimie spirituelle, avec son accent sur la transformation intérieure et la méditation sur des symboles, complète les pratiques méditatives et contemplatives contemporaines. Elle offre une structure et une symbolique qui peuvent enrichir ces pratiques, en proposant des voies de réflexion et de méditation qui sont profondément ancrées dans une tradition spirituelle riche.

3. L’Alchimie et le Bien-être Personnel

  • Résilience et Transformation: Les concepts alchimiques de mort et de renaissance symboliques, de dissolution et d’intégration, sont pertinents pour comprendre les processus personnels de crise, de changement et de guérison. Ils offrent un cadre pour interpréter les défis personnels comme des opportunités de croissance et de transformation.
  • Équilibre et Harmonie: L’alchimie spirituelle enseigne l’équilibre entre les différents aspects de l’existence – physique, émotionnel, mental et spirituel. Cette recherche d’harmonie est profondément pertinente dans le contexte actuel, où de nombreuses personnes cherchent un équilibre dans leur vie.

4. L’Alchimie dans les Mouvements Ésotériques et Spirituels Modernes

  • Influence sur les Nouveaux Mouvements Spirituels: L’alchimie a influencé divers mouvements ésotériques et spirituels modernes, y compris certains aspects du New Age et de la pensée holistique. Ses symboles et ses métaphores continuent d’inspirer les pratiques spirituelles contemporaines.
  • Éducation et Développement Personnel: Dans le domaine de l’éducation spirituelle et du développement personnel, les principes alchimiques sont souvent utilisés pour aider les individus à explorer et à développer leur potentiel intérieur.

5. Références et Études Contemporaines

  • Publications et Études Académiques: L’intérêt académique pour l’alchimie, notamment dans les domaines de l’histoire des idées, de la philosophie et de la psychologie, a conduit à une meilleure compréhension de sa valeur et de sa pertinence. Des auteurs contemporains comme Jung et ses successeurs ont enrichi la compréhension de l’alchimie et de son applicabilité dans le monde moderne.

Conclusion : L’alchimie spirituelle, loin d’être une relique du passé, est une tradition vivante qui continue d’offrir des perspectives et des outils précieux pour la compréhension de soi et la croissance personnelle. Que ce soit dans le domaine de la psychologie, de la recherche spirituelle ou du bien-être personnel, l’alchimie offre une sagesse profonde et intemporelle, adaptée aux besoins et aux quêtes de l’homme contemporain.

 

Quelques références

 

Pour approfondir et soutenir les idées présentées sur l’alchimie spirituelle, le gnosticisme, la Kabbale, et l’hermétisme, voici des références historiques et des auteurs clés dans chacun de ces domaines :

  1. Alchimie Spirituelle:
    • Carl Gustav Jung : Psychanalyste suisse qui a exploré en profondeur les liens entre l’alchimie et la psychologie, en particulier dans ses ouvrages “Psychologie et Alchimie” et “Mysterium Coniunctionis”.
    • Titus Burckhardt : Auteur de “Alchimie : Science de l’Invisibile”, qui offre une perspective approfondie sur l’aspect spirituel de l’alchimie.
  2. Gnosticisme:
    • Elaine Pagels : Historienne et auteure de “The Gnostic Gospels”, un ouvrage de référence sur les textes de Nag Hammadi et la tradition gnostique primitive.
    • Gilles Quispel : Érudit qui a contribué à l’étude des textes gnostiques et de leur contexte historique.
  3. Kabbale:
    • Gershom Scholem : Érudit en Kabbale et auteur de nombreux ouvrages, dont “Major Trends in Jewish Mysticism”, qui est un texte fondamental pour comprendre la Kabbale.
    • Moshe Idel : Professeur émérite à l’Université hébraïque de Jérusalem, connu pour ses recherches approfondies sur la mystique juive et la Kabbale.
  4. Hermétisme:
    • Frances Yates : Historienne qui a écrit “Giordano Bruno and the Hermetic Tradition”, explorant l’influence de l’hermétisme sur la pensée de la Renaissance.
    • Brian P. Copenhaver : Auteur de “Hermetica: The Greek Corpus Hermeticum and the Latin Asclepius”, une traduction et un commentaire érudits des textes hermétiques.

En France

  1. Alchimie Spirituelle :
    • René Alleau : Philosophe et historien des sciences, Alleau a écrit sur l’alchimie dans des ouvrages tels que “Aspects de l’Alchimie traditionnelle”.
    • Eugène Canseliet : Un alchimiste renommé, disciple de Fulcanelli, connu pour ses écrits sur l’alchimie traditionnelle et spirituelle.
  2. Gnosticisme :
    • Henry Corbin : Bien que principalement associé à l’étude de l’Islam iranien, Corbin a également exploré des thèmes gnostiques et ésotériques dans son œuvre, faisant des liens entre le gnosticisme et la mystique islamique.
    • Michel Tardieu : Un spécialiste du gnosticisme, connu pour ses analyses détaillées des textes gnostiques et de leur contexte historique.
  3. Kabbale :
    • Charles Mopsik : Un érudit de la Kabbale, Mopsik a traduit et commenté plusieurs textes kabbalistiques importants.
    • Georges Lahy (alias Virya) : Auteur de plusieurs ouvrages sur la Kabbale, il propose une approche à la fois traditionnelle et innovante de cette mystique.
  4. Hermétisme :
    • Antoine Faivre : Spécialiste du courant ésotérique occidental, il a étudié en profondeur l’hermétisme et ses influences, notamment dans son ouvrage “L’Esotérisme”.
    • Didier Kahn : Historien de la chimie et de l’alchimie, il a écrit sur l’alchimie à la Renaissance et sur la figure d’Hermès Trismégiste dans l’histoire de l’ésotérisme.

Sur le site de “Spiritualités Magazine”, dans la section des livres recommandés, deux ouvrages se rapportent spécifiquement à la thématique de l’alchimie spirituelle :

  1. “Jung et l’alchimie” par F. Furon & M. Rafecas : Ce livre aborde la manière dont Carl Jung a interprété l’alchimie comme un système symbolique riche, utilisé pour explorer les processus psychiques inconscients et aider à la transformation personnelle et spirituelle.
  2. “La personne humaine dans l’œuvre de Jung – Âme et spiritualité” : Ce livre explore la perspective de Jung sur la spiritualité et l’âme, établissant des liens avec la psychologie transpersonnelle et l’alchimie.

Ces livres offrent une perspective contemporaine sur la façon dont les enseignements et les symboles de l’alchimie sont interprétés et utilisés dans la psychologie moderne et la recherche spirituelle. Vous pouvez trouver plus de détails sur ces livres en visitant Spiritualités Magazine.

Le livre “Jung et l’alchimie”par F. Furon & M. Rafecas, mentionné sur le site de “Spiritualités Magazine”, aborde des thématiques qui rejoignent étroitement celles que nous avons discutées précédemment :

  1. L’interprétation de l’alchimie par Carl Jung : Le livre explore comment Jung a vu dans l’alchimie un système symbolique qui reflète les processus psychiques inconscients. Cela rejoint notre discussion sur la façon dont Jung a intégré l’alchimie dans sa psychologie analytique, en particulier dans sa théorie de l’individuation et de l’intégration de l’ombre.
  2. L’alchimie comme aide à la transformation personnelle et spirituelle : Ce thème est en accord avec notre exploration de l’alchimie spirituelle en tant que voie de transformation intérieure. Le livre examine probablement comment les principes et les symboles alchimiques peuvent être appliqués pour faciliter le développement personnel et spirituel, ce qui correspond à notre discussion sur l’applicabilité de l’alchimie dans la croissance personnelle et la recherche spirituelle contemporaines​

Le livre “La personne humaine dans l’œuvre de Jung – Âme et spiritualité”, mentionné sur le site de “Spiritualités Magazine”, aborde des thématiques en lien direct avec notre discussion sur l’alchimie spirituelle :

  1. La perspective de Jung sur la spiritualité et l’âme : Ce livre explore comment Carl Jung a compris et intégré les concepts de spiritualité et d’âme dans sa psychologie. Cela rejoint notre discussion sur l’impact de l’alchimie spirituelle sur la compréhension de Jung de la psyché humaine, en particulier en ce qui concerne la quête de l’individuation et la réalisation de soi.
  2. Les liens entre la psychologie transpersonnelle et l’alchimie : Le livre pourrait examiner comment les idées de Jung sur l’alchimie s’entrelacent avec des aspects plus larges de la psychologie transpersonnelle, qui étudie les dimensions spirituelles de l’expérience humaine. Ceci est en accord avec notre exploration de l’importance de l’alchimie spirituelle dans la compréhension contemporaine de la croissance spirituelle et de l’éveil intérieur​

Pour explorer davantage l’alchimie spirituelle, le gnosticisme, la Kabbale, et l’hermétisme en français, voici quelques sites web recommandés :

  1. BnF – Bibliothèque nationale de France (Gallica) :
    • Gallica – BnF
    • La BnF offre un accès à une multitude de textes anciens et de manuscrits sur l’alchimie, l’hermétisme, et d’autres sujets ésotériques. Gallica, sa bibliothèque numérique, est une ressource inestimable pour les chercheurs et les amateurs.
  2. Alchimie et Hermétisme :
    • Alchimie-pratique
    • Ce site est consacré à l’étude pratique de l’alchimie. Il propose des articles, des explications des textes classiques, et des informations sur les principes alchimiques.
  3. Kabbale et Mysticisme Juif :
    • Kabbale en Ligne
    • Ce site offre des ressources sur la Kabbale, y compris des articles, des cours et des explications sur les concepts kabbalistiques.
  4. Gnosticisme et Spiritualité :
    • Gnose et Philosophie
    • Un site dédié à la gnose et à la philosophie, offrant des articles sur divers aspects du gnosticisme et ses liens avec d’autres traditions spirituelles.
  5. Revue de Recherche et d’Étude en Esotérisme :

Ces sites fournissent des informations fiables et approfondies, ainsi que des perspectives variées sur ces domaines complexes et fascinants. Ils sont idéaux pour ceux qui cherchent à approfondir leurs connaissances dans ces domaines en langue française.

Contacts avec une autre dimension – Annie Hoyaux.

Annie Hoyaux, dans son ouvrage “Contacts avec une autre dimension”, se plonge dans un récit personnel et introspectif, explorant des expériences qui transcendent la compréhension ordinaire. Le choix des thèmes, empruntant à la fois au mystique et au quotidien, démontre une quête de sens et une volonté de partager des moments de vie qui ont profondément marqué l’auteur. La narration, fluide et ponctuée d’événements marquants – tels que “L’accident”, “La guérison”, “L’arbre de Furnes” – illustre une trajectoire personnelle empreinte de questionnements sur l’existence, la mort, et ce qui peut se trouver au-delà du tangible. Le style d’écriture, à la fois simple et chargé d’émotions, invite le lecteur à une réflexion sur les dimensions moins explorées de l’existence, poussant à envisager la vie sous un angle plus large. L’auteur semble chercher à éveiller une conscience chez le lecteur, à travers ses propres expériences extraordinaires, qui bien que personnelles, touchent à l’universel.
Elle parle de figures proches, comme sa mère ou des entités perçues lors d’événements exceptionnels. Ces personnages servent de catalyseurs à des expériences qui dépassent le quotidien, allant de la survie miraculeuse lors d’un accident à la communication avec des êtres chers décédés. Les événements clés, tels que la guérison d’une maladie ou des rencontres avec des phénomènes inexpliqués, jouent un rôle central dans le développement du récit. Ils marquent des points de transformation dans la vie de l’auteur, ouvrant la porte à de nouvelles perspectives sur la vie et la mort. Les lieux, comme la forêt de Soignes ou la maison familiale, ne sont pas de simples décors mais des espaces où se déroulent des expériences transformatrices, enrichissant le récit de leur atmosphère particulière. Ces éléments ensemble tissent une trame où le réel se mêle à l’inexplicable, offrant une narration riche en émotions et en questionnements.
L’auteur partage des moments de peur, de joie, de deuil, et d’émerveillement, qui traduisent une gamme complète d’émotions humaines. Par exemple, la perte de la mère de l’auteur et ses apparitions post-mortem sont traitées avec une sensibilité qui exprime à la fois la douleur de la perte et la paix trouvée dans ces expériences surnaturelles. Les événements narrés sont chargés d’une intensité émotionnelle qui se transmet au lecteur, provoquant réflexion et empathie. Les relations avec les proches, vivants ou décédés, et même avec des entités inconnues, sont décrites de manière à révéler une profonde connexion entre l’auteur et le monde qui l’entoure. Ces interactions soulignent les liens indissociables entre les expériences personnelles de l’auteur et sa quête de compréhension de phénomènes qui dépassent l’entendement humain.
Le livre “Contacts avec une autre dimension” s’adresse à un public large, intéressé par les récits personnels empreints de spiritualité et de mystère. Il est particulièrement pertinent pour ceux qui s’interrogent sur l’existence de dimensions au-delà du tangible, et qui cherchent à comprendre les expériences qui transcendent la compréhension scientifique ou rationnelle. Les lecteurs attirés par les récits de vie personnels, les phénomènes paranormaux, ou les questions existentielles trouveront dans cet ouvrage matière à réflexion. L’auteur partage ses expériences avec une authenticité qui peut toucher ceux qui ont vécu des événements similaires ou qui sont ouverts à l’idée que la réalité peut être plus vaste et complexe que ce que l’on perçoit habituellement. Le livre offre ainsi une perspective unique sur des sujets qui interpellent l’humain dans sa quête de sens et de compréhension de l’univers.

Une petite histoire ?

 

Dans la vie monotone d’Élise, bibliothécaire dans une petite ville française, les jours se suivaient et se ressemblaient, bercés par le murmure des pages et le tic-tac de l’horloge. Cependant, un soir d’automne, alors que les feuilles dansaient au rythme du vent, un livre abandonné sur une étagère poussiéreuse attira son attention. “Contacts avec une autre dimension” d’Annie Hoyaux, un titre qui résonna en elle comme une promesse de révélations.

Curieuse, Élise entama la lecture et se vit transportée dans un univers où le réel flirtait avec l’inexplicable. Ces récits de rencontres avec l’au-delà, de guérisons miraculeuses, éveillèrent en elle une fascination teintée d’inquiétude. Elle, si rationnelle, se trouvait désormais confrontée à des récits défiant sa compréhension du monde.

Le livre devint son obsession. Nuit après nuit, elle dévorait les pages, cherchant des réponses, des signes. Elle commença à ressentir une présence, une ombre fugace dans les recoins de la bibliothèque, un frôlement dans son dos lorsqu’elle rentrait chez elle le soir. Était-ce son imagination, alimentée par ces récits, ou quelque chose de plus profond, un lien avec cet autre monde décrit par Annie Hoyaux ?

Tiraillée entre son scepticisme et une curiosité insatiable, Élise se lança dans une quête personnelle. Elle revisita des lieux de son enfance, cherchant des indices, des coïncidences. Un jour, dans le grenier de sa maison familiale, elle découvrit un vieux journal intime de sa grand-mère, parlant de visions et d’expériences surnaturelles. Était-ce possible que ces capacités se transmettent à travers les générations ?

Confrontée à ces découvertes, Élise dut faire face à ses propres peurs, ses doutes. Le livre l’avait menée à un carrefour de sa vie, où le chemin de la raison et celui de l’inexpliqué se croisaient. Elle comprit que ces expériences transcendaient la simple lecture ; elles l’invitaient à regarder au-delà des apparences, à écouter son intuition.

Un soir, dans la quiétude de la bibliothèque, une lumière étrange apparut entre les rayonnages. Élise, guidée par une force inconnue, suivit cette lueur jusqu’à un vieux livre oublié, racontant l’histoire d’une femme aux dons extraordinaires. Était-ce un message, une réponse à ses interrogations ? Élise se sentit connectée à cette femme, comme si leurs destins étaient liés par-delà le temps.

La découverte de ce livre, et la connexion étrange qu’elle ressentit, marquèrent un tournant. Élise comprit que sa quête n’était pas de trouver des réponses concrètes, mais d’embrasser le mystère de la vie. Elle apprit à accepter l’inexplicable, à trouver du réconfort dans ces histoires qui défiaient la logique.

“Contacts avec une autre dimension” avait ouvert les portes d’un monde nouveau pour Élise, un monde où la magie du quotidien se mêlait à l’étrange, où les coïncidences devenaient des signes. Elle réalisa que chaque personne portait en elle un univers de mystères, et que la vie, dans toute sa complexité, était une aventure à vivre pleinement, avec curiosité et émerveillement.

Le livre, désormais terminé, trouva sa place sur une étagère spéciale dans la bibliothèque d’Élise, non plus comme un simple récit, mais comme un compagnon de voyage dans sa propre exploration de l’extraordinaire.

60 minutes pour prévenir le burn-out de Margaux Studer

Notre analyse du livre

But essentiel : Intentionnalité de l’auteur : Margaux Studer vise à éduquer et à sensibiliser sur la prévention du burn-out. À travers des expériences personnelles et des conseils pratiques, elle cherche à aider les lecteurs à reconnaître et à gérer les symptômes du burn-out. Le choix des thèmes (besoins fondamentaux, valeurs personnelles, intuition, gestion des conflits, etc.), du style (narratif personnel, direct et empathique), et de la narration (progression logique, chapitres structurés avec questions et conseils) vise à rendre le sujet accessible et engageant pour un large public.

  • Objet principal :
  • Le livre aborde divers éléments clés liés au burn-out, notamment :
      • Besoins fondamentaux : importance de prendre soin de soi-même en termes de santé physique et mentale.
      • Valeurs personnelles : réflexion sur ce qui compte vraiment pour l’individu et comment cela influence le travail et la vie personnelle.
      • Intuition : encourager l’écoute de son intuition comme un guide pour la prise de décision et la prévention du burn-out.
      • Gestion des conflits et refus du mobbing : stratégies pour gérer les conflits interpersonnels et éviter le harcèlement.
  • Dimension subjective :
    • Dynamiques émotionnelles et relationnelles : Le livre explore la façon dont le burn-out affecte les émotions et les relations. L’auteur partage ses propres expériences émotionnelles, offrant un aperçu intime des effets dévastateurs du burn-out sur la vie personnelle et professionnelle.
  • Synthèse :
    • Lien entre intentionnalité, objets, et dimension émotionnelle : Studer relie son intention de prévenir le burn-out à la reconnaissance et la gestion des besoins fondamentaux, des valeurs personnelles et de l’intuition. Elle montre comment l’ignorance de ces aspects peut conduire à l’épuisement émotionnel et physique. En intégrant ces éléments, elle offre une compréhension holistique de la prévention du burn-out.

Les voies du destin… Du burn out à l’amour

 

Début d’un roman que nous a inspiré le livre !

 

Prologue : Sous les Lumières de Paris

Dans les ruelles pavées et brumeuses de Paris, une ville où la splendeur historique flirtait avec l’ombre de la mélancolie moderne, deux âmes égarées se frayaient un chemin à travers le labyrinthe de la vie urbaine. Clara Lefevre, une jeune cadre prometteuse dans l’univers impitoyable de la publicité, et Marc Girard, un infirmier passionné et altruiste, menaient chacun un combat solitaire contre un ennemi invisible et insidieux : le burn-out.

La Ville des Lumières et des Ombres

Paris, avec ses boulevards majestueux et ses cafés intimes, était une ville de contrastes. Derrière chaque façade haussmannienne se cachait une histoire, derrière chaque regard échangé dans le métro, un secret. C’était une ville qui promettait amour et aventure, mais pour Clara et Marc, elle était devenue le théâtre de leur lutte intérieure.

Clara, native de Bordeaux, avait été attirée par la capitale comme tant d’autres, avec des rêves plein les yeux et une ambition brûlante. Elle avait vite gravi les échelons dans l’agence de publicité où elle travaillait, se faisant un nom parmi les requins de l’industrie. Mais le coût de cette ascension était élevé. Sous le poids des deadlines et des attentes démesurées, Clara avait perdu son éclat. Ses journées étaient devenues une course contre la montre, ses nuits, peuplées de cauchemars où se mêlaient chiffres de vente et stratégies marketing. Le peu de temps libre qu’il lui restait se dissolvait dans la solitude de son appartement sous les toits, où les rires des passants dans la rue lui semblaient appartenir à un autre monde.

Marc, quant à lui, était un Parisien de naissance, un enfant de la ville lumière. Il avait choisi la voie de l’aide et du soin, travaillant dans un des hôpitaux les plus fréquentés de la ville. Son quotidien était un ballet incessant de cas urgents, de vies à sauver, de douleurs à apaiser. Il trouvait dans son travail une satisfaction profonde, mais le rythme effréné, les nuits blanches et le poids émotionnel de chaque décision commençaient à éroder son enthousiasme. Il rentrait chez lui chaque matin, après ses longues gardes de nuit, dans un appartement vide où les murs semblaient absorber ses soupirs de fatigue.

Le Réveil Brutal

Un soir d’hiver, alors que Paris s’était drapée d’un manteau de brouillard, Clara s’effondra. Elle était seule dans son bureau, face à un énième plan marketing à finaliser. Sa respiration s’accéléra, son cœur tambourinait contre sa poitrine, et les murs semblaient se rapprocher. C’était un appel au secours de son corps et de son esprit, un signal que tout ne tournait pas rond. Ce soir-là, elle réalisa qu’elle ne pouvait plus continuer ainsi.

Pour Marc, la prise de conscience fut tout aussi dramatique. Une nuit, après une série de cas particulièrement difficiles, il se retrouva incapable de prendre une décision cruciale pour un patient. Ce moment d’hésitation, bref mais lourd de conséquences, fut le miroir de son épuisement. Il comprit qu’il ne pouvait plus être le pilier de secours sur lequel tous comptaient s’il s’effondrait lui-même.

La Quête d’Équilibre

Dans leur quête désespérée de réponses, Clara et Marc trouvèrent refuge dans le livre de Margaux Studer, “60 minutes pour prévenir le burn-out”. C’était un phare dans leur tempête, offrant des conseils pratiques et un réconfort dans ses pages. Le livre les amena à s’interroger sur leurs choix de vie, leurs priorités, et la façon dont ils géraient leur stress et leur fatigue.

Pour Clara, cela signifiait apprendre à dire non, à reconnaître ses limites, à redécouvrir les plaisirs simples comme une promenade le long de la Seine ou un café pris en terrasse, loin de l’agitation du bureau. Pour Marc, cela se traduisait par des nuits de sommeil réparateur, des moments de détente avec des amis, et surtout, l’acceptation que prendre soin de soi n’était pas un acte d’égoïsme, mais de nécessité.

Sous le Ciel de Paris

Le destin allait bientôt entrelacer leurs chemins. Ils se rencontreraient lors d’un atelier sur la prévention du burn-out organisé dans un charmant petit café du Marais. Ce serait le début d’une histoire, pas seulement de guérison, mais aussi d’amour, de découverte de soi et de l’autre.

Sous les lumières de Paris, Clara et Marc allaient apprendre que la plus grande force réside dans la vulnérabilité, et que dans la quête d’équilibre, on peut trouver non seulement la paix, mais aussi l’amour.

Les princesses ont toujours raison – Peau d’Ane

Découvrez l’analyse perspicace de Fabrice Midal sur le conte “Peau d’Âne”. Cet article explore les thèmes du désir complexe, de la résilience face au traumatisme, de la puissance de l’amour véritable, de la réappropriation de soi, de la réconciliation, et de la nature sauvage du désir humain, offrant une lecture profonde du conte classique.

L’histoire

L’histoire de “Peau-d’Âne” de Charles Perrault comporte plusieurs moments clés :

  1. Un Roi Heureux : Un roi grand et aimé vit une vie prospère avec sa femme belle et vertueuse, et leur fille gracieuse. Leur bonheur est accentué par un âne magique qui produit des pièces d’or​​.
  2. Décès de la Reine : La reine tombe gravement malade et meurt, en faisant promettre au roi de ne se remarier qu’avec une femme plus belle qu’elle​​.
  3. Le Roi et sa Fille : Après le décès de sa femme, le roi, ne trouvant aucune femme à la beauté équivalente à celle de la défunte reine, se tourne vers sa propre fille, la jugeant plus belle que sa mère, et décide de l’épouser​​.
  4. Refus de la Princesse : Horrifiée par la proposition de son père, la princesse consulte sa marraine, la fée des Lilas, pour trouver une issue. La fée lui suggère de demander au roi des robes impossibles à fabriquer pour retarder le mariage​​.
  5. Les Trois Robes : La princesse demande d’abord une robe couleur du temps, puis une robe couleur de la lune, et enfin une robe couleur du soleil. Contre toute attente, le roi parvient à faire fabriquer ces robes​​.
  6. La Peau d’Âne : Lorsque toutes les autres tentatives échouent, la fée conseille à la princesse de demander la peau de l’âne magique. Après avoir obtenu la peau, la fée dit à la princesse de s’enfuir déguisée sous cette peau​​.
  7. La Nouvelle Vie de la Princesse : Vivant sous un déguisement de souillon, la princesse travaille dans une ferme. Elle attire l’attention du fils du roi, propriétaire de la ferme, qui la voit un jour habillée de manière élégante et tombe amoureux d’elle sans savoir qui elle est réellement​​.
  8. Le Gâteau Magique : Tombé gravement malade par amour, le prince demande que Peau-d’Âne lui fasse un gâteau. En le cuisinant, elle laisse tomber une bague dans la pâte, que le prince trouve plus tard en mangeant le gâteau​​.
  9. La Quête de la Bague : Le prince, déterminé à épouser celle à qui appartient la bague, organise un test pour que toutes les femmes du royaume essaient la bague. Finalement, Peau-d’Âne est appelée et sa véritable identité est révélée lorsque la bague lui va parfaitement​​.

 

 
 

Interprétation

 

L’histoire de “Peau-d’Âne” offre plusieurs leçons et sagesses

 

  • La Vertu de la Patience et de la Résilience : La princesse fait face à une situation difficile avec patience et résilience, cherchant des solutions plutôt que de céder au désespoir.

 

  • L’Importance de la Sagesse et du Conseil : La princesse s’appuie sur les conseils de la fée des Lilas, montrant l’importance de chercher la sagesse et le soutien dans les moments difficiles.

 

  • La Force de la Morale et de la Vertu : La princesse refuse de se soumettre à une demande immorale, même venant de son propre père, soulignant l’importance de rester fidèle à ses principes.

 

  • Les Conséquences Inattendues des Promesses : La promesse de la reine mourante au roi mène à des conséquences imprévues et montre qu’il faut réfléchir aux implications potentielles de nos paroles et engagements.

 

  • L’Apparence vs la Réalité : L’histoire illustre comment les apparences peuvent être trompeuses. La princesse, bien que déguisée en souillon, conserve sa noblesse intérieure et sa beauté véritable.

 

  • L’Amour Véritable Triomphe : Finalement, c’est l’amour sincère et pur qui triomphe, soulignant que l’amour véritable va au-delà des apparences et des circonstances.

 

  • L’Importance de l’Autonomie et de l’Indépendance : La décision de la princesse de fuir plutôt que de se soumettre à un mariage forcé montre l’importance de l’autonomie personnelle et du courage de prendre son destin en main.

La sagesse de Fabrice Midal

 

  • Les Complexités du Désir : Le conte illustre comment le désir peut être complexe et parfois destructeur, comme le montre le désir incestueux du roi pour sa fille.

 

  • La Résilience Face au Traumatisme : La princesse, bien que traumatisée, trouve des moyens de se reconnecter avec sa dignité et son humanité, montrant l’importance de la résilience et de l’autopréservation.

 

  • La Puissance de l’Amour Véritable : Le prince voit au-delà des apparences et aime la princesse pour sa véritable essence. Cela souligne que l’amour véritable peut transcender les circonstances extérieures et restaurer la dignité.

 

  • La Réappropriation de Soi : Peau d’Âne trouve des moments pour se rappeler de sa vraie nature et de sa noblesse, ce qui est crucial pour sa guérison et sa transformation.

 

  • Le Pardon et la Réconciliation : La fin du conte avec la réconciliation et le pardon entre le roi et sa fille montre l’importance de guérir des blessures passées pour avancer.

 

  • La Nature Sauvage du Désir : Le conte symbolise également la nature brute et sauvage du désir humain, et comment elle peut être apprivoisée ou canalisée de manière constructive à travers l’amour.

Et si je tentais de réécrire “Peau d’Ane” ?

Dans l’ombre d’un royaume oublié était un roi. Ce roi, dont l’âme voguait dans le silence de ses vastes chambres, aimait une reine. Elle, belle comme les premières lueurs de l’aube, portait en elle un secret, une tristesse profonde qu’elle dissimulait derrière un sourire timide. De leur union naquit une fille, une enfant aux yeux clairs, reflets d’un ciel d’été. Elle grandit, isolée, dans les jardins clos du palais, apprenant le monde à travers les fenêtres de son âme solitaire.

Un jour, la maladie vint. Elle s’installa, insidieuse, dans le corps de la reine, la consumant lentement. Le roi, déchiré par un chagrin sans nom, veillait à son chevet, cherchant désespérément dans ses yeux un signe, un espoir. Mais la reine, dans un murmure presque inaudible, lui fit promettre, une promesse lourde comme les cieux d’orage : ne se remarier qu’avec une femme surpassant sa beauté. Une promesse impossible, un vœu éphémère, lancé dans le vent de l’agonie.

La reine s’en alla, laissant derrière elle un royaume en deuil, un roi en ruines, et une princesse errant dans les allées du jardin, comme un spectre, perdue dans les méandres de son innocence. Le roi, hanté par le spectre de son amour perdu, se détourna de sa fille, laissant le vide envahir son cœur..

La princesse, dans son isolement, grandit. Une fleur dans un désert. Elle fleurissait en beauté, en grâce, à l’abri des regards. Son père, le roi, égaré dans les méandres de son chagrin, la découvrit un jour, comme par hasard, comme s’il la voyait pour la première fois. Sa beauté le frappa, éveillant en lui un désir profond, interdit, qui vint à le consumer de l’intérieur. Il voulut l’épouser, pour honorer cette promesse faite à la reine mourante, ignorant l’abîme qu’il creusait alors entre eux.

La princesse, terrifiée, se tourna vers sa marraine, la fée Lilas, cherchant refuge dans ses paroles, dans son regard. La fée, dans sa sagesse ancienne, lui souffla des énigmes, des défis impossibles pour le roi – des robes de couleur du temps, de la lune, du soleil. Mais le roi, aveuglé par son désir, releva chaque défi, apportant ces robes impossibles à la porte de la princesse.

La dernière épreuve, la demande de la peau de l’âne magique, fut la plus cruelle. Le roi, dans son obsession, ne vit pas la douleur qu’il infligeait, ne vit pas la lumière s’éteindre dans les yeux de sa fille.

La princesse, revêtue de la peau d’âne, s’enfuit dans la nuit. Elle quitta le palais, laissant derrière elle sa vie, ses rêves. Dans un village lointain, elle se cacha sous cette peau, devenue son refuge, son armure contre le monde.

Et là, dans cette cabane modeste, sous les étoiles silencieuses, elle rêvait. Parfois, elle se glissait dans ses robes magnifiques, se regardait dans le miroir brisé, cherchant à se rappeler qui elle était, avant que tout ne bascule.

Dans le village, la princesse sous sa peau d’âne vivait, invisible, une ombre parmi d’autres. Jours après jours, elle s’effaçait, devenant une part du décor, une figure parmi les figures du village, simple gardienne des bêtes.

Mais un jour vint… le prince !  Jeune, d’une beauté troublante, portant en lui cette même solitude que la princesse reconnaissait en elle. Il la vit, un jour de fête, parée de sa robe couleur de soleil, un éclat fugace dans l’obscurité de sa cabane. Il fut frappé, non pas par sa beauté, mais par ce qui émanait d’elle – une force, une tristesse, une énigme.

Le prince, de retour dans son palais, ne pouvait l’oublier. Il demanda un gâteau fait par ses mains, un lien, un geste. Dans la pâte, une bague se glissa, symbole de son passé, de son identité perdue.

Et ce fut cette bague qui scella leur destin. La princesse, appelée au palais, révélée dans sa véritable splendeur, fit tomber la peau d’âne, laissant apparaître la femme, la princesse qu’elle n’avait jamais cessé d’être.

Dans les yeux du prince, elle vit enfin le reflet de son propre être, non pas une figure de désir, mais une âme sœur. Leur union fut la célébration de la fin d’un long voyage, le retour à la lumière après un long séjour dans les ténèbres.

Et c’est ainsi que le conte se termine, non pas dans l’oubli, mais dans la mémoire de ces moments passés, dans la douce mélancolie des choses qui étaient et qui ne seront plus jamais.

La princesse, autrefois prisonnière de son destin, trouva dans son voyage un chemin vers sa propre renaissance, un hymne à la résilience de l’esprit humain. La fin de leur conte n’était pas une simple conclusion, mais le commencement d’une nouvelle légende, écrite non pas dans les pages des livres de contes, mais dans les cœurs de ceux qui osent braver l’obscurité pour trouver leur lumière.

 
 
 

L’odyssée du sacré – Frédéric Lenoir

Un voyage transhistorique et transculturel à la découverte de la spiritualité humaine, du mysticisme et des croyances qui transcendent le tangible

Frédéric Lenoir, avec la rigueur intellectuelle qui le caractérise, dresse un panorama exhaustif des pratiques spirituelles de l’humanité, depuis les rituels chamaniques de la Préhistoire jusqu’aux mouvements de quête de sens contemporains. Il se penche sur les grandes traditions spirituelles, religieuses, ésotériques de l’Orient à l’Occident, sans oublier l’animisme et la magie, dans un style narratif captivant et éclairé.

Son livre est la base indispensable que tous les transmetteurs de savoir, à commencer par les enseignants, devraient connaître, avoir comme point de repère majeur, au-delà des dogmes, des croyances, des endoctrinements, et de la confusion, qui sont le terrain actuel du discours sur le religieux, le spirituel, et sur ce qui peut être vécu aujourd’hui comme le sacré.
Son propos est une fusion entre récit historique et analyse théologique, et se décompose en deux parties principales.
–  La première est une fresque détaillée de l’évolution de la spiritualité humaine et comment celle-ci s’est transformée au fil des bouleversements sociétaux. Frédéric Lenoir y expose sa thèse centrale : le sacré et la religiosité humains sont en constante mutation, reflets des changements dans les modes de vie de notre espèce.
– La seconde partie aborde une question fondamentale : pourquoi l’Homo sapiens, seul parmi les animaux, a-t-il développé un sentiment spirituel et religieux si profond? L’auteur explore les perspectives des grandes traditions spirituelles et religieuses, mais également les critiques des penseurs matérialistes tels que Feuerbach, Nietzsche, et Freud, qui ont remis en question la religion comme source d’illusion et d’aliénation. Il ne s’arrête pas là et souligne les tentatives de penseurs comme Jung, Bergson et Frankl, qui ont réhabilité la spiritualité en tant qu’expérience universelle et expérientielle. Lenoir va jusqu’à s’intéresser aux apports des neurosciences et de la psychologie cognitive dans notre compréhension des liens entre le cerveau et la spiritualité.
Dans cette exploration, il accorde une importance particulière aux croyances universelles, telles que l’astrologie, la magie, la sorcellerie et les relations avec l’au-delà, mettant en lumière leur rôle dans la conscience humaine. Frédéric Lenoir ne se contente pas d’un constat historique ou scientifique; il postule que la spiritualité est une composante intrinsèque de l’être humain, essentielle à son développement depuis ses origines et qui persistera aussi longtemps que l’humanité existera. Face aux enjeux contemporains, notamment écologiques, il invite à un “supplément d’âme”, reprenant les mots de Bergson, et à une élévation morale et spirituelle de notre conscience.

Révolution de la conscience : L’ère de la spiritualité individuelle selon Frédéric Lenoir

Frédéric Lenoir, après avoir exploré, de manière passionnante la naissance de l’aventure spirituelle de l’humanité, la préhistoire, aube du sacré, puis le néolithique,  et la naissance des dieux, explore ce qu’il qualifie comme l’époque la plus transformatrice de l’histoire spirituelle de l’humanité : le tournant axial. Située entre 800 et 200 avant notre ère, cette période marque, selon les mots de Marcel Gauchet, une “immense ébranlement” spirituel, propulsée par l’émergence de l’État et son aspiration à l’universel. Il décrit ce moment comme une véritable révolution néolithique de la spiritualité, où l’individu commence à s’élever au-dessus du collectif. C’est un tournant où les êtres humains se voient non plus simplement comme membres d’un clan ou d’une cité, mais comme des entités individuelles, responsables de leur propre destin. Dans cette époque de transformation, l’individualité prend une nouvelle importance et avec elle, une quête personnelle du sacré s’élance. Les anciennes religions polythéistes, axées sur la communauté, laissent place à une spiritualité qui tient compte de la quête de salut individuel. Le bonheur éternel – que ce soit le paradis des monothéismes ou le nirvana des philosophies orientales – devient l’objectif ultime de la vie morale individuelle.
La notion d’éthique s’impose alors comme pierre angulaire des religions du salut. Les textes sacrés et les enseignements spirituels appellent à une vie vertueuse non plus pour satisfaire les dirigeants terrestres, mais pour se conformer à des principes universels qui déterminent le sort de l’âme dans l’au-delà. La justice divine ou le karma deviennent les mesures de la rétribution morale.
Ce changement monumental décrit par Frédéric Lenoir est un appel à la connaissance de soi et à une relation directe et personnelle avec le divin. Le livre de Lenoir est une invitation à comprendre que, quelles que soient les époques, la recherche du bonheur intérieur et de la vérité éthique restent au cœur de l’expérience humaine. Dans ce cadre, “L’odyssée du sacré” devient un manifeste pour une spiritualité démocratisée, accessible à tous, où la richesse du cœur prime sur les distinctions sociales et matérielles.

En glanant quelques idées dans l’ouvrage

Magie et religion

Citation
… Fidèles aux préjugés coloniaux de leur temps et à l’idéologie du progrès typique du xix e et de la première moitié du xxe siècle, ces anthropologues ont aussi établi une hiérarchie très problématique entre trois stades de l’humanité : un stade infantile, qui correspond aux peuples pratiquant la magie ; un stade plus rationnel, pour les sociétés religieuses (dont la société chrétienne serait la plus élaborée) ; et enfin un stade pleinement adulte, celui des sociétés modernes qui vivent sous le règne de la raison et de
la science. Comme le remarque Frédéric Keck, la magie apparaît à la croisée de deux phénomènes familiers aux sociétés modernes et essentiels à sa définition : la science et la religion. « La magie semble à première vue plus proche de la science que de la religion…”

Le tournant axial

Citation
“Le salut individuel et la relation personnelle qui s’instaure avec le dieu ou l’absolu modifient la pratique religieuse. Les prêtres ou l’élite n’ont plus l’apanage des rituels, et de nouveaux cultes se développent. Les rites liés à la nature sont délaissés, les sacrifi ces animaux, réalisés dans les religions agraires et polythéistes, n’ont plus cours, sauf dans le judaïsme et plus tard dans l’islam, comme le sacrifice du mouton. Monopolisé jusque-là par une poignée de médiateurs, le culte se démocratise. La quête de sens touche toutes les classes sociales. Quelle que soit sa richesse matérielle, chaque être humain est concerné par les sanctions et les bénéfices d’une vie morale et religieuse et cherche à perfectionner sa spiritualité. Les épreuves ne sont plus considérées comme des châtiments divins, mais comme des étapes dans l’accomplissement spirituel. La foi s’exprime à travers des formes moins ritualisées. En Inde, de nombreux ascètes se détachent des rites et appliquent les enseignements spirituels en se retirant dans la forêt”

Aux Origines de la Modernité : L’Éveil de la Conscience Critique au XVIIe Siècle

Dans l’effervescence intellectuelle du XVIIe siècle, émerge une réflexion profonde, une sorte de renaissance où la conscience se dresse, pour la première fois, comme pilier de l’existence humaine. Sous la plume inspirée de Frédéric Lenoir, ce chapitre éclaire dans un cadre historique et philosophique le sillage de géants tels que René Descartes, Baruch Spinoza et John Locke. Ces penseurs se sont attachés à émanciper la raison de la foi, dénotant l’avènement de l’autonomie du sujet, berceau de la modernité.
Descartes, par sa formule iconique “Je pense, donc je suis”, localise la conscience au cœur du Sujet. Il cloisonne la raison et la foi, dégageant le chemin pour la science naissante, une démarche que Hegel saluera comme le socle de la modernité. Spinoza, disciple mais non moins révolutionnaire, critique les fondements des théologies dominantes et insiste sur la séparation des pouvoirs politique et religieux. Il préconise un État de droit libéral, garantissant la liberté de conscience, en esquissant les premières ébauches de la démocratie moderne.
Là où la foi engendre superstition et servitude, la raison de Spinoza offre un horizon d’émancipation. Sa méthode critique et historique du texte biblique et sa vision moniste du divin dévoilent un Dieu immanent, infiniment intégré dans l’ordre naturel des choses, loin de toute intervention surnaturelle ou anthropomorphique. Ce faisant, Spinoza, avec sa vision radicalement nouvelle, prépare la voie aux philosophes des Lumières. Le lecteur est ainsi convié à une plongée dans les méandres de la pensée du XVIIe siècle, un voyage où se dénouent les fils de la superstition pour tisser ceux de la raison critique, pilier de notre modernité. Cette réflexion, bien que centenaire, interpelle notre contemporanéité : la raison face à la foi, l’autonomie du sujet, les fondements de nos démocraties et la nature de notre rapport au divin.
Frédéric Lenoir nous invite non seulement à comprendre, mais également à poursuivre ce dialogue avec le passé, peut-être pour mieux éclairer notre avenir. Un héritage qui dépasse le temps et les frontières, à redécouvrir, à débattre et à transmettre.

Au Cœur de l’Ésotérisme : Un Voyage Intemporel de Sagesse et de Mystères

Dans les méandres de l’esprit humain se tissent des mythes, des symboles et des traditions qui depuis la nuit des temps cherchent à percer le voile du visible pour toucher l’invisible. À cette quête millénaire, un terme est dédié : l’ésotérisme. Mais qu’englobe réellement ce mot, qui semble aussi mystérieux que ce qu’il désigne ? C’est à cette interrogation que Frédéric Lenoir, s’appuyant sur l’expertise d’Antoine Faivre, grand spécialiste contemporain, apporte un éclairage dans son étude approfondie de la pensée ésotérique.

Né de la plume de Jacques Matter en 1828, le mot “ésotérisme”, dérivé du grec “esoterikos” – “de l’intérieur, intime” –, fait référence à un enseignement secret destiné aux initiés. Cependant, ce cadre, bien que juste, ne saurait circonscrire l’ampleur et la profondeur des contenus ésotériques. Faivre, dans son ouvrage “L’Ésotérisme” (1992), pose les bases d’une structure en six piliers, des fondements que Lenoir explore et développe.

Premièrement, le principe d’analogie est érigé comme pilier central. Il est question de correspondances universelles où chaque élément – planètes, couleurs, organes et plus encore – est relié dans un vaste réseau d'”affinités électives”, selon le terme des alchimistes. C’est une vision où tout dans l’univers est interconnecté, articulé dans une danse éternelle.

Deuxièmement, la nature est perçue comme un organisme vivant, complexe, tissé de sympathies et d’antipathies. Cette vision holistique dépeint un monde unifié (unus mundus), une toile de vie animée par une âme mondiale, un concept ancestral qui traverse de nombreuses cultures et philosophies.

Troisièmement, l’imagination et les médiations – rituels, nombres, symboles, images – prennent une place prépondérante. Ils sont les clés qui déverrouillent les portes des dimensions spirituelles du cosmos, là où la raison scientifique atteint ses limites.

Quatrièmement, la transformation intérieure, où la quête de la connaissance se mue en un chemin de transmutation personnelle – à l’instar des alchimistes transformant le plomb en or, une métaphore de l’élévation de l’âme.

Cinquièmement, l’ésotérisme prône la concordance des traditions, affirmant une universalité de la connaissance spirituelle qui transcende les barrières linguistiques et culturelles.

Sixièmement, et non le moindre, le rôle de la transmission du savoir de maître à disciple, une dynamique essentielle pour éviter les écueils de l’orgueil et du subjectivisme, dans une continuité de sagesse partagée.

Cet exposé, loin d’être une simple restitution, est une invitation à comprendre l’ésotérisme comme un patrimoine immatériel de l’humanité, un héritage de connaissances et d’expériences qui invitent à la réflexion, à la découverte de soi et du monde. Frédéric Lenoir, passeur de lumière ? offre un passage vers ces profondeurs souvent insoupçonnées de l’esprit et de l’univers.

La sagesse des ancêtres – Hazel Marie Volk

Hazer Marie Volk nous mène dans une exploration profonde de l’identité, de la spiritualité, de la culture et de la psychologie humaine. Et nous exhorte : “Réveillez votre lien au vivant”.

 

L’ouvrage, au fil des chapitres nous propose des “réflexions” des sortes de mises en situation étranges qui nous mènent ailleurs, au-delà de nos certitudes et de notre confort

 

Quelle est la profondeur et la signification de nos racines ancestrales, comment ces racines influencent-elles notre identité et notre rapport au monde, et comment pouvons-nous nous reconnecter à cette sagesse ancienne pour guider notre chemin dans le monde moderne? Les différentes sections abordent :

  1. L’identité des lointains ancêtres
  2. Renouer avec nos racines
  3. Retrouver notre humanité

Elle nous donne une clé de lecture : “Je vous invite à lire ce livre en compagnie d’autres personnes, d’amis, de voisins ou de membres de la famille. De vous réunir une fois par semaine ou une fois par mois, à la façon d’un groupe de lecture, en personne ou virtuellement, pour lire, ensemble, un paragraphe ou un chapitre afin de partager votre expérience et d’écouter celle des autres. Tout au long de cet ouvrage, vous trouverez des questions et des réflexions qui vous inviteront à ralentir et à vous immerger afin de donner votre propre sens au contenu. Des informations La Sagesse des ancêtres et des pratiques à explorer, afin de stimuler votre propre créativité, votre boussole intérieure, et ressentir ce qui vous semble juste. Je vous invite à vous munir d’un carnet pour noter ce qui émerge lors de vos discussions et réflexions. Lorsque viennent les temps de partage, n’oubliez pas de marquer une pause et de vous habituer à écouter sans trop commenter. Soyez ouvert à l’expérience des autres, à une perspective différente, à une sagesse nouvelle qui a le potentiel de vous inspirer et d’élargir votre horizon. Il s’agit d’une invitation à apprendre mutuellement, en utilisant les mots de ce livre comme des guides, des encouragements ou des moyens d’engager la conversation.

À la découverte de notre essence : un retour aux racines

Dans une ère dominée par le matérialisme et la déconnexion, ce nouvel ouvrage nous propose un périple introspectif, nous invitant à retrouver notre essence véritable. À travers son parcours personnel et ses explorations profondes, l’auteur aspire à nous ramener à nous-mêmes, non seulement en tant qu’individus mais aussi en tant que membres d’une communauté, qu’elle soit visible ou invisible. L’auteur aborde la notion troublante de la façon dont la société moderne nous a façonné. Elle suggère que nous avons été conditionnés à oublier qui nous sommes vraiment, perdus dans les mirages de la matérialité. Toutefois, le message central de cet ouvrage est un appel vibrant à raviver notre relation avec le monde naturel, à renouer avec nos racines sauvages et ancestrales qui semblent avoir été oubliées.
L’essence de son message est claire : nous sommes bien plus que ce que la société contemporaine prétend que nous sommes. En explorant les profondeurs de notre âme, nous pouvons déterrer les racines de cette illusion de déconnexion – une illusion qui nous a fait croire que nous sommes séparés de nous-mêmes, des autres et de notre planète. Mais le voyage vers cette redécouverte n’est pas dépourvu de défis. Comme l’auteure le souligne, faire face à l’inconfort d’une telle transformation est essentiel. C’est un rappel puissant que la plénitude de la vie réside en chacun de nous et qu’elle attend simplement d’être reconnue et célébrée. Elle nous guide vers une guérison systémique : “en réapprenant à danser sur le plan physique, émotionnel et spirituel avec l’ensemble de la Vie”. Plutôt que de chercher des solutions isolées, elle encourage à embrasser une transformation holistique, en réapprenant à interagir sur les plans physique, émotionnel et spirituel avec l’intégralité de la Vie.

L’authentique identité de nos ancêtres préhistoriques : bien plus qu’un simple cliché

La première partie de l’ouvrage met au défi les préconceptions tenaces que nous entretenons à propos de nos ancêtres préhistoriques. Loin de l’image des brutes primitives, souvent véhiculée par les médias et l’éducation, l’auteur dévoile une image bien différente et infiniment plus riche. Nos ancêtres préhistoriques étaient en réalité le produit de millions d’années d’évolution et d’adaptation à leur environnement. Ils possédaient une sagesse, des connaissances et des pratiques ancestrales qui ont laissé des empreintes indélébiles, encore visibles aujourd’hui. Pour preuve, l’auteur évoque la richesse culturelle des tribus autochtones contemporaines, qui, malgré les assauts de la colonisation, ont conservé des traditions et des croyances profondément enracinées.
L’un des messages les plus percutants de cette première partie est l’importance des mythes, des légendes et de la cosmogonie. Ces récits, bien plus que de simples histoires, sont des témoins précieux de la relation intime que nos ancêtres entretenaient avec la Terre. Ils respectaient et honoraient chaque territoire pour sa singularité, reconnaissant les besoins spécifiques de chaque lieu. Elle met également en lumière un point crucial : avant de s’aventurer à adopter les pratiques de cultures étrangères, il est essentiel de comprendre et d’honorer ses propres racines. Cette prise de conscience est un appel à la responsabilité et à l’intégrité, et un rappel que la véritable sagesse réside dans la compréhension de notre propre héritage.

 

À la croisée des chemins spirituels : l’impact occidental et le retour aux sources

La deuxième partie du livre jette un regard critique sur l’engouement spirituel de l’Occident et son influence souvent non désirée sur les cultures vers lesquelles il gravite. L’auteur met en lumière une réalité troublante : bien que la quête spirituelle soit intrinsèquement noble, elle peut involontairement prolonger les ombres du passé colonial. Cependant, loin de s’attarder sur la critique, le cœur de cette partie est un vibrant appel à un retour aux sources. L’auteur nous incite à renouer avec le dialogue interspèces, à nous réinsérer dans le paysage naturel et à redécouvrir le sol sacré sous nos pieds. Il évoque une triste réalité : de nombreux rituels et traditions occidentaux ont été perdus au fil du temps. Toutefois, l’espoir n’est pas perdu. En se tournant vers nos ancêtres et en écoutant attentivement la Terre, il est possible de retrouver l’essence de ces pratiques et de les adapter à notre époque moderne. Retrouver la sagesse de nos ancêtres va au-delà de simples rituels. C’est un voyage pour redécouvrir ce que signifie réellement être humain. Elle nous défie de dépasser les tabous et les conditionnements sociétaux pour embrasser une humanité plus authentique, déconditionnée.

 

Réintégrer l’émotion et la sagesse corporelle : la clé pour un futur respectueux de la Vie

La troisième partie plonge profondément dans l’importance des émotions et de la sagesse corporelle pour vivre en harmonie avec la philosophie de nos ancêtres. Elle souligne la nécessité urgente de se reconnecter à nos corps et à nos communautés pour assimiler pleinement les expériences que la vie nous offre. L’auteur nous présente une vision claire : le retour aux rituels n’est pas seulement une tendance, mais une nécessité. Dans notre société moderne, où la dissociation et la déconnexion sont monnaie courante, les rituels agissent comme des ponts, nous guidant vers une intégration profonde de notre être. Ils sont le miroir d’une transition intérieure qui, lorsqu’elle est vécue pleinement, nous permet de jouer un rôle actif dans la création d’un avenir plus lumineux. Ce n’est pas un appel à l’individualisme. L’auteur insiste sur le fait que notre transformation intérieure a le pouvoir de déclencher des changements collectifs. En embrassant pleinement notre humanité, en honorant nos émotions et en célébrant la sagesse de notre corps, nous sommes mieux armés pour construire un monde qui respecte la Vie et qui chérit les générations futures.

En glanant quelques idées dans l’ouvrage

Au-delà du Chamanisme : La Conscience Universelle de l’Humanité

La profonde connexion que partagent les peuples autochtones avec la nature est à la fois édifiante et déconcertante pour le monde occidental. Cette symbiose, où le chaman puise sa force, sert de prisme à travers lequel l’auteur explore le mal-être fondamental de l’Occident : notre déconnexion croissante d’avec le monde naturel. Plutôt que de s’aventurer immédiatement dans le néo-chamanisme ou de rechercher des enseignements auprès de tribus traditionnelles, l’auteur suggère une introspection authentique. Il nous incite à évaluer la profondeur de notre lien avec la nature. Comment pouvons-nous renouer, nous immerger de manière intuitive et sensorielle dans le monde qui nous entoure, avant de prétendre assimiler la richesse des enseignements autochtones ? Au cœur de cette quête se trouve une observation percutante. Dans les communautés tribales, ceux qui guérissent ne se glorifient généralement pas de leur rôle. Ils l’acceptent avec humilité, comme tout autre membre de la tribu assurant des fonctions essentielles. La guérison, bien que précieuse, n’est pas perçue comme une vocation exceptionnelle, mais plutôt comme une contribution parmi tant d’autres à la communauté. Cette vision démocratise notre lien ancestral avec la Terre. Nous sommes tous, à la base, des êtres de la nature, dotés d’un patrimoine culturel riche et respectueux du vivant. La capacité de percevoir les mondes invisibles ne nous confère pas un statut spécial mais renforce plutôt notre humanité. Il ne s’agit pas de revendiquer des titres exotiques pour justifier une affinité avec le spirituel. Chaque individu possède en lui le potentiel de renouer avec cette sagesse ancestrale, à condition de le cultiver avec intention et persévérance. L’auteur nous lance un défi : retrouver nos racines en puisant l’inspiration des cultures traditionnelles, sans les usurper. Il nous invite à réapprendre l’art de l’écoute, en prêtant attention à la Terre sous nos pieds, signe tangible de notre appartenance à un tout plus vaste.

Laisser la Terre nous porter

Citation

“Ici en France, la Terre m’appelle à un rééquilibrage, à laisser couler mes larmes et à ressentir mes émotions pour pouvoir à nouveau ouvrir mon cœur, aimer, honorer, et vénérer la Vie. Je pense qu’elle nous invite à danser, prier, jouer et chanter à nouveau, à joindre nos voix à la sienne pour que, dans l’écho des montagnes, des déserts, des rivières, des forêts et des grottes du monde entier, nos voix atteignent chaque humain, comme une invitation à rejoindre le mouvement. Ce n’est qu’en renouant avec la Terre nourricière, individuellement et collectivement, que nous pourrons ramener l’équilibre dans un monde dominé par l’homme.”

L’écopsychologie

“C’est en m’intéressant à l’écopsychologie que j’ai pu mettre du sens sur ce que je ressentais et comprendre que notre éloignement progressif du monde naturel influence nos vies au quotidien. Une blessure collective que l’auteur Chellis Glendinning qualifie de « traumatisme originel 1 », rappelant que notre nature humaine profonde est vouée à vivre en participant et en étant en relation avec le monde naturel. Elle suggère que « la dégradation de ces relations a eu un impact majeur sur la façon dont nous construisons notre identité personnelle et collective ». Que « ce traumatisme originel se traduit par une désorientation constante, un manque de sentiment d’appartenance, vécu consciemment ou inconsciemment » qui « influence également la façon dont nous traitons la Terre, dont nous nous traitons les uns les autres ».
Une blessure qui entrave nos capacités « à atteindre une pleine maturité émotionnelle et psychologique »”

Conclusion

Devenir l’ancêtre de demain

Cette vie et au delà – Dr Christophe Fauré

Docteur Christophe Fauré : Une exploration au-delà du cartésien

La vie, la mort et ce qui pourrait exister après celle-ci ont toujours suscité de nombreuses interrogations. Parmi les chercheurs et experts qui se sont penchés sur ces questions, le Dr Christophe Fauré, médecin, se démarque par son approche unique et sa volonté de comprendre au-delà de la vision cartésienne.
Lorsqu’un patient commence par dire : “Docteur, je suis quelqu’un de très cartésien mais…”, on peut s’attendre à ce qui suit. Une histoire d’Expérience de Mort Imminente (EMI), d’Expérience de Fin de Vie (EFV) ou de contact avec un défunt qui remet en question tout rationalisme.

Le Dr Fauré a été témoin de ces témoignages bouleversants à de nombreuses reprises. Au-delà de l’étrangeté apparente, ce qui a réellement retenu son attention, c’est l’impact positif profond qu’ont ces expériences sur ceux qui les vivent. Nombreux sont ceux qui sont revenus de ces épisodes transformés, avec une perspective renouvelée sur la vie. Sa mission, en tant que médecin, est claire : aider et apaiser. Ces récits, sources inestimables de réconfort pour de nombreuses personnes, ne pouvaient donc pas être ignorés. Cela l’a poussé à approfondir ses recherches, à consulter diverses sources et à se plonger dans une quête de compréhension. Aujourd’hui, Dr Fauré nous invite à explorer ces phénomènes avec lui. Une exploration qui promet d’aller bien au-delà de ce que l’on pourrait imaginer. Nous plongeant dans les questions qui ont hanté l’humanité depuis la nuit des temps : qu’existe-t-il après la mort ? Notre conscience survit-elle à notre départ physique ? Quelle est véritablement la nature de notre conscience ?
Si ces questions vous intriguent, sachez que vous n’êtes pas seul. Rejoignez le Dr Fauré dans cette quête fascinante et peut-être trouverez-vous des réponses à vos propres interrogations.

L’étude des phénomènes insaisissables à travers la phénoménologie : Un regard scientifique

Plongeons-nous dans une problématique fascinante : comment étudier des expériences aussi éthérées que les Expériences de Mort Imminente (EMI), les Vécus Subjectifs de Contact avec un Défunt (VSCD) et les Expériences de Fin de Vie (EFV)? La seule source d’information provient des témoignages, mais sont-ils suffisamment robustes pour soutenir des études scientifiques ?
La réponse est affirmativement positive, grâce à une méthode de recherche profonde et respectée : la phénoménologie.

Qu’est-ce que la phénoménologie ?
La phénoménologie est une démarche scientifique axée sur l’étude des expériences vécues. Issue des grandes écoles de pensée du XXe siècle, elle a inspiré des penseurs de renom comme Merleau-Ponty, Sartre et Levinas. Sa pertinence s’étend à divers domaines comme la psychiatrie, les sciences humaines et de l’éducation. Cette approche cherche à comprendre l’essence d’une expérience, en s’affranchissant des doctrines ou des idées préconçues. La phénoménologie, dans sa pureté, s’efforce d’éviter toute interprétation en capturant la réalité de l’individu. Le Dr. Christophe Fauré a adopté cette méthode pour étudier les témoignages de centaines de milliers de personnes ayant vécu ces expériences extraordinaires. C’est un point crucial, car cela valide leur pertinence dans un cadre scientifique.

Dans son ouvrage, le Dr. Fauré choisit une démarche méthodique.
La première partie explore divers phénomènes tels que les EMI, VSCD, EFV et les souvenirs de vies antérieures.
La deuxième partie confronte ces expériences avec les objections et contre-arguments contemporains, tout en remettant en question les hypothèses actuelles sur la conscience.
Enfin, la troisième partie est consacrée aux enseignements que l’on peut tirer de ces phénomènes et comment ils peuvent éclairer notre quotidien.

Quelques unes des leçons qu’en tire l’auteur à la fin de l’ouvrage

Les bouleversements induits par les Expériences de Mort Imminente (EMI)

Les Expériences de Mort Imminente (EMI) constituent un phénomène fascinant et mystérieux qui, une fois vécu, laisse rarement la personne inchangée. Ces expériences profondes transforment la vision de la vie, le rapport à soi, à autrui, mais aussi les perceptions et les valeurs matérielles. Voici comment.

1. Conception renouvelée de la vie et de la mort
Suite à une EMI, une transformation profonde de la perspective sur la vie et la mort s’opère. Cette vision modifiée se manifeste par :

  • Diminution de la peur de la mort : Une confiance renforcée en la survie de la conscience après la mort physique émerge.
  • Éveil spirituel : Bien que moins religieuses, les personnes se déclarent plus spirituelles, se détachant des dogmes pour embrasser une quête de spiritualité personnelle.
  • Joie de vivre et sérénité : Vivre pleinement le moment présent, minimiser les tracas quotidiens et ressentir parfois une mission de vie définie devient une réalité.

2. Reconnaissance et acceptation de soi
Une EMI engendre également :

  • Soif de connaissance : Beaucoup affirment avoir eu accès à la “connaissance universelle”, suscitant un désir d’apprendre et de développement personnel.
  • Augmentation de la confiance et de l’estime de soi : Une vision renouvelée de soi surgit, impactant positivement l’image de soi.

3. Transformation dans la relation à autrui
L’EMI modifie profondément le rapport à l’autre :

  • Priorité à l’amour : L’expérience d’un amour inconditionnel avec un être de lumière renforce la capacité d’amour et d’empathie envers autrui.
  • Amélioration des relations interpersonnelles : L’entraide, la tolérance, la compassion prennent une place prépondérante. Le jugement des autres devient moins pesant.

4. Émergence de perceptions extrasensorielles
Certaines personnes témoignent de nouvelles capacités, telles que la télépathie ou les rêves prémonitoires, à la suite d’une EMI.

5. Changements d’ordre matériel
Les valeurs matérielles sont réévaluées :

  • Désintérêt pour le matérialisme : Les biens matériels perdent de leur importance, tout comme le statut social, la compétition et la réussite financière.

 

L’EMI : Une transformation de la perception de soi et de la continuité de la conscience

Les Expériences de Mort Imminente (EMI) constituent un bouleversement de la perception qu’un individu a de lui-même, de sa nature et de sa place dans l’univers. Voici comment ces perceptions se transforment.

1. Désidentification au corps
Au cours de notre vie, nous associons souvent notre identité à notre enveloppe physique, ce qui engendre la peur de la mort. Une EMI offre une perspective différente :

  • Conscience hors du corps : Durant l’EMI, des personnes se perçoivent hors de leur corps, remettant en question l’idée que “si mon corps cesse d’exister, je cesse d’exister.”
  • Détachement vis-à-vis du corps : Observer son propre corps à distance crée un sentiment de détachement, le percevant parfois comme un vêtement usé, superflu.
  • L’essence spirituelle vécue : La conviction que notre véritable essence transcende le corps devient pour beaucoup une réalité palpable.

2. Rencontres avec des proches décédés
Un élément majeur renforçant la conviction d’une vie après la mort est la rencontre avec des êtres chers disparus :

  • Interactions avec les défunts : Ces échanges, teintés d’émotions, de partages et parfois de conflits, sont vécus comme de véritables interactions avec des entités conscientes.
  • Promesse de retrouvailles : Ces êtres chers promettent souvent une réunion future, renforçant l’idée de la pérennité de la conscience.

3. Continuité de la conscience avant et après cette vie
La notion de continuité de la conscience ne se limite pas à la vie après la mort. Pour certains, elle s’étend aussi à une existence préalable :

  • Souvenirs d’une vie antérieure : Suite à une EMI, certains envisagent l’existence d’une conscience avant leur naissance actuelle, souvent en lien avec des récits d’enfants parlant de vies antérieures.
  • Réincarnation : L’idée que la conscience pourrait se manifester à travers plusieurs existences, ou réincarnations, est alors envisagée comme une option réaliste, réduisant la peur de la mort.

 

L’EMI et la Conscience Interconnectée

Les Expériences de Mort Imminente (EMI) nous plongent dans une dimension qui dépasse les frontières de notre compréhension ordinaire, mettant en lumière l’universalité et l’interconnexion de la conscience.

1. Une Conscience Universelle
Les témoignages d’EMI dépeignent une conscience qui ne se limite pas aux individus mais qui imprègne toute existence, vivante ou non :

  • Connexion intime avec tout : Au cours de leur EMI, les individus ressentent une profonde connexion avec tout, qu’il s’agisse d’autres personnes ou d’éléments de la nature. Certains parlent de leur capacité à lire les pensées et ressentir les émotions d’autrui.
  • Tout est interconnecté : Un témoignage typique exprime : “Quand je regarde une fleur, un oiseau ou une forêt, je ressens que c’est une partie de moi. Nous sommes tous interconnectés.”

2. La Notion d’Interdépendance
Ce concept n’est pas uniquement spirituel. Il reflète la réalité :

  • Interconnexion universelle : Comme le bouddhisme l’explique, tout est lié dans un réseau infini d’interconnexions. Cela s’illustre à travers les conséquences complexes du dérèglement climatique.
  • Impact de nos actions : Chaque action ou parole a des répercussions sur soi et sur les autres, un principe fondamental en thérapie systémique. Cela est résumé par un témoignage : “Ce que je fais de bien à autrui, je le fais à moi-même et vice versa.”

3. Respect pour le Vivant
La prise de conscience de cette interdépendance conduit souvent à une profonde révérence pour toute forme de vie :

  • Préservation de l’environnement : Suite à leur EMI, beaucoup adoptent une attitude plus écologique, comprenant l’importance de protéger la Terre.

4. L’Unité de la Conscience
Au-delà de l’individualité, les personnes ayant eu une EMI ressentent une fusion avec une conscience plus large :

  • Conscience individuelle vs. universelle : Bien que leur conscience personnelle demeure distincte, elle est vécue comme une expression d’une conscience plus vaste, unifiée et globale.

Thérapie de la cohérence

La thérapie de la cohérence

La thérapie de la cohérence est une approche innovante en psychothérapie qui tire parti des découvertes récentes en neurosciences pour aider à modifier les mémoires émotionnelles. Pour bien comprendre cette thérapie, examinons d’abord le contexte plus large de la psychothérapie et de la gestion des mémoires émotionnelles.

1. Les mémoires émotionnelles en psychothérapie : Depuis les débuts de la psychothérapie, les professionnels ont dû composer avec les mémoires émotionnelles de leurs patients. Une question fondamentale dans l’histoire de la psychothérapie a été de savoir si ces mémoires émotionnelles, souvent vécues comme indélébiles, peuvent être modifiées. Pendant longtemps, il était communément admis que ces souvenirs émotionnels intenses étaient difficiles à changer (Ledoux, 1996), ce qui posait un dilemme aux thérapeutes. Devaient-ils simplement espérer que ces réponses émotionnelles disparaissent avec le temps, même si cela n’était pas garanti, ou devaient-ils apprendre à composer avec ces émotions tout en continuant à vivre selon leurs valeurs ?

2. La découverte de la reconsolidation de la mémoire : Une avancée significative en neurosciences a changé la donne. On a découvert le processus de reconsolidation de la mémoire, qui offre des perspectives prometteuses pour la modification des mémoires émotionnelles. Lorsqu’une mémoire émotionnelle est réactivée, elle devient temporairement instable au niveau synaptique. Cette apparente solidité émotionnelle est principalement due au fait que ces souvenirs sont généralement réactivés dans des situations similaires à celles où ils ont été créés. En conséquence, ils se rétablissent de manière très similaire à l’apprentissage initial. Par exemple, si vous avez tendance à ressentir de la jalousie lorsque votre partenaire se trouve dans une situation d’infidélité présumée, cette émotion se réactivera lors de situations similaires, renforçant ainsi la mémoire émotionnelle.

3. Modifier les mémoires émotionnelles grâce à la reconsolidation : Ce qui est passionnant, c’est qu’il est désormais possible d’utiliser la réactivation de la mémoire émotionnelle pour la modifier de manière significative. Une fois que la mémoire émotionnelle est réactivée et qu’elle est intégrée dans la mémoire de travail (une mémoire à court terme), elle devient plus sensible aux expériences qui ne correspondent pas à ses attentes, ce que les neuroscientifiques appellent une “erreur de prévision”. De plus, contrairement à d’autres approches, où l’extinction de la mémoire nécessite de multiples expositions et reste fragile, ce processus d’apprentissage se produit rapidement et est durable. En termes de neurosciences, cela implique des changements synaptiques plutôt que la création d’un nouvel apprentissage concurrent.

La thérapie de la cohérence exploite les découvertes récentes en neurosciences pour aider les individus à modifier leurs mémoires émotionnelles. Elle repose sur le processus de reconsolidation de la mémoire, qui permet de rendre ces mémoires plus flexibles et adaptatives. Cela ouvre la porte à des interventions psychologiques plus précises et efficaces pour aider les individus à faire face à leurs émotions et à vivre en harmonie avec leurs valeurs. Cette approche offre un nouvel espoir pour ceux qui cherchent à changer des schémas émotionnels indésirables.

Une séance de thérapie de la cohérence

Une séance de thérapie de la cohérence, menée par Sophie Côté (Voir la vidéo), se déroule de manière concrète et expérientielle pour aider les patients à modifier leurs mémoires émotionnelles. Voici comment cela se passe :

1. Choix de la priorité : Au début de la séance, le thérapeute, en l’occurrence Sophie Côté, encourage la personne à choisir une priorité, c’est-à-dire un symptôme ou un problème spécifique qui revient régulièrement dans sa vie. Cela peut être quelque chose lié à des pensées, des émotions, des réactions physiologiques ou des comportements.

2. Exploration du symptôme : Le thérapeute guide la personne pour décrire en détail le symptôme choisi. Ils examinent comment ce symptôme se manifeste, quels sont les schémas de pensée associés, les émotions qui surgissent, les réactions physiologiques et les comportements qui en découlent. Ils cherchent à comprendre dans quelles situations le symptôme se produit fréquemment.

3. Création d’exercices expérientiels : Ensuite, le travail consiste à créer des exercices expérientiels. Ces exercices sont conçus pour mettre en contact la personne avec les mémoires émotionnelles associées au symptôme. L’objectif est de faire émerger les apprentissages émotionnels et de permettre au patient de ressentir pleinement ses émotions liées au symptôme.

4. Modification des mémoires émotionnelles : Les exercices expérientiels visent à perturber les schémas habituels en confrontant la personne à des expériences contradictoires à ce que prédisent ses mémoires émotionnelles. Par exemple, en créant une expérience où le cerveau ne perçoit pas le thérapeute comme une menace, même si le symptôme anticipait une réaction négative.

5. Mise à jour des apprentissages implicites : La thérapie de la cohérence se base sur l’idée que les apprentissages émotionnels se produisent principalement par des expériences vécues, et non par des connaissances intellectuelles. Par conséquent, ces expériences expérientielles sont conçues pour mettre à jour les apprentissages implicites dans la mémoire émotionnelle du patient.

6. Consolidation du changement : Une fois que les mémoires émotionnelles sont perturbées et que de nouvelles expériences sont intégrées, le patient peut commencer à percevoir le monde et ses réponses émotionnelles d’une manière différente. Le changement devient une évidence, et la trace mémorielle est activable de manière positive.

7. Répétition et consolidation : Le processus de reconsolidation se poursuit dans les séances suivantes. Le patient peut être exposé à de nouvelles expériences qui renforcent le changement ou même vivre des transformations dans sa vie quotidienne, où les schémas émotionnels ne se comportent plus comme prévu.

8. Pas d’interprétation par le thérapeute : Il est important de noter que le thérapeute de la cohérence évite d’interpréter ou de révéler au patient le contenu de son inconscient. L’accent est mis sur la création d’expériences pour que le cerveau du patient puisse mettre à jour ses propres apprentissages émotionnels.

9. Exemple concret : Un exemple concret donné par Sophie Côté concerne une patiente qui avait peur de dire “non” aux autres, craignant des conséquences négatives. En travaillant avec elle, Sophie a créé une expérience où la patiente a dû dire “non” à des demandes du thérapeute tout en imaginant qu’elle était en train de caresser un chien. Cette expérience a perturbé les schémas émotionnels existants de la patiente et lui a permis de voir le thérapeute différemment, ce qui a progressivement modifié sa réaction émotionnelle.

La thérapie de la cohérence se concentre sur la création d’expériences pour perturber les mémoires émotionnelles et favoriser des changements positifs. Elle repose sur la neurobiologie de la reconsolidation de la mémoire et se déroule de manière active et expérientielle, avec un fort accent sur la collaboration entre le patient et le thérapeute pour permettre au patient de mettre à jour ses propres apprentissages émotionnels.

Dans l’émission de France Inter 
“La véritable utilité de la mémoire, c’est de prédire l’avenir” – Pierre Cousineau au micro de Charles Pépin



Pour en savoir plus:

La parole intérieure et la méditation

La Parole Intérieure

Nous avons tous une “parole intérieure” qui s’exprime constamment en nous, que ce soit pendant la journée ou même dans nos rêves. Imaginez cela comme un flux continu de pensées, d’opinions et de réflexions, parfois claires et d’autres fois fragmentées. Elles peuvent être des conversations anticipées, des réflexions sur des discussions passées ou des pensées spontanées. Pour certains, cette parole intérieure est une combinaison de différentes langues, surtout pour ceux qui sont polyglottes.
Des chercheurs comme Gabriel Bergounioux ont étudié cette “parole intérieure”. Selon lui, ce flux constant de pensées verbales est une preuve de notre existence et de notre présence psychique. Bergounioux a même essayé de quantifier cette activité, suggérant que nous pourrions avoir jusqu’à 576.000 pensées verbales par jour.

Au cours des années 2000, il y a eu un regain d’intérêt pour étudier cette parole intérieure, appelée “endophasie”. Après des décennies dominées par les sciences cognitives, des linguistes et des écrivains ont commencé à se pencher de nouveau sur le sujet. Des œuvres notables incluent celles de Gabriel Bergounioux en 2004, Victor Rosenthal en 2012 et Frédéric Martin-Achard en 2017.
Que vous en soyez conscient ou non, votre esprit est toujours actif avec une parole intérieure, influençant la façon dont vous percevez et interagissez avec le monde.

La méditation un moyen d’apaiser ou de ralentir la “parole intérieure”

La “parole intérieure” aussi appelée “dialogue intérieur” ou “bavardage mental”.

  1. Concentration: De nombreuses formes de méditation consistent à se concentrer sur un objet, une pensée ou une activité spécifique, comme la respiration ou un mantra, pour entraîner l’esprit à ne pas se disperser. Cela aide à réduire le bavardage mental incessant.

  2. Présence: La pleine conscience, ou “mindfulness”, est une forme de méditation où l’on observe ses pensées, sentiments et sensations sans jugement. Au lieu de se laisser emporter par le dialogue intérieur, on le remarque simplement et revient doucement à l’objet de méditation (comme la respiration). Cela cultive une présence attentive à l’instant présent.

  3. Acceptation: Plutôt que de lutter contre le bavardage mental, certaines techniques de méditation encouragent simplement à reconnaître et accepter la parole intérieure sans s’y attacher ni réagir. Cette acceptation peut aider à dissiper naturellement les pensées intrusives.

  4. Exploration profonde: Certaines formes avancées de méditation, comme la méditation analytique, utilisent le dialogue intérieur comme un outil pour sonder en profondeur certaines questions ou problèmes. Au lieu d’éliminer la parole intérieure, elles l’utilisent de manière constructive.

  5. États de tranquillité: Avec une pratique avancée, certains méditants peuvent atteindre des états de méditation où le bavardage mental cesse presque entièrement, menant à des états profonds de paix et de tranquillité.

Le but de la méditation n’est pas nécessairement d’éliminer complètement le dialogue intérieur, mais plutôt de changer notre relation avec lui. La méditation nous apprend à ne pas être emporté ou dominé par nos pensées, mais à les observer avec détachement et clarté.

L’inconscient ou l’oubli de l’histoire

Quand le Passé façonne notre Psyché

Hervé Mazurel, dans son ouvrage majeur, pose une question cruciale : notre inconscient est-il vraiment déconnecté de l’histoire qui l’entoure ? En reliant psychanalyse, histoire des sensibilités, sociologie psychologique et anthropologie critique, ce livre éclaire les liens entre l’individu et son contexte socioculturel.

1. Freud et le Postulat de l’Inconscient universel

Mazurel questionne le postulat de Freud selon lequel l’inconscient transcende les réalités socio-culturelles. Selon Freud, la structure de la personnalité qu’il étudiait chez ses patients du XIXe siècle représentait l’humain dans son universalité. Mais Mazurel soulève un point crucial : cette perception n’était-elle pas plutôt le reflet d’une époque, d’une culture et d’une classe sociale spécifiques ?

2. La Vie psychique à travers l’Histoire

L’auteur nous entraîne dans une exploration où il démontre que notre psyché est imprégnée d’histoire. Les changements dans le refoulement pulsionnel et le contrôle des émotions ne sont-ils pas le reflet des évolutions de nos mœurs et de nos désirs ? Mazurel nous incite à regarder comment des éléments tels que les tabous, la pudeur ou la définition de l’intimité ont évolué au fil du temps.

3. Les Névroses à travers les Âges et les Classes

Chaque époque, chaque classe sociale peut présenter ses propres formes de névroses. Les fantasmes, les symboliques des rêves et même des complexes aussi fondamentaux que le complexe d’Œdipe sont influencés par les évolutions sociales, les dynamiques familiales et les rapports de genre.

4. Un Appel à l’Évolution de la Psychanalyse

Enfin, “L’inconscient ou l’oubli de l’histoire” est une invitation pour la psychanalyse et les sciences psychologiques à reconnaître l’influence séculaire de l’histoire sur nos inconscients. C’est un plaidoyer pour la compréhension de notre vie psychique et affective, non pas comme un élément isolé, mais profondément enraciné dans le tissu socio-historique.

Composition du Psychisme Inconscient : Mémoire, Désirs et Histoire

Notre psychisme inconscient demeure un mystère pour beaucoup d’entre nous. Au cœur de cet inexploré se trouvent des fragments d’émotions, d’apprentissages et de souvenirs qui façonnent notre identité. Dans cette analyse, nous plongerons dans les profondeurs de l’inconscient, inspirés par les idées de Cornelius Castoriadis et d’autres penseurs, pour découvrir comment l’inconscient est lié non seulement à nos vies individuelles, mais aussi à la richesse de l’histoire collective.

1. L’Inconscient : Un Réservoir de Mémoire et d’Émotion

L’inconscient est principalement un lieu de mémoire. Il abrite nos désirs non réalisés, nos traumatismes cachés, ainsi que nos leçons apprises pendant l’enfance et ensuite oubliées. Au-delà de cela, comme le mentionne Castoriadis, il s’agit d’un “magma” d’émotions, de désirs et de pensées qui, souvent à notre insu, influencent nos actions et notre perception du monde.

2. Langage et Corps : Les Voies de l’Inconscient

L’inconscient s’exprime de différentes manières, notamment à travers le langage, révélant parfois nos secrets les plus cachés. Il se manifeste également dans nos gestes, notre respiration, et nos émotions, servant d’intermédiaire entre nos pensées internes et le monde extérieur.

3. Les Liens avec le Passé : La Profondeur Historique de l’Inconscient

Une perspective fascinante sur l’inconscient est qu’il n’est pas seulement personnel, mais aussi collectif. Les générations passées, à travers leurs expériences et leur héritage, habitent notre inconscient. Ces ancêtres influencent nos désirs, rêves et émotions, jouant un rôle déterminant dans notre comportement quotidien. En somme, l’inconscient est un pont entre le passé, le présent et l’avenir.

4. L’Importance de Reconnaître notre Histoire Collective

Reconnaître que l’inconscient est intrinsèquement lié à l’histoire nous pousse à réévaluer notre compréhension de nous-mêmes. En examinant de plus près ces souvenirs cachés, nous pouvons découvrir l’impact de l’histoire collective sur notre individualité.

L’humanisme contesté de Fanny Nusbaum

L’œuvre d’art de votre existence selon Fanny Nusbaum

Plongez dans le voyage philosophique proposé par Fanny Nusbaum, experte en intelligence, à travers son 4e ouvrage. Elle nous invite à percevoir notre vie non pas comme une série d’événements ordinaires, mais comme une véritable œuvre d’art sculptée par nos propres mains. Dans une époque où la société semble privilégier l’essence plutôt que l’existence, Nusbaum sonne l’alarme, nous appelant à reconquérir notre dignité, à cesser de ramper et à commencer à créer activement. Elle nous guide vers une quête d’excellence décomplexée, nous encourageant à embrasser nos aspirations les plus profondes. L’auteure nous interpelle en disant : « L’humanisme actuel nous uniformise, diluant le feu intérieur qui fait la grandeur de l’Homme. » Elle nous avertit de la dérive de notre société, la comparant à un système qui s’emballe, oublie ses valeurs et se tourne vers les dogmes. Mais loin de n’être que critique, Fanny Nusbaum nous offre une boussole pour naviguer dans ce monde compliqué. Elle dévoile 40 commandements pour résister aux normes sociétales oppressantes et embrasser pleinement la vie. Elle nous incite à redécouvrir notre courage, notre ambition et notre instinct – des outils que la bienveillance moderne semble souvent nous demander d’oublier. Chaque page de cet ouvrage est une invitation à réfléchir, à défier le statut quo et à faire de notre existence une aventure unique et passionnée. C’est un véritable appel à tous ceux qui se sentent submergés par une culture qui valorise la sécurité et la conformité au détriment de ce qu’elle appelle “la véritable essence humaine”. Si vous êtes convaincu, prêt à revendiquer votre place dans le monde et à vivre avec passion, ce livre est pour vous. Embarquez dans le voyage de la transformation avec Fanny Nusbaum et découvrez comment vous pouvez, alors, véritablement exister… Mais n’oubliez pas de garder votre esprit critique !

Fanny Nusbaum s’en prend à “la guimauve humaniste”

 

Elle entreprend d’abord d’interpréter les origines et l’évolution de l’humanisme

  1. Descartes et le Cogito : Descartes, avec son fameux “Cogito, ergo sum” (Je pense, donc je suis), a positionné la pensée comme essence de l’existence humaine. Cette affirmation suggère que l’être humain n’existe que parce qu’il pense, remettant ainsi en question la validité d’autres aspects de l’expérience humaine, comme l’action, l’intuition et l’instinct.
  2. Rejet du Corps : Selon cette opinion, Descartes aurait tendance à négliger ou à dévaloriser le corps humain, la faim, la douleur et d’autres expériences physiques, en faveur d’une existence axée sur la pensée.
  3. Parallèle avec le Nouveau Testament : La pensée cartésienne est vue comme une interprétation modernisée du Nouveau Testament. Elle met l’accent sur l’essentialisme, c’est-à-dire la croyance en une essence ou nature intrinsèque des choses.
  4. Évolution de l’Humanisme :
    • Avant les Lumières: Un humaniste était une personne qui étudiait et enseignait les langues classiques, les arts et les sciences. L’humanisme, à cette époque, signifiait retrouver sa dignité par l’auto-perfectionnement et la maîtrise de disciplines nobles.
    • Après les Lumières : Avec Diderot et d’Alembert, la définition de l’humaniste change. Dans leur Encyclopédie, ils définissent un humaniste comme un philanthrope, c’est-à-dire quelqu’un qui aime l’humanité et souhaite la promouvoir. Cette nouvelle définition déplace l’accent de l’auto-perfectionnement vers la simple promotion de l’existence humaine.
  5. Changement de Paradigme : La vie humaine est sacralisée, non pas par sa capacité à s’élever, mais simplement par son existence. L’importance est mise sur l’élévation collective des plus démunis, principalement par la pensée.

Elle présente une critique des évolutions conceptuelles de l’humanisme à travers le temps, suggérant que l’ère des Lumières a déplacé l’accent de l’auto-amélioration personnelle vers une acceptation et une célébration plus générale de l’humanité dans son ensemble.

L’auteur poursuit sa réflexion sur la nature et l’évolution de l’humanisme, en mettant l’accent sur l’essentialisme.

  1. Religion de l’Humanisme : La majorité des conventions modernes soutiennent l’humanisme, qui est défini comme la promotion de la race humaine par et pour elle-même. Ce courant est influencé par les valeurs chrétiennes, et il considère que chaque vie humaine est sacrée, indépendamment des qualités ou défauts individuels.
  2. Pandémie de Covid-19 : Lors de la pandémie, de nombreux dirigeants ont affirmé l’importance et la valeur de chaque vie humaine, illustrant la prédominance de cette vision humaniste.
  3. Promotion de la Multiplication Humaine : La société encourage la multiplication de la race humaine, même si cela peut sembler paradoxal dans un contexte de surpopulation mondiale.
  4. Essentialisme :
    • Philosophie de l’Être : L’humanisme moderne est fortement teinté d’essentialisme, qui soutient que l’essence de chaque individu est primordiale et préexistante. Les caractéristiques intrinsèques (comme le genre, la couleur de peau ou l’orientation sexuelle) sont vues comme déterminantes pour la vie de l’individu.
    • Passivité : Selon cette perspective, la vie est composée d’événements qui “arrivent” à l’individu, suggérant une forme de destin prédéfini. Cela peut mener à un mode de vie passif, où l’individu se contente simplement d’exister plutôt que de chercher activement à se réaliser.
    • Origines : L’essentialisme provient de la philosophie de Parménide et d’autres éléates, qui considéraient l’univers comme stable, éternel, et essentiellement immuable.
  5. Convention Imaginaire : La société moderne favorise une vision essentialiste de l’humanisme, où l’individu est encouragé à simplement “être” plutôt qu’à “devenir”. Cela suggère qu’à un certain moment, chaque individu reçoit une révélation de sa véritable nature et doit alors chercher à être toujours plus en accord avec cette révélation.

Elle critique donc la passivité induite par l’essentialisme et souligne le danger potentiel d’une vision de l’humanité trop statique et non évolutive.

Elle critique aussi le “développement personnel”

Pour elle toute une catégorie de personnes, qualifiées d'”essentialistes”, se caractérisent par une quête de développement personnel axée sur l’acceptation de soi  :

Les essentialistes s’investissent dans le développement personnel, cherchant à se connaître et à s’accepter plutôt qu’à se transformer ou à s’améliorer en termes conventionnels. Ils lisent sur le sujet, participent à des formations, des stages et consultent régulièrement des psychologues. Au lieu de chercher à être “meilleur”, “plus grand” ou “plus fort”, l’essentialiste apprend à s’accepter, à accueillir ses peurs et ses faiblesses. Le processus est si profond qu’il pourrait même finir par chérir ces imperfections.

L’essentialiste aime réfléchir profondément et prendre le temps de comprendre les choses et les personnes, sans nécessairement vouloir les changer. Il a tendance à être critique envers ceux qui poursuivent des objectifs ambitieux, qu’il s’agisse de réussite, de mouvement ou d’exploitation des ressources. Pour l’essentialiste, la philosophie devient une forme de morale, avec des notions claires de bien et de mal. Par exemple, il peut juger que gagner de l’argent est mal, tout en simplifiant les motivations derrière cette quête d’argent. Nusbaum suggère que l’essentialiste a une vision morale de nombreuses choses, comme l’argent, la joie, la colère, la paix et la guerre, et qu’il a tendance à porter des jugements basés sur ces perceptions.

Le rôle du féminin dans la perception et l’institutionnalisation de la vulnérabilité, en lien avec les conventions humanistes.

L’auteur explique que la symbolique féminine coïncide avec les codes humanistes, mais prévient que son discours pourrait déclencher des controverses. Elle anticipe que certains pourraient contester la notion de spécificités masculines ou féminines. Toutefois, elle souligne que diverses études ont mis en avant certaines différences entre les hommes et les femmes, en particulier sur le plan émotionnel ou en matière d’hyperactivité.

La liste exhaustive des qualités et des attributs associés au féminin, selon l’auteur, englobe des traits tels que la sensibilité, la douceur, l’empathie, la compassion, et bien d’autres. Ces symboles ne sont pas le fruit du hasard, mais sont plutôt issus d’un inconscient collectif ancien.

L’auteur cite Nietzsche pour souligner le rôle traditionnellement attribué à la femme. Elle précise cependant que ces attributs féminins ne décrivent pas nécessairement toutes les femmes. En réalité, le féminin ne se réfère pas spécifiquement à la femme. Hommes et femmes possèdent tous deux des dimensions féminines et masculines, qui s’expriment de différentes manières selon les individus et les situations. Une personne peut être prédominamment masculine dans certains contextes et féminine dans d’autres.

Donc pour elle c’est  notre époque qui est principalement féminine. Cette prédominance féminine s’est naturellement intégrée dans la “religion humaniste”, en soutien à la philosophie essentialiste prévalente.

 

L’auteur y oppose, bien sûr, l’idée de  “Restaurer le masculin”

Elle aborde la distinction entre les valeurs typiquement associées au masculin et au féminin, suggère qu’en milieu “embelliste”, des qualités comme le flair, l’excellence, l’audace et le rayonnement sont valorisées plus que la gentillesse, la bienveillance et la discrétion. Cela ne signifie pas que nous devrions abandonner les qualités féminines; au contraire, elles devraient être exprimées en fonction de la situation. Elle suggère que l’existentialisme, avec sa proactivité et sa quête d’intensité, porte l’ADN du masculin. Il est orienté vers l’action, le dépassement et la force plutôt que la réflexion ou la transmission. Ce trait est illustré par de nombreux personnages historiques, qu’ils soient hommes ou femmes. Elle liste une série d’attributs associés au masculin – de la force à la combativité, en passant par la créativité et la démesure. Ces attributs ne sont pas forcément valorisés dans la perspective de l’humanisme contemporain, mais l’auteur soutient que chaque individu aspire naturellement à exprimer sa volonté de puissance et à nourrir ces traits.
Le texte aborde aussi la tension ressentie par de nombreux individus entre leur aspiration à exister, à se différencier et à gagner en puissance, et la pression sociétale de montrer de la douceur et d’autres vertus typiquement associées au féminin. Enfin, l’auteur souligne qu’en situation de survie ou de crise, les instincts prédominants sont ceux du masculin. Le féminin se retire, se protège et soutient de manière indirecte, tandis que le masculin prend les devants.
Elle plaide pour une reconnaissance et une valorisation du masculin, tout en respectant l’équilibre avec le féminin, selon les situations et les contextes.

 

La suite s’inscrit dans une cohérence de la réflexion de l’auteur

L’éloge de la performance, qui est un thème qu’elle a déjà travaillé dans d’autres ouvrages. Puis suivent LES 40 COMMANDEMENTS DE LA SAGESSE EMBELLISTE

Un livre à lire, car il est rare de trouver une telle critique des pensées dominantes et séculaires (!)… mais en conservant sa propre force critique 😁

Notre point de vue

Exprimé également ici

L’humanisme est contesté souvent sur les points suivants

L’humanisme, qui place l’humain au centre de toute préoccupation, a connu diverses critiques depuis son émergence pendant la Renaissance. Voici quelques critiques courantes :

  1. Anthropocentrisme excessif : L’humanisme est souvent critiqué pour son anthropocentrisme, c’est-à-dire sa tendance à considérer l’humain comme l’élément central ou le plus important de l’univers. Cette vision peut mener à l’exploitation de la nature et à l’ignorance des droits des autres espèces. Elle est souvent remise en question par les écologistes, les défenseurs des droits des animaux et les penseurs post-humanistes.
  2. Optimisme démesuré : L’humanisme peut parfois être critiqué pour son optimisme concernant les capacités humaines. Cette vision peut conduire à une surévaluation des capacités humaines à résoudre les problèmes du monde et à progresser moralement et intellectuellement.
  3. Universalisme problématique : L’humanisme prétend souvent à l’universalité, suggérant une essence ou nature humaine commune. Cette vision est critiquée par ceux qui soulignent les différences culturelles, historiques et individuelles entre les personnes. De plus, elle peut mener à une marginalisation des cultures non-occidentales et à une forme de colonialisme culturel.
  4. Négligence du contexte social : Les critiques de l’humanisme soulignent souvent qu’il se concentre trop sur l’individu et néglige l’importance des contextes sociaux et économiques. Les théories comme le structuralisme, le post-structuralisme, et le marxisme mettent l’accent sur les structures sociales plutôt que sur les individus.
  5. Limites face aux avancées technologiques : Avec les progrès de l’intelligence artificielle et de la génétique, certains pensent que l’humanisme traditionnel n’est pas équipé pour traiter les questions éthiques qui se posent. Le transhumanisme, par exemple, critique l’humanisme pour son refus d’envisager l’augmentation ou le dépassement des capacités humaines par la technologie.

Il convient de noter que l’humanisme est un courant de pensée divers et ces critiques peuvent ne pas s’appliquer à toutes les formes d’humanisme. De nombreux humanistes ont également répondu à ces critiques, parfois en révisant ou en élargissant leurs conceptions de ce que signifie être humain.

On peut opposer à ces critiques des réponses précises

  1. Anthropocentrisme excessif : C’est vrai historiquement, mais les humanistes ont  élargi le concept d’humanisme pour y inclure un respect accru pour l’environnement et d’autres espèces. Le respect de la nature et le souci de la biodiversité peuvent être vus comme une extension de la préoccupation humaniste pour le bien-être et la dignité. La perspective est systémique aujourd’hui, et l’humanisme tente de tenir compte des interactions entre tous les éléments actifs du système terre.
  2. Optimisme démesuré : Il ne s’agit pas tant d’un optimisme naïf que d’un engagement actif à améliorer le monde. Ils pourraient également souligner que l’humanisme ne nie pas les défauts et les limites humaines, mais cherche plutôt à les comprendre et à les surmonter par l’éducation, la réflexion critique et l’action éthique.
  3. Universalisme problématique : Certains humanistes peuvent croire en une “nature humaine” universelle, beaucoup adoptent une vision plus flexible, soulignant la diversité des expériences et des perspectives humaines. Ils peuvent également soutenir que l’humanisme est une tradition en constante évolution, capable de s’adapter à de nouveaux contextes et de nouvelles idées.
  4. Négligence du contexte social : L’humanisme affirme l’importance des contextes sociaux et économiques et cherche à promouvoir la justice sociale et l’égalité. L’humanisme est social et combine l’accent sur la dignité humaine et l’éthique avec une critique du capitalisme et une préoccupation pour les questions sociales et économiques.
  5. Limites face aux avancées technologiques : Certains humanistes sont sceptiques à l’égard de la modification génétique, de l’intelligence artificielle, etc. D’autres embrassent ces technologies comme des outils potentiels pour améliorer la vie humaine. Ils soulignent que le défi est de s’assurer que ces technologies sont utilisées de manière éthique et bénéfique. D’autres encore se rendent compte que la problématique n’est pas celle des outils, les technologies ayant très rapidement et très profondément pénétré aussi bien les pratiques sociales que les mentalités, les prises de décision, etc.

 

Comprendre l’universalisme humaniste

Les principes universalistes de l’humanisme visent des questions de portée à la fois individuelle et collective, liées à la vaste question de la conscience :

  1. La dignité et la valeur de chaque individu : Chaque personne a une valeur intrinsèque et mérite le respect et la considération.
  2. L’autonomie personnelle : L’humanisme met l’accent sur la liberté individuelle et le droit de chaque personne à diriger sa propre vie, tant que cela ne porte pas préjudice aux autres. C’est sur cette base aussi que l’on peut faire société, en cultivant la responsabilité individuelle et collective, et la progression sur cette voie.
  3. La rationalité et l’évidence empirique : Les humanistes valorisent la pensée critique, la logique, la science et l’évidence empirique comme moyens de comprendre le monde et de prendre des décisions éthiques. Certaines voies humanistes cultivent aussi l’approche symbolique et une spiritualité laïque.
  4. L’éthique séculière : L’humanisme propose une approche de l’éthique qui ne repose pas sur des croyances religieuses ou surnaturelles, mais sur la raison, l’empathie et le souci du bien-être humain.
  5. L’engagement envers le progrès humain : Les humanistes croient en la capacité des humains à améliorer le monde et à résoudre les problèmes par l’innovation, l’éducation et l’action collective.

 

Un point sur le “développement personnel”

 

Le développement personnel est une voie de transformation individuelle. Il vise l’épanouissement de l’individu, l’acquisition de nouvelles compétences, la compréhension de soi, l’amélioration de la qualité de vie et la réalisation de ses aspirations et rêves. En s’engageant dans un travail de développement personnel, un individu peut surmonter des obstacles psychologiques, émotionnels ou comportementaux qui entravent son bien-être ou sa réalisation.

Quand les individus se développent et s’améliorent eux-mêmes, cela vise aussi des répercussions positives sur les interrelations humaines, voire au-delà :

  1. Amélioration des relations interpersonnelles : Un travail sur une meilleure compréhension de soi inclut le souci d’une meilleure compréhension des autres. Les compétences en communication, l’empathie et la gestion des conflits, souvent abordées dans le cadre du développement personnel, peuvent améliorer considérablement les relations.
  2. Contribution positive à la société : Des individus épanouis et conscients de leurs responsabilités vont contribuer de manière plus positive à leur communauté ou à la société dans son ensemble.
  3. Modèle pour les autres : En se développant personnellement, un individu peut inspirer d’autres personnes dans son entourage à entreprendre un voyage similaire. Il peut “rayonner” et créer un climat collectif positif, ce qui est aujourd’hui particulièrement nécessaire !
  4. Amélioration de la santé mentale et physique : En apprenant à gérer le stress, les émotions négatives et en adoptant des habitudes de vie saines, les individus améliorent le bien-être général, en même temps que le leur.

Toutefois, certaines conceptions et pratiques du développement personnel peuvent être critiquées. Certains le voient comme une industrie commerciale exploitant les insécurités des gens. D’autres estiment qu’il va promouvoir un narcissisme excessif ou détourner l’attention des problèmes sociaux plus larges en se concentrant uniquement sur l’amélioration individuelle. Cela dit, le développement personnel peut être abordé de manière authentique et équilibrée et conduire à une transformation individuelle bénéfique et à des relations améliorées entre les individus.

Le labyrinthe

D’après l’excellent site “Je pense”  https://www.jepense.org/symbolisme-du-labyrinthe/

Le symbolisme du labyrinthe : signification et sens caché

Le labyrinthe est un motif géométrique ancien, symbolisant un parcours compliqué avec de nombreux détours et obstacles. Bien qu’il puisse être vu comme un jeu ou une épreuve, son sens profond est souvent associé à la quête, au mystère, et à la connaissance.

Origines et mythologie grecque : Le mot “labyrinthe” provient d’une ancienne racine indo-européenne, faisant référence à un complexe de bâtiments en pierre. Dans la mythologie grecque, Dédale crée un labyrinthe pour le roi Minos afin d’y enfermer le Minotaure. Thésée, aidé par le fil d’Ariane, entre dans le labyrinthe, tue le Minotaure et en sort victorieux.

Symbolismes profonds :

  1. Épreuve et adversité : Le labyrinthe évoque les défis, les erreurs, la peur, et la mort. Seules la ruse et l’intelligence permettent de le traverser.
  2. Labyrinthe mental : Il peut représenter le mental, l’inconscient ou le subconscient. Explorer son propre “labyrinthe intérieur” c’est confronter ses peurs et ses passions.
  3. Quête personnelle : Traverser le labyrinthe est une quête spirituelle, passant de l’illusion à la réalité, et cherchant son chemin de vie.
  4. Mystère et secret : Il évoque le mystère de la vie et nécessite de se dépasser pour découvrir la vérité cachée.
  5. Savoir et Connaissance : Comme une construction complexe ou un texte sacré, le labyrinthe représente le défi d’acquérir la connaissance.

Centre du labyrinthe : Le centre est un lieu d’équilibre, de paix, et d’harmonie. Il peut être vu comme un point d’accès au soi véritable, à l’arbre de vie, ou à la pierre philosophale.

Liens maçonniques : Bien que le labyrinthe ne soit pas directement mentionné dans la maçonnerie, ses thèmes se recoupent avec de nombreux symboles maçonniques. De plus, le labyrinthe était souvent associé aux bâtisseurs de cathédrales, précurseurs des francs-maçons.

Labyrinthes dans les églises : On trouve des labyrinthes dans de nombreuses cathédrales françaises. Traditionnellement, ils sont vus comme un moyen de protéger contre les démons et comme un substitut au pèlerinage. À Chartres, le labyrinthe est un exemple de la fusion de la pensée antique et chrétienne.

D’après « Chartres, le labyrinthe déchiffré » de John et Odette Ketley-Laporte 

Chartres, le labyrinthe

Un labyrinthe de proportions impressionnantes et de significations profondes est niché au cœur de la Cathédrale de Chartres, un chef-d’œuvre architectural construit en 1200. Ce n’est pas seulement une création grandiose en raison de sa taille – avec un diamètre impressionnant de 12,88 m – mais aussi en raison de la complexité et de la signification de sa conception.
Histoire et Architecture: Lorsqu’on étudie l’histoire du labyrinthe, il est impossible d’ignorer la plaque en cuivre qui se trouvait autrefois au centre, illustrant la bataille entre Thésée et le minotaure. Cette représentation est directement inspirée du célèbre Labyrinthe de Crète, une création mythologique de Dédale. Malheureusement, la plaque a été perdue lorsqu’elle a été fondu par des révolutionnaires en 1793 pour fabriquer des cloches. La perte de cette plaque est un rappel de l’impact de la politique et des mouvements sociaux sur l’art et la culture, même lorsqu’ils sont inscrits dans la pierre des cathédrales. Le labyrinthe de Chartres ne sert pas seulement d’ornement; il est la manifestation des connaissances mathématiques avancées de son temps. Le Moyen Âge, une époque souvent stigmatisée comme “sombre”, était en réalité un moment où la compréhension des nombres, des formes et des proportions était primordiale. Les chercheurs et les bâtisseurs croyaient fermement que ces éléments étaient les clés pour comprendre l’univers lui-même.
Géométrie et Symbolisme: L’architecture de la Cathédrale de Chartres, et en particulier du labyrinthe, est profondément enracinée dans la géométrie sacrée. Chaque coin, chaque courbe et chaque ligne du labyrinthe a été pensé en fonction de cette géométrie. Le centre du labyrinthe, par exemple, coïncide avec l’un des principaux points d’ancrage de la cathédrale elle-même. Le choix d’une forme circulaire avec onze anneaux concentriques est également loin d’être arbitraire. Le cercle, souvent vu comme un symbole de l’éternité et de l’infini, se trouve au cœur de sa conception. L’utilisation du pied romain comme unité de mesure pour la construction est également fascinante. Ce système de mesure ancien, basé sur une longueur de 294,45 mm, était la norme de l’époque. Mais à l’intérieur du labyrinthe, une autre mesure, appelée “pied du Maître”, d’une longueur très similaire, était utilisée. Cette distinction subtile entre les mesures “profanes” et “sacrées” met en évidence la frontière entre le monde extérieur et l’espace sacré du labyrinthe.
Renaissance et Signification Actuelle: Malgré sa splendeur et son importance symbolique, le message du labyrinthe a commencé à s’estomper dès la fin du XIIIe siècle. Au fil du temps, son sens s’est perdu, tout comme de nombreux autres labyrinthes dans d’autres cathédrales. Cependant, grâce à la qualité de sa construction et à des facteurs économiques au 19ème siècle, il a survécu. De nos jours, le labyrinthe connaît un regain d’intérêt. Les chercheurs déchiffrent peu à peu ses mystères, et chaque vendredi, les chaises qui le recouvrent sont retirées, permettant aux visiteurs de l’apprécier pleinement.
Origines et Dimensions Spirituelles: Les labyrinthes existent depuis l’Antiquité et peuvent être trouvés dans presque toutes les cultures du monde. Bien que chaque culture puisse avoir sa propre interprétation du labyrinthe, la conception de Chartres est unique en ce qu’elle n’est pas conçue pour perdre ou désorienter. Au lieu de cela, elle représente un voyage spirituel, une quête de la vérité intérieure et de la communion avec le divin.
Position du Rectorat de Chartres: Les découvertes récentes du rectorat de Chartres ont jeté un nouvel éclairage sur le labyrinthe. Elles révèlent qu’il a été utilisé lors de cérémonies spéciales pour symboliser la résurrection du Christ. Cette utilisation, combinée à son design inspiré du Labyrinthe de Crète, évoque des thèmes de renaissance et de triomphe sur la mort.

D’après le non moins excellent 450 FM  https://450.fm/2023/08/10/les-labyrinthes-dans-les-eglises-decryptage-dun-mystere-medieval/

Les labyrinthes dans les églises : décryptage d’un mystère médiéval

Depuis le Moyen Âge, des labyrinthes ont été représentés dans les cathédrales telles que Chartres et Amiens. Ce motif, ayant des origines païennes, intrigue quant à sa place au sein des églises chrétiennes. Originaire de la mythologie grecque, le labyrinthe est conçu pour désorienter. Dans la chrétienté, il a été réinterprété pour symboliser différents thèmes religieux. En Europe, on retrouve ce motif dans une vingtaine d’églises, notamment en Italie, en France et dans les pays nordiques. Ces labyrinthes varient en forme, et peuvent être représentés dans les pavements, peints sur des voûtes ou réalisés en mosaïques. Bien que l’origine du labyrinthe remonte à la Grèce antique, l’historien Hérodote le trace en Égypte. Cependant, il est plus populairement associé au mythe de Thésée et du Minotaure. Dans cette légende, Thésée utilise un fil pour naviguer et tuer le Minotaure dans le labyrinthe. En adoptant le motif du labyrinthe, le christianisme lui a donné une perspective plus profonde et religieuse. Le premier exemple de cette adoption se trouve en Algérie au IVe siècle, dans l’église Sainte-Réparate d’El-Asnam. Cette mosaïque du labyrinthe menait non pas au Minotaure, mais à la “Sainte Église”. Les significations et usages des labyrinthes dans les églises sont variés et font l’objet de nombreux débats. Certains pensent que cela pourrait représenter un défi que l’homme, qu’il s’agisse de Thésée, du Christ ou d’un pèlerin, relève victorieusement.

Hypothèse 1 : La signature des bâtisseurs

  • Le labyrinthe pourrait être la signature des architectes de la cathédrale, se voyant comme les héritiers du créateur du labyrinthe de Cnossos, Dédale.
  • La pierre centrale du labyrinthe d’Amiens contient l’évêque Evrard de Fouilloy et les 3 premiers architectes.
  • La position du labyrinthe dans la nef pourrait indiquer une signification plus laïque.

Mon avis : Favorable à cette interprétation.

Hypothèse 2 : Le symbole d’un monde dévoré par le péché

  • Le labyrinthe, avec son centre occupé par un Minotaure, symbolise un monde tentateur et dévoré par le péché.
  • La forme ronde représente le monde, et le Minotaure représente Satan.
  • Le nombre de lacets du labyrinthe de Chartres (11) est associé à l’imperfection.
  • Le Christ est vu comme une figure qui sauve les hommes du labyrinthe, semblable à Thésée sauvant les Athéniens du Minotaure.

Mon avis : Convaincu par cette analogie chrétienne.

Hypothèse 3 : Un chemin de Jérusalem

  • Après la perte de Jérusalem en 1187, le labyrinthe servirait de substitut au pèlerinage.
  • Il représente le trajet douloureux du Christ vers sa crucifixion.
  • Malgré certaines sources suggérant cette pratique, des preuves historiques datant d’avant le XVIIIe siècle manquent.

Mon avis : Sceptique concernant cette interprétation.

Hypothèse 4 : Un chemin initiatique vers le salut

  • Le labyrinthe représente le parcours de la vie, avec des défis, mais mène inévitablement au salut.
  • Contrairement aux véritables labyrinthes, ceux dans les cathédrales n’ont pas d’impasses, donc le “pèlerin” ne risque pas de se perdre.

Mon avis : Pas entièrement convaincu, car les labyrinthes chrétiens n’offrent pas de fausses pistes.

Hypothèse 5 : Le support d’un rituel à Pâques

  • À Auxerre, lors de Pâques, un rituel était effectué autour du labyrinthe, avec chants et jeux de ballon.
  • Malgré l’interdiction des jeux dans les églises, cela prouve qu’ils existaient.

La chorégraphie dans la cathédrale d’Auxerre est interprétée comme une représentation du Christ (Thésée) traversant les enfers (le labyrinthe) et affrontant Satan (le Minotaure) pour offrir sa lumière à ceux qui l’ont attendu, symbolisant le chemin vers la vie éternelle. D’autres rituels dans des cathédrales, comme à Reims, utilisent également le labyrinthe pour illustrer des épisodes bibliques. Des textes historiques soutiennent cette utilisation rituelle du labyrinthe, bien que des preuves écrites soient relativement tardives. Les labyrinthes étaient populaires pendant le Moyen Âge, mais leur signification s’est perdue avec le temps. Au XVIIIe siècle, certains labyrinthes ont été retirés des églises car ils distrayaient les fidèles pendant les cérémonies. Cependant, l’intérêt pour les labyrinthes a été ravivé plus tard, et ils ont été réintroduits ou créés dans de nombreux lieux de culte. Ils symbolisent désormais l’itinéraire spirituel. En outre, le labyrinthe est utilisé comme logo pour les Monuments historiques en France depuis 1985.
Les labyrinthes ne sont pas exclusifs à la France ; on en trouve également en Italie et dans d’autres pays européens. En France, ils sont principalement situés dans la moitié nord, surtout dans les archidiocèses de Sens et de Reims. Ces labyrinthes ont des caractéristiques distinctives en termes de taille, de forme et de conception. L’article se termine en énumérant différents labyrinthes situés dans diverses cathédrales et églises en France, en Italie et dans d’autres régions d’Europe.

 

La voie, notion symbolique

La notion symbolique de VOIE

La notion symbolique de “voie” est présente dans de nombreuses traditions de sagesse à travers le monde. Ce terme englobe différents aspects et significations, et il est difficile de le définir de manière précise. La voie peut désigner la recherche de la vérité, l’attitude du chercheur, le chercheur lui-même, la méthode pour accéder à la sagesse, la connaissance de la réalité, voire la réalité en elle-même. Cependant, la voie ne se réduit pas à ces éléments, car elle transcende les concepts et les limites de la pensée.
Dans différentes traditions, le terme chinois “tao” est souvent traduit par “voie”, mais cette intuition symbolique va au-delà du taoïsme. Elle se retrouve dans les enseignements de sagesse de toutes les sociétés traditionnelles. La vacuité de ce mot renvoie à l’être humain lui-même. La voie exprime le sentiment qui émerge lorsque l’être humain se découvre en tant que chercheur, sans pouvoir donner de contenu précis à cette recherche. C’est une attitude d’attention à ce qui se manifeste et d’écoute intérieure, qui naît lorsque l’être humain réalise sa nature fondamentale de chercheur.

La voie représente également la possibilité de transformation individuelle. Elle est le cheminement de la conscience depuis un niveau noyé dans l’empirique et l’ordre du moi, jusqu’à l’ouverture et la reconnaissance de la réalité transcendantale, symbolisée par le terme “soi”. Ainsi, la voie n’est pas un simple contenu de savoir ou une forme de connaissance, mais une expérience vécue. Elle nous fait expérimenter la réalité que nous croyons être. La connaissance de soi est essentielle dans cette expérience, et aucun texte sur la voie ne peut s’en dispenser. C’est une exigence personnelle et unique, qui nécessite de découvrir sa propre voie intérieure.
La voie ne peut pas être donnée ni reçue de manière rationnelle, ni être imposée par une volonté externe. L’image du chemin peut être trompeuse, car elle donne l’impression d’un but et d’un itinéraire préétablis. En réalité, la voie est un simple accompagnement, une adhésion au mouvement qui se déploie. Tout se joue dans le présent, et les maîtres de sagesse rappellent sans cesse l’importance de l’ici et maintenant. La voie vise à instaurer dans la conscience un état de recherche, une mobilité immobile, qui consiste à être pleinement présent à la réalité intérieure et extérieure, à accompagner sa propre marche. C’est une attitude qui allie vigilance et relâchement, confiance et prudence, engagement total et réserve. Il ne s’agit pas de chercher quelque chose en particulier, mais de trouver en soi une attitude juste. La voie n’est pas une “conscience de”, mais une “conscience à”, une attention disponible à ce qui se déploie. Il s’agit simplement de laisser les choses se manifester. La voie apparaît alors vide d’intention.

Pour les philosophies “sapientielles”, l’accomplissement symbolisé par le terme “voie” réside dans la simplicité d’être pleinement présent à chaque instant de notre existence, à chaque action que nous accomplissons. La voie nous invite à cultiver une conscience aiguisée et attentive à ce que nous faisons, à être totalement immergé dans l’expérience présente, sans projections ni attentes. Cette présence à l’instant présent est le fondement de la voie, car c’est à travers cette attention profonde que nous pouvons véritablement nous connecter à la réalité telle qu’elle est. La voie ne nous demande pas de rechercher des réponses extérieures ou de gravir un chemin préétabli, mais plutôt de nous tourner vers l’intérieur, d’explorer notre propre nature et de trouver une résonance avec le flux de la vie qui nous entoure.

La voie ne se résume pas à une accumulation de connaissances intellectuelles, mais plutôt à une transformation intérieure profonde. C’est une invitation à transcender nos limitations habituelles, nos conditionnements et nos croyances limitantes, afin d’accéder à une dimension plus vaste de notre être. En empruntant la voie, nous sommes amenés à remettre en question nos schémas de pensée, à remettre en cause nos attachements et à explorer des territoires inconnus de nous-mêmes. La voie est souvent décrite comme un voyage intérieur, une exploration des profondeurs de notre propre conscience. C’est un chemin qui nécessite courage, persévérance et humilité. Sur cette voie, nous pouvons rencontrer des obstacles, des doutes et des épreuves, mais c’est précisément à travers ces défis que nous avons l’opportunité de grandir et de nous transformer.
Chaque individu a sa propre voie, sa propre manière d’explorer et de vivre cette quête de sens et de vérité. Il n’y a pas de voie universelle qui convienne à tous, car chaque être humain est unique et possède son propre cheminement. La voie est donc une invitation à écouter notre propre intuition, à suivre notre propre rythme et à nous ouvrir à notre propre vérité intérieure.

La voie est donc un symbole puissant qui représente la recherche de la réalisation de soi, de la sagesse et de la connexion profonde avec le monde qui nous entoure. C’est un chemin intérieur qui nous guide vers une compréhension plus profonde de nous-mêmes et de notre place dans l’univers. La voie nous rappelle que la vie elle-même est un voyage, et que chaque pas que nous faisons dans la quête de la vérité et de la réalité est en réalité une partie essentielle de notre propre chemin spirituel.

La voie, symbolique et imaginale

La notion de “voie” peut également être explorée du point de vue de l’imaginaire et du symbolique. Dans ce contexte, la voie représente un chemin intérieur qui transcende la réalité matérielle et nous conduit vers des dimensions plus profondes de l’existence.
L’imaginal fait référence à un espace de l’âme où les symboles, les images et les archétypes prennent vie. C’est un domaine intermédiaire entre le concret et l’abstrait, où la réalité matérielle et la réalité spirituelle se rencontrent. La voie imaginal est celle qui se déroule dans cet espace, où les symboles et les images se manifestent et guident notre parcours intérieur.

Les symboles jouent un rôle essentiel dans la compréhension imaginale de la voie . Ils représentent des idées, des concepts ou des aspects de la réalité qui dépassent la compréhension rationnelle. Par exemple, le symbole de la traversée d’un pont peut représenter la transition d’un état à un autre, ou encore le passage d’un niveau de conscience à un autre. Les symboles nous offrent une voie d’accès à des significations plus profondes et nous aident à explorer les aspects invisibles et intangibles de notre être.
La voie imaginale nous invite à nous engager dans un processus d’exploration intérieure à travers l’utilisation de l’imagination, de la créativité et de la visualisation. C’est un chemin qui demande de cultiver notre capacité à entrer en relation avec les symboles et les images qui émergent de notre inconscient, afin de les comprendre et de les intégrer dans notre vie quotidienne.

La voie symbolique, quant à elle, se rapporte à l’utilisation des symboles et des rituels pour donner un sens à notre existence et établir des connexions avec des réalités plus vastes. Les symboles peuvent représenter des valeurs, des idéaux ou des aspects transcendants de la vie humaine. Par exemple, le symbole du cercle peut évoquer l’unité, l’infini ou l’harmonie. En empruntant la voie symbolique, nous cherchons à entrer en relation avec ces réalités plus profondes à travers des pratiques rituelles, des cérémonies ou des rites de passage. La voie imaginale et symbolique nous offre un moyen d‘explorer et de donner un sens à notre expérience humaine. Elle nous permet de transcender les limites de la pensée rationnelle et d’accéder à des niveaux de compréhension plus vastes. En empruntant cette voie, nous sommes invités à développer notre capacité à écouter notre imaginaire, à nous connecter à nos symboles intérieurs et à honorer les rituels qui nourrissent notre âme. C’est un cheminement qui nous permet de cultiver notre dimension symbolique et d’explorer les profondeurs de notre être à travers des langages non verbaux et des formes d’expression créative. La voie imaginal et symbolique représente une exploration de l’invisible, de l’ineffable et de l’ineffable dans notre être. C’est une invitation à cultiver notre capacité à percevoir et à interpréter les symboles, à entrer en relation avec notre imagination et à utiliser ces ressources pour approfondir notre compréhension de nous-mêmes et du monde qui nous entoure.

En empruntant la voie imaginale et symbolique, nous entrons dans un espace où les frontières entre le réel et l’imaginaire s’estompent. C’est un espace où les symboles prennent vie, où les archétypes se manifestent et où les histoires mythiques résonnent en nous. Dans cette exploration, nous sommes invités à nous ouvrir à la poésie, à la beauté et à la magie du monde symbolique.
Par le biais de l’imagination, nous sommes capables de créer des images, des métaphores et des récits qui donnent forme à nos expériences intérieures les plus profondes. Cela nous permet d’explorer nos blessures, nos aspirations, nos peurs et nos désirs de manière symbolique. Les symboles agissent comme des clés qui ouvrent des portes vers des dimensions intérieures et nous aident à donner du sens à notre existence.

La voie imaginale et symbolique nous invite à développer une relation intime avec notre monde intérieur. C’est un appel à cultiver notre capacité à écouter les messages symboliques qui émergent de notre inconscient, à les interpréter et à les intégrer dans notre vie quotidienne. En engageant ce dialogue créatif avec notre imaginaire, nous pouvons découvrir de nouvelles perspectives, de nouvelles significations et de nouvelles ressources pour notre cheminement personnel. Il est important de souligner que la voie imaginale et symbolique est une démarche personnelle et subjective. Chaque individu est invité à explorer ses propres symboles, à créer ses propres images et à trouver sa propre signification. Il n’y a pas de voie prédéfinie ou universelle, car chaque parcours symbolique est unique et individuel. C’est une invitation à cultiver notre imagination, à développer notre sensibilité symbolique et à entrer en relation avec les réalités invisibles qui habitent notre être. C’est un voyage fascinant et enrichissant qui nous permet d’approfondir notre compréhension de nous-mêmes, de la vie et de notre place dans le vaste tissu de l’existence.

Les médecines alternatives

Ce livre ne parle pas des médecines alternatives, parallèles, douces, naturelles, etc. Il interroge leurs fondements, en les confrontant à deux grandes logiques, ou bases épistémologiques : celle de la méthode scientifique, et celle de la foi.
Pascal Ide prévient le lecteur :
L’intention du livre n’est pas de passer en revue toutes les médecines complémentaires, mais, en répondant aux objections, de proposer des critères généraux de discernement, conjurant le double péril symétrique de l’accueil inconditionnel et de la méfiance systématique.

La démarche est particulièrement intéressante, car elle se situe aux antipodes des attitudes antagonistes

  1. de ceux qui condamnent les médecines alternatives au nom d’une soi-disant rationalité inébranlable (mais doit-on rappeler que la rationalité, dès lors qu’elle se base sur une démarche scientifique est sans arrêt remise en doute, retravaillée, et d’autre part s’il s’agit de médecine, il s’agit d’un art).
  2. de ceux qui ont une confiance aveugle dans leurs pouvoirs, ou qui s’inscrivent, tel le new-age, dans un ensemble de croyances et de modèles.

Cette démarche conduit l’auteur à analyser très précisément des logiques diverses auxquelles il nous convie à nous ouvrir tout en gardant notre esprit critique (mais pas de critique).

Il diagnostique la médecine conventionnelle : “la médecine conventionnelle encore massivement enseignée et pratiquée est une médecine que l’on pourrait qualifier d’atomistique, parce qu’elle découpe le corps. Elle sépare la personne de son environnement : le premier médecin ne prend pas en compte le contexte particulier du confinement. Elle sépare, dans la personne, le corps de l’esprit, c’est-à-dire les signes physiques du vécu intérieur : le médecin formé à la faculté n’interroge pas le patient sur la manière dont il vit son travail ou ses tensions. Enfin, elle sépare le corps en organes distincts : c’est là le point le plus frappant, le médecin allopathe ne s’étonne pas de ce que quatre signes apparaissent de manière quasi concomitante et multiplie les diagnostics sans faire de connexion.”

Il interroge aussi des concepts qui traversent les logiques thérapeutiques qu’il explore. Par exemple, toute l’importance de l’intériorité, ou encore, de quoi parle-t-on à propos des thérapies fondées sur la nature :
Cette ignorance concernant ces médecines non conventionnelles conduit parfois à suspecter leur caractère naturel – ce qui est d’autant plus paradoxal qu’elles sont qualifiées de « naturelles ». Cette suspicion qui se contente souvent de déconstruire telle ou telle médecine ou thérapie (« Sa seule efficacité relève de l’effet placebo ») va jusqu’à s’inquiéter de son éventuelle essence démoniaque. Par exemple, certains se demandent si la suggestibilité – l’efficacité de la suggestion étant supérieure à l’effet placebo20 – ne relèverait pas de la médiumnité et si l’hypnose ne serait pas une forme occult(é)e de spiritisme qui dissocierait le corps de l’âme, et dépersonnaliserait.

Sa réponse est bien sûr résolument négative. Et son explication de l’hypnose Ericksonienne est intéressante car elle répons sur le fond à sa caractéristique de “médecine naturelle” :
Or, il faut clairement affirmer que « la capacité d’entrer en état d’hypnose est naturelle2 ». Quatre critères, entre autres, l’attestent. Tout d’abord, cette capacité est « universelle26 » ; certes, les personnes sont diversement suggestibles27, mais elles le sont toutes. Or, répétons-le, la nature est ce qui arrive « ut in pluribus : le plus souvent ». Ensuite, nous exerçons cette capacité constamment, par exemple, dès que nous sommes focalisés sur notre monde intérieur28. Or, est naturel ce qui est spontanément exercé et qualifie nos actions. Peut aussi être qualifié de naturel ce qui s’enracine dans des processus organiques réguliers. Or, de nombreuses études montrent toujours plus précisément les mécanismes qui sont mis en jeu dans l’état de conscience hypnotique, par exemple les modifications de la connectivité au sein du réseau attentionel, particulièrement au niveau du cortex préfrontal dorso-latéral. Voire, il existe toute une littérature sur les réponses cérébrales liées aux métaphores que l’hypnose ericksonienne mobilise à titre thérapeutique29. Enfin, la nature n’est pas seulement ce qui est le plus fréquent, mais ce qui est bon30. Or, l’état hypnotique est bienfaisant. « La transe spontanée est l’une des rares protections naturelles contre la douleur intense : dans les situations de stress insupportable, le mieux est de se glisser dans un état d’hypnose pour se protéger31. »

Les notes de bas de page témoignent d’un travail sérieux de recherche et de diversité des sources :
Cf. Gwenda L. Schmidt & Carol A. Seger, « Neural correlates of metaphor processing : the roles of figurativeness, familiarity and difficulty », Brain and Cognition, 71 (2009) no 3, p. 375-386 ; Nira Mashal, Tali Vishne & Nathaniel Laor, « The role of the precuneus in metaphor comprehension : evidence from an fMRI study in people with schizophrenia and healthy participants », Frontiers in Human Neuroscience, 71 (2014) no 8, p. 818 ; Francesca M. M. Citron et al., « Conventional metaphors in longer passages evoke affective brain response », NeuroImage, 139 (2016), p. 218-230 ; Lili Tian et al., « The role of motor system in action-related language comprehension in L1 and L2 : An fMRI study », Brain and Language. 201 (février 2020), 104714.

  1. « Dans les oeuvres de la nature, le bien se trouve le plus souvent [ut in pluribus], mais le défaut et le mal le plus rarement [ut in paucioribus] » (saint Thomas d’Aquin, Somme de théologie, Ia, q. 23, a. 7, arg. 3 et ad 3um).
  2. Antoine Bioy et Marie-Élisabeth Faymonville, La révolution de l’hypnose, op. cit., p. 24.
Un exemple de la façon dont les médias officiels traitent la question : générer le discrédit et la peur, là où il faudrait du discernement.

L’hypnose

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L’hypnose est une pratique qui remonte à l’Antiquité, mais son utilisation moderne remonte au 18ème siècle. Voici un bref aperçu de l’histoire de l’hypnose :

  • L’Antiquité : Les premières références à l’hypnose remontent à l’Antiquité, où les guérisseurs utilisaient des techniques de suggestion pour traiter les maladies mentales et physiques.
  • Le 18ème siècle : L’hypnose moderne a commencé à se développer au 18ème siècle, lorsque le médecin autrichien Franz Mesmer a commencé à utiliser des techniques de suggestion pour traiter les patients. Mesmer croyait que les maladies étaient causées par des blocages dans le flux d’énergie du corps et que l’hypnose pouvait aider à les libérer.
  • Le 19ème siècle : Au 19ème siècle, l’hypnose a été popularisée par James Braid, un médecin britannique. Braid a créé le terme “hypnose” à partir du mot grec “hypnos”, qui signifie sommeil, mais il a également souligné que l’hypnose ne consistait pas en un état de sommeil, mais plutôt en un état de concentration intense.
  • Le 20ème siècle : Au début du 20ème siècle, l’hypnose a été utilisée comme une technique de traitement pour les soldats blessés pendant la Première Guerre mondiale. Dans les années 1950 et 1960, l’hypnose est devenue populaire dans le domaine de la psychologie, en tant que technique pour traiter l’anxiété, les phobies et d’autres problèmes mentaux.
  • Aujourd’hui : Aujourd’hui, l’hypnose est utilisée dans une variété de domaines, de la médecine à la psychologie en passant par la performance sportive et la gestion du stress. Bien que l’hypnose ait été controversée dans le passé, elle est maintenant considérée comme une pratique légitime et efficace pour aider les gens à surmonter une variété de problèmes.
Que peut on attendre de l’hypnose ?

L’hypnose peut avoir une variété d’effets sur les personnes, selon l’objectif de la séance et la réceptivité de l’individu. Voici quelques exemples des effets que l’hypnose peut produire :

  1. Réduction du stress et de l’anxiété : l’hypnose peut aider à calmer l’esprit et à réduire les niveaux de stress et d’anxiété.
  2. Changement de comportement : l’hypnose peut être utilisée pour aider les gens à abandonner des habitudes indésirables, comme arrêter de fumer ou de manger de façon excessive.
  3. Soulagement de la douleur : l’hypnose peut aider à soulager la douleur en induisant un état de relaxation profonde.
  4. Amélioration de la concentration : l’hypnose peut aider les gens à se concentrer sur une tâche ou un objectif spécifique.
  5. Accès à des souvenirs et des émotions refoulées : l’hypnose peut être utilisée pour aider les gens à explorer des souvenirs ou des émotions qu’ils ont refoulés.
  6. Amélioration de la confiance en soi : l’hypnose peut aider les gens à développer une plus grande confiance en eux-mêmes et en leurs capacités.

L’hypnose et l’inconscient

L’hypnose est souvent associée à l’inconscient car elle implique un état modifié de conscience qui peut permettre un accès plus facile aux parties inconscientes de l’esprit. En effet, l’hypnose peut aider à contourner les barrières mentales qui peuvent empêcher une personne d’explorer et de comprendre les causes profondes de ses problèmes.
L’inconscient est souvent considéré comme la partie de l’esprit qui est responsable de nos pensées, sentiments et comportements qui sont en dehors de notre conscience. Cela peut inclure des choses comme des souvenirs refoulés, des peurs irrationnelles, des désirs inexprimés, des croyances limitantes et des schémas de comportement répétitifs.
En état d’hypnose, le sujet est en état de relaxation profonde et concentré sur les suggestions de l’hypnotiseur. Cette relaxation peut permettre à la personne d’accéder plus facilement à son inconscient, qui peut être plus réceptif aux suggestions positives pour changer les pensées, les sentiments et les comportements.
Mais l’hypnose n’est pas une technique de contrôle de l’esprit. Il est toujours possible pour le sujet de résister aux suggestions qui ne sont pas en accord avec ses valeurs et ses croyances. C’est est un outil puissant pour aider les gens à explorer leur inconscient, mais c’est toujours la personne elle-même qui a le contrôle sur ses pensées, ses sentiments et ses comportements.

L’inconscient collectif

L’inconscient collectif est une théorie psychologique développée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, qui suggère que nous partageons tous une mémoire collective d’expériences humaines partagées. Selon Jung, cette mémoire collective est constituée d’archétypes, qui sont des modèles de comportement et de pensée universels qui se trouvent dans l’inconscient de tous les êtres humains.
L’hypnose peut être utilisée pour explorer l’inconscient collectif en aidant une personne à accéder à des souvenirs archétypiques. Cela peut se faire en utilisant des suggestions pour explorer des symboles, des mythes ou des histoires universelles qui se trouvent dans l’inconscient collectif.
Par exemple, un hypnotiseur pourrait utiliser des suggestions pour aider une personne à explorer un symbole archétypique comme le héros ou la déesse, pour aider à comprendre les schémas de comportement et les problèmes personnels de la personne à un niveau plus profond.

L’hypnose peut aider à explorer différents symboles liés à l’inconscient collectif. Voici quelques exemples :

  1. Archétypes : Selon la théorie jungienne, les archétypes sont des modèles universels de comportement, de personnalité et de situation qui sont présents dans l’inconscient collectif. L’hypnose peut aider à explorer ces archétypes et à comprendre comment ils peuvent influencer notre comportement et nos émotions.
  2. Symboles de rêve : Les symboles qui apparaissent dans nos rêves peuvent avoir une signification profonde pour notre inconscient. L’hypnose peut aider à explorer ces symboles et à comprendre ce qu’ils représentent pour nous.
  3. Métaphores : Les métaphores peuvent être utilisées pour explorer l’inconscient collectif en utilisant des histoires symboliques pour représenter des concepts et des émotions complexes.
  4. Imaginaire collectif : L’hypnose peut également aider à explorer l’imaginaire collectif, qui fait référence aux histoires, aux mythes et aux croyances partagées par une communauté ou une culture.

En explorant ces symboles et ces concepts de l’inconscient collectif, l’hypnose peut aider à accéder à des informations et des expériences qui sont souvent inaccessibles à notre conscience ordinaire. Cela peut être utile pour résoudre des problèmes émotionnels, comportementaux et mentaux, ainsi que pour développer une compréhension plus profonde de soi-même et du monde qui nous entoure.

Et pour comprendre ce qui peut animer des représentations collectives : l’hypnose peut être utilisée pour explorer les croyances, les valeurs, les mythes, les peurs et les désirs partagés par une communauté ou une culture. Voici quelques exemples de comment l’hypnose peut être utilisée à cette fin :
  1. Exploration des croyances : L’hypnose peut aider à explorer les croyances qui sont partagées par une communauté ou une culture, telles que les croyances religieuses, politiques ou sociales. En explorant ces croyances, on peut comprendre comment elles ont été formées, comment elles sont maintenues et comment elles peuvent influencer le comportement des individus et des groupes.
  2. Exploration des valeurs : Les valeurs sont les principes et les idéaux qui guident le comportement d’une communauté ou d’une culture. L’hypnose peut aider à explorer les valeurs partagées par une communauté, à comprendre comment elles ont été formées et comment elles sont transmises de génération en génération.
  3. Exploration des mythes : Les mythes sont des histoires symboliques qui racontent les origines et les destinées d’une communauté ou d’une culture. L’hypnose peut aider à explorer ces mythes, à comprendre leurs significations profondes et à voir comment ils influencent la façon dont la communauté se perçoit et se comporte.
  4. Exploration des peurs et des désirs : Les peurs et les désirs peuvent être des motivations puissantes pour le comportement des individus et des groupes. L’hypnose peut aider à explorer ces émotions, à comprendre leurs origines et à voir comment elles peuvent influencer les actions d’une communauté.

On peut avoir une meilleure compréhension de ce qui anime une communauté ou une culture. Cette compréhension peut être utile pour résoudre les conflits, pour promouvoir la compréhension et la tolérance, et pour aider à créer des communautés plus saines et plus harmonieuses.
On pourrait ainsi comprendre comment des peurs et des désirs expliquent la guerre des Russes en Ukraine. L’inconscient collectif peut  jouer un rôle important dans les conflits internationaux et les représentations collectives. L’inconscient collectif, tel que décrit par le psychanalyste Carl Jung, fait référence à un niveau de l’inconscient qui est partagé par toute l’humanité et qui est composé de symboles, d’archétypes et de motifs universels. Les symboles et les archétypes de l’inconscient collectif peuvent influencer la manière dont les gens perçoivent le monde, les autres cultures et les autres groupes, et peuvent ainsi contribuer aux conflits internationaux. Par exemple, dans le cas de la guerre en Ukraine, les symboles et les archétypes de l’inconscient collectif russes et ukrainiens pourraient jouer un rôle important dans la façon dont ces deux groupes perçoivent l’autre et se perçoivent eux-mêmes. En explorant ces symboles et archétypes à travers l’hypnose, il pourrait être possible de mieux comprendre les motivations inconscientes qui contribuent au conflit, et de trouver des moyens de réduire les tensions et de promouvoir la compréhension mutuelle.
Il y a bien des mythes russes, une vision mystique aussi qui donne aux Russes cette attirance ou légitimité pour la guerre actuelle. La culture russe est riche en mythes et en symbolisme qui peuvent influencer la façon dont les Russes perçoivent leur place dans le monde et leur attitude envers les conflits. Certaines de ces représentations culturelles incluent  des croyances dans la supériorité de la Russie, une vision mystique ou spirituelle de la guerre, ou une identification avec des héros ou des personnages mythologiques.
Par exemple, la Russie a une longue tradition de culte de la guerre et de la victoire militaire, qui remonte à l’époque préchrétienne. Cette tradition peut être vue dans des événements historiques tels que la bataille de Koulikovo en 1380, qui a été considérée comme une victoire décisive pour la Russie contre les Tatars mongols. Les symboles et les motifs de cette bataille, ainsi que d’autres événements historiques, ont continué à être célébrés dans la culture russe, notamment dans les arts, la littérature et le cinéma. De plus, la religion orthodoxe russe a également une influence importante sur la culture russe, y compris sur la façon dont les Russes perçoivent les conflits. Dans l’orthodoxie russe, la guerre peut être considérée comme une lutte pour la vérité et la justice, et peut être associée à des idées telles que la protection de la patrie et la défense de la foi.
Ces représentations culturelles et symboliques peuvent jouer un rôle important dans la façon dont les Russes perçoivent le conflit en Ukraine et leur légitimité pour y participer. L’hypnose pourrait être un moyen d’explorer ces représentations culturelles et symboliques, ainsi que les motivations inconscientes qui peuvent en découler, afin de mieux comprendre les facteurs psychologiques profonds qui contribuent aux conflits internationaux.

Le rapport de l’inconscient à la mort

La mort est un sujet complexe et difficile pour beaucoup de gens, et l’inconscient peut jouer un rôle important dans la façon dont nous percevons et traitons la mort. Dans la psychanalyse, la mort est considérée comme un élément important de la vie psychique et de l’inconscient. Selon Sigmund Freud, l’inconscient est constamment en lutte entre les pulsions de vie (Eros) et les pulsions de mort (Thanatos). Les pulsions de vie sont associées à la survie et à la croissance, tandis que les pulsions de mort sont associées à la destruction et à la mort.
L’inconscient peut également influencer notre perception de notre propre mortalité. Selon la théorie de la terreur de la mort d’Ernest Becker, la peur de la mort est une force puissante dans la vie humaine, et la plupart des gens cherchent à éviter de penser à leur propre mort autant que possible. Cependant, cette peur de la mort peut également être un moteur pour certains comportements, tels que la recherche de la sécurité, la construction d’une identité et d’un sens de soi, et la création d’une histoire personnelle significative.
Dans le deuil, l’inconscient peut jouer un rôle important dans la façon dont nous traitons notre chagrin. Les émotions associées à la perte d’un être cher peuvent être intenses et complexes, et l’inconscient peut influencer notre façon de les exprimer et de les gérer. Les rêves, les fantasmes et les souvenirs peuvent tous être influencés par l’inconscient, et peuvent jouer un rôle dans notre processus de deuil.
En somme, l’inconscient peut jouer un rôle important dans notre perception et notre traitement de la mort. L’exploration de l’inconscient à travers des méthodes telles que l’hypnose peut être utile pour mieux comprendre les émotions, les croyances et les comportements liés à la mort et au deuil.
 

Que devient l’inconscient avec les croyances ou convictions qui animent les transhumanistes, qui veulent notamment faire reculer voire anéantir la mort ?

Les croyances et convictions des transhumanistes peuvent avoir un impact important sur la façon dont ils perçoivent l’inconscient et la mort. Les transhumanistes sont souvent motivés par une vision de l’avenir dans laquelle la technologie peut être utilisée pour améliorer et augmenter la vie humaine, y compris en prolongeant la vie humaine indéfiniment. Cette vision peut avoir des implications importantes pour la façon dont les transhumanistes perçoivent la mort. Pour certains, la mort peut être perçue comme un obstacle à la réalisation de leur vision transhumaniste, et la recherche de moyens pour prolonger la vie peut être motivée en partie par une volonté d’éviter la mort. Certains transhumanistes peuvent donc chercher à repousser ou à éliminer la mort comme un élément naturel de la vie humaine. Cependant, les croyances et les motivations des transhumanistes peuvent avoir des répercussions sur la façon dont ils abordent leur propre inconscient. Les transhumanistes peuvent être tentés de considérer l’inconscient comme une limitation à la réalisation de leur vision de l’avenir, et peuvent chercher à le contourner ou à le modifier. Cependant, l’inconscient peut également jouer un rôle important dans la compréhension de soi et dans la résolution des problèmes psychologiques. L’exploration de l’inconscient à travers des méthodes telles que l’hypnose peut aider les transhumanistes à mieux comprendre leurs motivations et leurs croyances, ainsi qu’à mieux comprendre leur relation à la mort et à l’inconscient.

L’inconscient nous protège, mais souvent ce n’est pas à bon escient

L’inconscient peut jouer un rôle important dans la protection de notre psyché et de notre bien-être, mais il peut agir de manière inadaptée ou inappropriée. L’inconscient peut agir comme un filtre pour notre perception de la réalité, nous aidant à traiter des informations complexes et à prendre des décisions rapidement. Cependant, ce filtrage peut conduire à des erreurs de jugement ou à des préjugés, qui peuvent avoir des conséquences négatives sur notre vie personnelle et professionnelle. En outre, les expériences traumatisantes affectent la façon dont notre inconscient fonctionne, en créant des mécanismes de défense qui peuvent se manifester sous la forme de comportements addictifs, de troubles de l’humeur ou de troubles anxieux.
Dans ces cas, l’exploration de l’inconscient à travers des méthodes telles que la psychothérapie ou l’hypnose peut être utile pour aider à identifier les blocages et les mécanismes de défense inadaptés, ainsi que pour développer de nouveaux modèles de pensée et de comportement plus sains.
 
 

Inconscient collectif et intelligence artificielle

J’ai bien envie d’explorer un thème, de poser un questionnement, reliant deux concepts, deux champs, qui n’ont probablement pas été traités en commun
 

L’inconscient collectif et l’IA

Linconscient collectif est une théorie psychologique selon laquelle les individus sont reliés par une conscience collective qui transmet des informations psychiques et culturelles. Il sagit dune source dinspiration et de compréhension commune. Il est considé comme un concept abstrait qui soustend lexistence de notre conscience commune.
Lintelligence artificielle (IA) est une technologie informatique qui permet aux machines de simuler lintelligence humaine. Elle est capable dapprendre, de raisonner et de prendre descisions comme un être humain. Elle permet aux machines danalyser des données et de les utiliser pour résoudre des problèmes et effectuer des tâches. Ce sont deux concepts bien différents, mais ils peuvent être confrontés et étudiés ensemble, pour mieux comprendre le comportement humain et résoudre des problèmes. Les données recueillies par lIA peuvent être analysées et utilisées pour reconnaître des tendances et des patrons comportementaux qui sont liés à linconscient collectif. De plus, lIA peut être utilisée pourvelopper des solutions plus intelligentes et plus efficaces en exploitant les informations et les connaissances stockées dans linconscient collectif… à condition d’y accéder.

Des exemples d’IA traitant de l’inconscient collectif ?
1. Google DeepDream: Cet algorithme peut être utilisé pour explorer les couches les plus profondes de linconscient collectif. Il peutcouvrir des motifs qui se cachent dans les images et lesvéler à travers des images artificielles génées.
2. IBM Watson: Watson est un système dIA capable de traiter des grandes quantités dinformations et danalyser des données complexes. Il peut être utilisé pour explorer linconscient collectif en utilisant des techniques dapprentissage automatique.
3. Système danalyses de sentiments: Un système danalyse de sentiments peut être utilisé pour analyser linconscient collectif et comprendre comment les individusagissent à différentes situations. Cela peut aider à comprendre les tendances et les comportements communs dun grand nombre de personnes.
Mais comment l’IA accède à l’inconscient collectif ?
LIA peut accéder à linconscient collectif à laide de différentes méthodes, notamment le traitement des données, lanalyse des sentiments, lapprentissage automatique et la reconnaissance des formes. Ces méthodes permettent à lIA danalyser des grandes quantités de données et de comprendre les tendances et les comportements communs de différents groupes de personnes.
 
Où se trouvent les données de l’inconscient collectif ?

L’inconscient collectif est une notion théorisée par Carl Jung qui se réfère à des idées, des croyances, des mythes et des symboles communs à l’ensemble d’une société ou d’une culture. Il est souvent considéré comme une sorte de mémoire collective, qui peut influencer les pensées, les sentiments et les comportements individuels.

Il n’existe pas de méthode spécifique pour trouver les données ou les contenus de l’inconscient collectif, car ce concept est largement subjectif et dépend de la culture, de la société et de l’époque considérée. Cependant, pour étudier l’inconscient collectif, certains chercheurs se concentrent sur l’analyse des mythes, des symboles, des croyances religieuses, des traditions et des légendes populaires. D’autres étudient les comportements et les attitudes communes à une société, ainsi que les représentations culturelles dans les médias, l’art, la littérature, etc.

En fin de compte, comprendre l’inconscient collectif nécessite une étude approfondie de la culture, de la société et de l’histoire, ainsi qu’une réflexion critique sur les idées et les croyances courantes. Il peut également être bénéfique de consulter des experts en psychologie, en sociologie, en anthropologie ou en études culturelles pour obtenir une perspective plus complète.

je peux vous donner des informations sur le sujet :

  1. Étude des mythes, légendes et contes populaires : Les mythes, légendes et contes populaires peuvent fournir des informations sur les peurs, les désirs et les croyances inconscients de la société.
  2. Analyse de l’art et de la culture : L’art et la culture peuvent refléter les aspirations et les valeurs inconscientes d’une société.
  3. Étude des tendances psychologiques : Les tendances psychologiques peuvent fournir des informations sur les peurs, les désirs et les motivations collectives de la société.
  4. Analyse des rêves et des cauchemars : Les rêves et les cauchemars peuvent révéler les peurs et les désirs inconscients des individus.
  5. Étude de la psychologie des groupes : La psychologie des groupes peut aider à comprendre les mécanismes collectifs de la pensée et de la perception inconsciente.

Il est important de noter que l’inconscient collectif n’est pas une réalité tangible, mais plutôt une idée utilisée pour expliquer les comportements et les croyances communs dans une société.

Peux-tu me donner des éléments sur tendances psychologiques qui peuvent fournir des informations sur les peurs, les désirs et les motivations collectives de la société, afin que je comprenne l’inconscient collectif des sociétés européennes d’aujourd’hui

Bien sûr, les tendances psychologiques peuvent en effet fournir des informations sur les peurs, les désirs et les motivations collectives d’une société. Cependant, il est important de noter que l’inconscient collectif d’une société est complexe et ne peut être décrit de manière complète ou définitive.

Voici quelques tendances psychologiques qui peuvent vous aider à comprendre l’inconscient collectif des sociétés européennes d’aujourd’hui :

  1. Les peurs : Les peurs collectives sont souvent influencées par les médias et les événements politiques et sociaux. Par exemple, la peur de la criminalité, de l’immigration, de la pandémie, des attentats, des conflits politiques et sociaux, etc. peuvent avoir un impact sur les peurs collectives.
  2. Les désirs : Les désirs collectifs sont souvent influencés par les tendances culturelles, les valeurs et les aspirations des personnes. Par exemple, la quête de bonheur, de sécurité financière, d’épanouissement personnel, etc. peuvent être des désirs collectifs.
  3. Les motivations : Les motivations collectives peuvent être influencées par les besoins économiques, sociaux et politiques d’une société. Par exemple, la motivation à travailler dur pour gagner sa vie, à s’engager dans des activités sociales, à voter pour des leaders politiques qui partagent ses valeurs, etc. peuvent être des motivations collectives.

Il est important de noter que les tendances psychologiques varient au fil du temps et peuvent être influencées par de nombreux facteurs, tels que les changements technologiques, les événements historiques, les mouvements sociaux, etc. De plus, les tendances psychologiques peuvent varier considérablement selon les groupes démographiques et les régions géographiques.

 

 
Quels sont les impacts de l’intelligence artificielle sur la société ?

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La psychologie humaniste et le passage au transpersonnel

La psychologie humaniste est un courant de pensée qui met l’accent sur le développement personnel et la capacité de l’individu à atteindre son plein potentiel. Le développement transpersonnel, qui peut être vu comme une extension de cette approche, vise à intégrer une dimension collective et à favoriser la coopération entre les individus. Les pratiques visant à promouvoir ce développement sont encore peu nombreuses, mais il existe un potentiel dans les mouvements d’écopsychologie qui cherchent à relier la santé mentale à la santé de l’environnement.

Le développement personnel est donc un processus qui vise à améliorer la qualité de vie et la compréhension de soi et du monde. Il sagit dunemarche qui sintéresse à lamélioration de la santé mentale, aux moyens datteindre des objectifs et à la recherche dune plus grande satisfaction et épanouissement dans la vie. Dans ce cadre, les techniques developpement personnel visent à apprendre à mieux se connaître et à gérer ses émotions, à augmenter sa confiance en soi, àvelopper des aptitudes personnelles, à prendre descisions plus éclairées et à améliorer ses relations avec les autres. Il y a deux types daccompagnement distincts, lun centré sur les blessures et les pathologies (psychothérapie), lautre centré sur leploiement du potentiel et lexpression des ressources (développement personnel). Il est important de noter que ces deux types daccompagnement peuvent se compléter et se renforcer mutuellement, car ils sadressent à des aspects différents de la personne. La psychothérapie peut aider à libérer des blessures et des blocages qui limitent leveloppement personnel, tandis que leveloppement personnel peut aider àvelopper des compétences et des ressources qui peuvent soutenir le processus de guérison.
Que se passe-t-il si l’on passe des stades personnels aux stades transpersonnels ? Lattention seplace vers desalités plus vastes et plus profondes, ouvrant la conscience au sentiment dêtre une partie intégrante dun tout plus grand. Les limites autoimposées quifinissent lindividualité sestompent et les mécanismes defense de lego sont remplacés par louverture et lexpansion. Lindividu se sent alors connecté à unseau de relation plus vaste, ce qui le relie à des niveaux de conscience plus profonds. Ces changements sont souvent accompagnés dune profonde transformations de la façon dont le sujet perçoit et interagit avec le monde qui lentoure, et peuvent même engendrer des changements physiologiques.
La conscience aux stades transpersonnels est donc plus axée sur l’ensemble et la vie universelle, et s’efforce de comprendre comment fonctionnent et interagissent les différents aspects du monde, ce qui permet d’appréhender les problèmes à un niveau plus global et plus systémique. De plus, elle reconnaît que la vie est plus grande que l’individu et qu’il est possible de construire des relations saines, harmonieuses et durables avec tout ce qui vit et existe.

 

Jung et l’alchimie 2 – F Furon & M Rafecas

La problématique Jungienne de l’alchimie est passionnante, et traverse toute son œuvre
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Abordons la ici au travers de l’ouvrage que nous avons présenté ici, La revanche du cerveau droit
Voir aussi la page Jung et l’alchimie 1 – Didier Lafargue et la page Jung de Frédéric Lenoir

Podcast

Extraits

La rencontre de Jung avec l’alchimie a bouleversé sa vie. Toute son œuvre a été influencée par cette philosophie qui brave les âges et les époques. Son histoire à travers diverses civilisations est fascinante.
(…) l’alchimie a aussi un côté « vie de l’esprit » qu’il faut se garder de sous-estimer, un côté psychologique dont on est loin d’avoir tiré tout ce qu’il y a à en tirer. Il existait une philosophie alchimique, précurseur titubant de la psychologie la plus moderne (…). Son secret est le fait de la métamorphose de la personnalité grâce aux mélanges et à la synthèse de ses facteurs nobles et de ses constituants grossiers, de l’alliage des fonctions différenciées et de celles qui ne le sont pas. En bref, des épousailles dans l’être de son conscient et de son inconscient. »
(…) Selon Jung, « le secret des alchimistes consistait, comme le processus d’individuation, en une transmutation de la personnalité par le mélange et la combinaison d’éléments nobles et vils, des fonctions différenciées et intérieures du conscient et de l’inconscient. »

Le processus d’individuation de Jung peut être considéré comme une transformation alchimique qui conduit à une métamorphose de la psyché. Son aboutissement conduit à l’harmonisation et à la réconciliation de toutes les instances psychiques qui la composent par la conjonction des contraires. Cette transmutation interne tend la psyché vers l’unité qui intègre la lumière et l’ombre (conscient et inconscient) comme les deux faces d’une même pièce. C’est la raison pour laquelle nous symbolisons la voie jungienne par celle du « cerveau droit ». On pourrait appeler ce chemin initiatique « la voie de l’âme ». En effet selon Jung, « c’est le désir de l’âme qui sous-tend le processus d’individuation et nourrit son élan créateur ». Il recentre l’être humain vers son individualité propre (personnalité véritable) qui se libère de ses conditionnements qui pèsent sur lui. L’être individué se sépare de la structure collective à laquelle il s’insère. Jung disait que « le but et le sens de ce processus d’individuation sont de réaliser dans son intégration, avec tous ses aspects, la personnalité originellement préfigurée dans le genre embryonnaire ». Cette métamorphose conduit à un élargissement de conscience de la totalité de ce que l’on est.

blancheriejm@gmail.com
Jung et l’alchimie – Éléments essentiels
 
Carl Jung (1875-1961) était un psychologue suisse et fondateur de la psychologie analytique. Il était intéressé par l’alchimie et a consacré une grande partie de sa vie à l’étude de ses symboles et de ses concepts. Selon Jung, l’alchimie était une forme de psychothérapie antérieure à la psychologie moderne, qui travaillait à la transformation intérieure de l’individu.

Pour Jung, l’alchimie symbolisait un processus de transformation personnelle, qui passait par une série de stades décrits en termes d’opérations alchimiques. Il a établi des correspondances entre les concepts alchimiques tels que le “Grand Œuvre” et la “Naissance du Philosophe” avec des processus psychologiques tels que l’individuation, la guérison et la maturation personnelle.

Jung a également vu dans l’alchimie une référence à l’inconscient collectif, qui était un concept clé de sa théorie de la psychologie. Il considérait que l’inconscient collectif était constitué de symboles et d’archetypes universels qui étaient présents dans la conscience humaine depuis la nuit des temps. Les symboles alchimiques, selon Jung, étaient des expressions de cet inconscient collectif.

En conclusion, pour Jung, l’alchimie était un système symbolique qui reflétait les processus de transformation personnelle et qui pouvait être utilisé pour comprendre les processus psychologiques de l’individu. Il a considéré l’alchimie comme une source d’inspiration pour la psychologie et une aide pour comprendre les processus de guérison et de maturation personnelle.

Carl Jung, le psychanalyste suisse, a été fortement influencé par la tradition alchimique dans son travail de développement de la psychologie analytique. Il a vu des similitudes entre les étapes du processus alchimique et le développement personnel, et a utilisé les images et les métaphores alchimiques pour aider ses patients à comprendre leur propre processus de croissance psychique.

Pour Jung, l’alchimie était un système symbolique qui pouvait être utilisé pour explorer les processus psychiques inconscients. Il a interprété les images et les symboles alchimiques en les reliant aux archétypes de l’inconscient collectif, que Jung croyait être des modèles de comportement et de pensée universelles qui étaient présents dans l’inconscient de tous les êtres humains.

Selon Jung, le processus alchimique consiste en un cheminement intérieur vers la transformation et la métamorphose personnelle, et peut être vu comme un parallèle au développement psychologique et spirituel de l’individu. En utilisant les symboles et les images de l’alchimie pour explorer les processus psychiques inconscients, Jung a aidé ses patients à comprendre et à intégrer leurs propres aspects inconscients, ce qui a conduit à une croissance personnelle et spirituelle.

En somme, pour Jung, l’alchimie était plus qu’un simple système pour transmuter les métaux en or. C’était un système symbolique riche qui pouvait être utilisé pour explorer les processus psychiques inconscients et pour aider les gens à atteindre une transformation personnelle et spirituelle.

L’autohypnose Le petit guide de Camille Griselin

Le petit guide de l’autohypnose pour se libérer du stress, de la peur ou des addictions

Vous adorez la série « En thérapie » ? Eh bien, maintenant, vous pouvez vous concocter vos propres séances de thérapie, avec… l’autohypnose !

Car c’est par l’écrit que se passe chaque séance proposée par Camille Griselin. Oui, avec ce qui est écrit dans ce livre, vous pourrez vous libérer du stress, etc…  Cette praticienne de l’hypnose, met à votre disposition une technique puissante, ce dont vous serez persuadé en l’expérimentant.
Formée à l’hypnose Ericksonienne elle a développé ensuite sa propre méthode : « SAJECE ».
Très vite, comme praticienne elle a connu des succès concernant les dépendances, les addictions. Elle explique son cheminement :
« J’étais heureuse d’aider quelqu’un à se débarrasser de l’envie de fumer mais je voulais aller plus loin et traiter l’origine de cette envie, afin de ne pas déplacer le problème sur une autre dépendance. Petit à petit, ma méthode a évolué, j’ai œuvré sur les émotions, l’enfant intérieur, les croyances, les fidélités inconscientes, les mémoires, et je lui ai donné le nom d’hypnose SAJECE ».

Camille Griselin explique très simplement sa méthode, les raisons de son efficacité :
« Si, petits nous avons vu notre père colérique, nous lançons parfois aujourd’hui, malgré nous, le programme de la colère, parce que nous l’avions téléchargé.
Si, petits, nous avons vu notre mère stressée, c’est plus fort que nous, nous lançons parfois aujourd’hui automatiquement le programme du stress.
Si, petits, nous avons vu un grand frère dans l’inaction qui énervait nos parents, nous avons peut-être téléchargé le programme inverse : l’action permanente. Un programme en réaction à celui que nous avions sous les yeux, mais qui ne nous rend pas forcément heureux.
Le but de ce livre est donc de changer ces programmes, de faire une mise à jour interne, pour obtenir la meilleure version possible d’une vie heureuse.
Vous trouverez six séances pour vous aider à déprogrammer ces vieux fonctionnements. Je vous invite à lire toutes les séances en entier, et à relire chacune d’entre elles une fois par semaine, pendant trois semaines. Vous pouvez en faire plusieurs différentes par semaine.
En complément ou à la place des séances à lire, vous trouverez des enregistrements audios à écouter en scannant le QR Code à la fin de l’ouvrage. Il y en a six, qui correspondent aux séances écrites »

Le livre commence logiquement par « les blessures émotionnelles de l’enfance ». Et la méthode du livre apparait alors : pour chaque thématique l’auteur raconte une anecdote, nous livre un récit qui va nous marquer… y compris inconsciemment. Et son storytelling est vraiment attractif. Il suscite l’intérêt jusqu’à la fin de chaque histoire. « Je me souviens de l’histoire d’une femme qui lisait beaucoup de livres »… On a envie de savoir la suite !
La problématique devient, « changer l’histoire qu’on se raconte ». Puis on s’attaque à son système de croyance, à la confiance en soi, aux dépendances (tabac, nourriture, alcool, téléphone, etc.) pour terminer en se libérant de la peur. Chaque fois l’auteur explique comment se fait le passage (« bienvenue à vous dans cette séance d’hypnose à lire »). Mais au fur et à mesure, les histoires tournent autour de notions très diverses : les intentions, l’émerveillement, le monde binaire, le reflet, la création, la norme, l’incertitude, la séparation, dompter ses pensées, les croyances, l’enfant intérieur, les habitudes…

Tout est d’une grande richesse, d’une belle accessibilité, et autant que j’ai pu le tester, d’une grande efficacité. J’ai bien fait attention de ne pas me guérir d’une addiction personnelle : la présentation de livres de spiritualité et bien-être !

Rencontre avec un livre et un auteur : la paix intérieure

Vers la page de présentation du livre

Interview de l’auteur : Alain Delourme

Vidéo d’animation

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Quelques idées clés de cette interview

 Voici un très beau livre, très bien écrit, une belle écriture   et une pensée vraiment profonde

Sans prétention, je travaille beaucoup non seulement la thématique mais aussi la forme l’écriture elle-même.

J’étudiais votre livre, LA PAIX INTERIEURE, que vous avez écrit je suppose l’année passée, lorsque prenant tout le monde au dépourvu, une guerre éclate en Europe…

En fait ce livre a été écrit bien avant et ça ne fait que confirmer que nous sommes dans une société où on privilégie la recherche de pouvoir, et aussi la dimension matérielle au détriment du spirituel. C’est une erreur gravissime tant au niveau individuel qu’au niveau collectif. Et ce qu’on appelle le progrès, certes il y a plein de choses, mais on a aussi fait d’énormes progrès en termes d’armement par exemple, et on a affaire à des imbéciles qui se trouvent présidents de nations et qui sont des enfants qui jouent à la guerre. Il y a l’exemple des Russes, on en a un peu l’habitude, mais par exemple le président de la Corée du Nord : lui ça se voit que c’est gros bébé qui joue avec ses jouets. sauf que ses jouets ils confinent à l’armement nucléaire. ça peut avoir d’énormes conséquences désastreuses au niveau de l’humanité et ces programmes d’armement s’effectuent au détriment de l’élévation spirituelle.
C’est à dire qu’on est encore embryonnaire sur le plan spirituel. L’homme est en transition, dans une étape intermédiaire entre le singe et l’homme.

 J’ai trouvé que le contenu de votre livre, en quelque sorte montait en puissance spirituelle au fur et à mesure, et vous accompagnez le lecteur depuis des choses assez simples et très ressenties au départ et puis peu à peu vous approfondissez. Le début est d’ailleurs une très belle présentation du thème je pense qu’on peut s’en servir pour présenter le livre.
Mais tout simplement, qu’est-ce que c’est que la paix intérieure

La question n’a rien de simple !
C’est un espace progressivement stabilisé, le rapport à soi-même aux autres et au monde, où il y a une secondarisation de la pensée et du vécu affectif et corporel, mais où on n’est pas pris au piège de l’actualité effervescente, où il se passe toujours des tas de choses dans le monde et dans le quotidien. On n’est pas pris au piège et on reste si possible dans un état intériorisé, et calme, serein. Même si on peut être malmené par des expériences de vie, au niveau amoureux, familial, professionnel, social, interplanétaire…
Il s’agit de ne pas être prisonnier de cette effervescence extérieure et quoi qu’il arrive de rester à peu près tranquille. Un sage par exemple, si on lui annonce la fin du monde dans cinq ou dix minutes, s’il est en train de boire un thé il continuera de boire son thé. Et sa main ne tremblera pas. C’est l’exemple extrême. J’aime beaucoup cette image, je la visualise effectivement et essayons de ne pas être agrippé par l’actualité. Evitons par exemple de regarder tous les jours les informations télévisées qui sont toujours focalisées sur les drames, sur ce qui ne va pas. Donc c’est une attitude, la paix intérieure, un processus. Un processus qui nécessite cet état d’intériorisation que progressivement on va stabiliser en ne laissant pas prise aux pièges. En ne se laissant pas malmener par ce qu’il se passe à l’extérieur.

On arrive quand même ne pas se couper de l’extérieur ?

Non : il ne s’agit pas d’être indifférent à ce qui se passe autour de soi. Chez sa famille chez des amis dans la société dans le monde. Ce n’est pas une position indifférente, pas du tout. C’est une position de retrait, de recul, alors à son acmé on pourrait dire de sagesse. Il y a des êtres qui y sont parvenus. ça veut dire que c’est possible. Je préfère lire et écouter ces maîtres là plutôt que ceux qui nous nous disent que tout va mal. Et que ça va aller de pire en pire.

Est-ce que c’est la même chose que la quête du bonheur ?

Effectivement, c’est pour ça que la première partie je l’ai pour beaucoup consacrée à la présentation d’une joie sereine, d’un bonheur paisible. le mot bonheur en général fait peur. On le trouve utopique, déréalisé. Je soutiens dans d’autres travaux la valeur formidable de l’utopie. Victor Hugo nous dit « l’utopie c’est la réalité de demain » parmi toutes les belles choses qu’il a pu nous transmettre… Quel que soit mon sujet de recherche je cite des pensées admirables de de Victor Hugo. C’est un maître exceptionnel. L’utopie c’est la réalité de demain, si nous y travaillons, évidemment. il ne s’agit pas de rester passif et de travailler individuellement, en groupe et collectivement. A la mise en place de ce bonheur paisible, de cette joie sereine qu’accompagne la paix intérieure. L’une ne va pas sans l’autre. Donc c’est un travail sur l’intériorité qui permet d’y parvenir.

Un travail sur l’intériorité, ça veut dire aussi que l’on veut vivre autrement. C’est lié à un changement aussi ?

Exactement, c’est un projet qui peut paraître ambitieux, irréalisable. C’est de penser autrement.  De vivre autrement. C’est pour ça je cite d’ailleurs Emil Cioran, un philosophe absolument magnifique. C’est quelqu’un qui vivait différemment, qui pensait différemment, qui écrivait autrement. J’aime beaucoup cette différence. Ce qu’on pourrait appeler la passion de l’altérité.  J’aime beaucoup qu’on soit pareil.  Sur le plan biologique, psychologique, relationnel, bon. Mais j’aime beaucoup les personnes qui ont une couleur différente, une manière de vivre et de penser autre que la manière commune. Et des hommes qui disent autre chose que ce qu’on entend. Non seulement à la télévision que je critiquais précédemment mais aussi dans les cours universitaires. On récite encore et encore les mêmes choses. J’y ai consacré pas mal d’années, j’ai fréquenté cinq universités parisiennes et parfois admirables. Mais parfois on répète le par cœur.  Mais justement après mon doctorat en psychologie, bien sûr j’étais satisfait, mais frustré aussi. Il me semblait que c’était intéressant d’aller voir ailleurs.
Justement je me suis demandé dans quelle discipline. Et c’est la philosophie, l’éthique, à la Sorbonne, notamment parce que Robert Misrahi y travaillait. J’adorais ses travaux.
Je fais en sorte de rencontrer les auteurs qui m’intéressent vraiment et j’ai rencontré Robert Misrahi, et c’est ce que j’ai fait et Edgar Morin. Je ne me suis pas contenté de les lire j’ai voulu savoir si le personnage correspondait à la théorie et dans ce qu’il convient de retenir de mon travail. Et je les ai invités dans des colloques de psy et il démarre et pour provoquer aussi il démarrait son intervention ainsi : « je vais vous montrer que l’inconscient n’existe pas » puis il développait sa pensée avec une méthodologie de philosophe. C’était très intéressant. Or sa femme était psychanalyste lacanienne et un jour je l’ai ramené en voiture je lui demande : avec une femme lacanienne comment vous faites, comment ça se passe ?
Ça se passe mal. On a pris la décision sage de plus aborder la question.

Mais expliquez-moi comment l’inconscient n’existe pas ?

Je n’en ai aucune idée ! Je suis persuadé du contraire !
Je suis quand même psychothérapeute depuis 35 ans et force est de constater que ce soit d’ailleurs dans ma propre trajectoire existentielle, ou dans celles que j’ai accompagnées, je pourrais le dire aussi aux niveaux national et international, que l’inconscient existe bien. On fait des choses, et parfois terribles, notamment en termes de conflits, de barbarie, sans trop saisir pourquoi on fait ça.  il y a de mauvais préconscients ou dans bien des cas totalement inconscients.  Oui oui la tension existe. Les existences sont des rencontres plus ou moins tumultueuses entre nos désirs et nos peurs. 

(…)

Je critique les postfreudiens ou les post-lacaniens. Les deux choses qu’ils n’ont pas pensés, c’est 1/ l’amour et 2/ la spiritualité

Il y a un deuxième homme c’est Jung.  C’est aussi l’inconscient collectif et donc vous-même vous vous insistez beaucoup sur les interconnexions. La paix intérieure ce n’est pas quelque chose de solitaire.

C’est exactement ça. Et donc il nous éclaire sur tout ça. La paix intérieure est liée à au moins cinq niveaux :

  • reliée à soi… mais dans les différentes facettes
  • reliée aux autres évidemment intersubjective
  • reliée à la nature
  • reliée au cosmos
  • reliée au sacré

Donc c’est tout sauf un enfermement sur soi-même, dans sa bulle, un extérieur du monde. Mais je trouve que Jung va plus loin que Freud. L’inconscient freudien est individuel, l’inconscient Jungien est collectif. Mais je me propose d’aller plus loin en soutenant un inconscient du monde vivant. C’est à dire pas seulement les humains et aussi les animaux et aussi la végétation par exemple j’ai un rapport très particulier très affectueux avec les arbres. Ils me transmettent énormément de paix et ils me relient à la fois la terre et à la fois au ciel.

Nous sommes bien dans une époque où cette évolution est palpable. Il y a de plus en plus de gens qui se relie comme ça ou au vivant en général et la place de la nature ce n’est pas seulement écologique au sens politique du terme c’est bien en même temps quelque chose de spirituel. Et on sent qu’il y a de la recherche dans ce sens or elle est élargie vraiment à l’ensemble du monde vivant.  

Enfin personnellement je n’adhère à aucune religion terrestre dogmatique et qui ne me parlent pas. Je me sens d’une cosmologie cosmique, la vie est vraiment reliée à l’ensemble donc pas seulement terrestre mais aussi supra-terrestre.  Quand le soleil va s’éteindre dans 4 milliards d’années, la terre n’existera pas non plus.  Si on n’est pas relié à une dimension cosmique, sans le cosmos, sans l’univers, nous n’existerions simplement pas.  C’est un grave problème de se limiter au seul inconscient individuel ou au seul inconscient collectif humain.
Il s’agit de se relier dans la mesure où on le souhaite, et où on intériorise suffisamment, où l’on médite suffisamment, de se relier à beaucoup plus grand que soi.  

Vous parlez aussi d’une dimension initiatique, de la paix intérieure initiatique, qu’est-ce que ça représente exactement ?

C’est tout à fait complémentaire à ce qu’on vient de dire. Initiatique ça vient de « initiare ». Vers la prise de conscience des liens et vers l’élévation spirituelle. Donc la paix initiatique c’est une paix dont on souhaite qu’elle nous relie sur des plans spirituels, spiritualisés, mais même au niveau scientifique. Par exemple la physique quantique nous a montré depuis déjà un siècle que nous sommes tous interconnectés donc au niveau microcosmique c’est au niveau des quantas. Au niveau macrocosmique c’est au niveau des galaxies. Donc nous on est dedans, mais dans cet entre-deux si je puis dire. Donc c’est pour ça que la paix est initiatique. Parce qu’elle est nourrie à tout ce qui est microscopique, à l’infiniment petit, et à l’infiniment grand.  Parmi les avantages ça nous amène à développer quand même une forme d’humilité. Humilité dont les humains manquent énormément.

L’initiatique c’est un passage

Un passage oui. Mircea Eliade a travaillé sur l’initiation, partout sur le globe. Et j’ai tiré profit de cet auteur. Il m’a passionné. Il est très expérimenté sur le thème de la démarche initiatique dans différentes cultures.

Qu’est-ce que vous pensez et de toute cette vague de livres, et moi je suis plongé dedans. Je m’intéresse aux auteurs et aux éditeurs et je trouve qu’il y a un nombre considérable de livres qui demandent aux gens de se transformer. Il y a derrière des gens qui ont des démarches qu’ils proposent. Je trouve que généralement c’est d’un bon niveau. En y mettant du don de soi. J’ai l’impression que ça s’accélère, que de plus en plus on va vers un  monde différent avec une dimension spirituelle et qui fait en creux le contraire : cette façon qu’ont les gens de se  détourner de ce qui jusqu’à présent faisait le quotidien, le politique,  l’implication uniquement dans les problèmes du quotidien etc. J’ai l’impression qu’il y a une élévation par rapport à tout ça que l’on délaisse beaucoup de choses du monde tel qu’il se présente pour aller vers autre chose. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Je le vis dans mon travail de psychothérapeute, mais aussi de superviseur de professionnelles de la relation. Je passe beaucoup de temps à dire ce que vous venez de dire. À les inviter parce qu’ils ont des quotidiens extrêmement suroccupés, où ils ont beaucoup trop de patients. Je les invite à prendre le temps de vivre le silence, de vivre les promenades dans la nature, de méditer, de prier. De moins être pressés.
On parlait du bonheur. En fait, pour le bonheur, prendre son temps va plus vite !

(…) La suite, à écouter sur le podcast !

Psychologie transpersonnelle et EMC

L’interview de Johann Henry par Jean-Marc Blancherie

Un livre écrit à trois, un côté rigoureux, sérieux, dans ce champ de la psychologie transpersonnelle, où l’on entendait des choses qui partaient un peu dans tous les sens.
Ses origines, ses concepts, et sa pratique… ce livre fait vraiment le tour du sujet. Et pourtant le départ de cette approche, à la fois de la spiritualité et de la psychologie humaine est étonnant, loin des sentiers battus.
Impossible d’en faire tout le tour, mais voici quelques extraits qui donnent une idée de l’importance et de l’intérêt de ce travail.
Et pour commencer, presque le plus simple, une des sources inspirant la psychologie transpersonnelle : Carl Jung.

Extraits

JUNG

Jung développe une psychologie ouverte à la parapsychologie, aux anomalies et aux psychologies non occidentales.

  • Il postule des processus inconscients communs à tous les êtres humains.
  • Il s’intéresse aux archétypes et à leurs formes culturelles, reliant psychologie et mythologie.
  • Il repense le principe de causalité, reliant faits objectifs, faits psychiques, probabilité et attribution de sens.

Les auteurs

 

Cyrille CHAMPAGNE dirige un centre de recherche sur les expériences et les pratiques hypnotiques. Il exerce comme psychopraticien hypnologue, et forme des professionnels en dynamiques émotionnelles et relationnelles. Il défend l’approche constructiviste comme étant une clé de la compréhension de l’expérience humaine et de l’accompagnement thérapeutique.

 

Johann HENRY exerce la psychothérapie transpersonnelle et intégrale à Genève. Il anime régulièrement des sessions de respiration holotropique, en individuel et en groupe. En parallèle, il forme des thérapeutes et des soignants à l’écoute et à la relation thérapeutique, et supervise des équipes de travailleurs sociaux. Il est l’un des rares spécialistes francophones de la psychologie intégrale (K. Wilber).

 

Muriel ROJAS ZAMUDIO s’est orientée vers la psychanalyse et l’approche transpersonnelle. Auteure d’ouvrages de vulgarisation sur le recours aux images archétypales en psychothérapie et d’articles destinés à ses pairs, elle travaille actuellement sur l’intérêt d’un dialogue entre arts, spiritualité et psychanalyse dans l’accompagnement des névroses.

 

Aux origines aussi, des approches, des cultures, des pratiques, qui ne sont pas d’habitude en lien avec la psychologie.

LES DOCTRINES DU THÉOSOPHISME ET DU NEW AGE

À la fin du XIXe siècle, différents courants de croyances quant au fonctionnement de l’esprit humain et de l’expérience humaine sont en concurrence dans l’idéologie populaire européenne, récemment libérée des dogmes religieux institutionnels et portée par la philosophie méthodique et relativiste des lumières. La psychologie expérimentale, qui s’inspire des méthodologies de la biologie, émerge progressivement via les travaux de Gustave Fechner (1801-1887), Wilhelm Wundt (1832-1920) et Théodule Ribot (1839-1916). Cette discipline ne pénètrera l’idéologie populaire qu’au milieu du XXe siècle par la diffusion des propositions conceptuelles de psychanalystes, telles que la notion d’inconscient de Sigmund Freud (1856-1939), ou de comportementalistes, telles que la notion de conditionnement d’Ivan Pavlov (1849-1936),

LES INFLUENCES CULTURELLES

(…) Ainsi émerge en Occident un « dualisme conscience-énergie », réunissant les courants autrefois nommés « spiritualistes » et « psychofluidistes », puis « spirites » et « magnétiseurs », où le corps humain possèderait un statut psychophysique qui se nommera bientôt « énergétique » ; et où l’esprit humain serait une partie d’une conscience au-delà de l’individuel, littéralement transpersonnelle, dotée de pouvoirs sur la matière, et permettant une relation dialogique avec des agents surnaturels. À partir des années 1920, cette doctrine est véhiculée par le new-age, qui se développe au travers de très nombreux ouvrages, et s’ancre dans l’imaginaire populaire occidental . Dans les années 1950, la culture américaine s’en empare, alors qu’il connaît un essor considérable dopé par le mouvement hippie des années 1960. Marque de son intégration au niveau socioculturel, la métaphysique conscience-énergie commence à être mobilisée comme une véritable épistémologie (au sens d’un cadre explicatif des phénomènes vécus). C’est-à-dire qu’elle va désormais servir, populairement, de base conceptuelle pour interpréter et appréhender de nombreuses expériences : personnelles, émotionnelles, familiales, motivationnelles, religieuses…

LES PHASES DE KEN WILBER

Il est l’un des fondateurs de la psychologie transpersonnelle, et a évolué vers la “Psychologie intégrale”. Il est connu pour son modèle de développement de la conscience selon 8 stades. Ces stades se répartissent selon 3 phases :

  • Prépersonnelle : c’est le stade de l’enfant, marqué par l’égocentrisme tant dans ses relations interpersonnelles que dans ses processus cognitifs. Le Surmoi, représentant notamment l’intégration des normes sociales transmises par l’éducation, n’est pas encore suffisamment opérationnel. La conscience prépersonnelle agit librement au gré de ses pulsions, elle est donc potentiellement « déviante » du point de vue de la société. Ce stade est prédominé par les processus corporels ;
  • Personnelle : c’est le stade de l’adulte qui a bien intégré les normes sociales du vivre ensemble (stade névrotique pour la psychanalyse). L’individu trouve son identité en lien avec le groupe social auquel il participe et y constitue un facteur de stabilité. Grâce au développement du mental, la conscience devient progressivement capable de se mettre à la place de l’autre, et de comprendre des points de vue différents du sien
  • Transpersonnelle : c’est le stade où la conscience transcende à la fois le corps et le mental, prédominant dans les deux stades précédents, pour entrer dans un rapport au monde « vivant et immédiat », c’est-à-dire en dehors des catégorisations héritées du mental et de l’éducation. La conscience s’éveille ainsi progressivement au « monde de l’Esprit », invisible tant pour les yeux physiques que pour le mental. Du fait qu’il transcende les règles sociales, l’individu en conscience transpersonnelle est potentiellement perçu comme un élément subversif au sein de la société.

Ces trois phases correspondent donc à des modes de fonctionnement foncièrement différents • prépersonnelle personnelle —+ transpersonnelle prérationnelle -+ rationnelle -+ transrationnelle subconscient —+ conscience de soi -+ supraconscient…

L’EXPLORATION ET L’UTILISATION DE L’IMAGINAIRE

L’utilisation de l’imaginaire est très présente dans les techniques reliées à la psychothérapie transpersonnelle. Le phénoménologies et les comportements induits par l’activité imaginative autorisent à catégoriser les expériences mobilisant l’imaginaire comme des états modifiés de Conscience. En effet, ces expériences répondent bien au critère de « déviation de l’expérience subjective par rapport aux normes de l’individu Dans les cultures occidentales, les individus portent très rarement leur attention sur des contenus imaginaires activement stimulés, et l’utilisation active de l’imaginaire constitue pour eux une expérience subjective très inhabituelle et hors-norme. Par utilisation de l’imaginaire, nous entendons ici une expérience d’immersion complète de l’attention dans les représentations imaginales : non pas de simples évocations, mais de véritables perceptions de contenus imaginés,  sous forme d’images (symboles, paysages, personnages), de sons (ambiances, dialogues), et de sensations physiques (intéroception, toucher, système vestibulaire). Il ne s’agit donc pas de « penser à » une situation imaginaire, mais bien imaginer activement les contenus et d’en expérimenter le vécu. L’imaginaire est alors vécu dans le corps, et apparait subjectivement comme véhiculé par les capteurs sensoriels, de manière très analogue à l’expérience du rêve. Cette caractéristique conduit Robert Desoille (1890-1966) à désigner ces expériences par le vocable “rêve éveillé”. Toutefois, à la différence du rêve, le sujet reste parfaitement conscient que l’expérience est imaginée, et il la différencie du monde sensible. (…) Ces expériences imaginales sont accessibles de manière étonnamment rapide, elles ne nécessitent que très peu d’entraînement pour être vécues de manière stable et profonde, et semblent se déployer de manière automatique dès qu’elles sont stimulées. Au XXe siècle, plusieurs chercheurs se sont intéressés à des techniques permettant d’explorer ainsi l’imaginaire.
(…) De notre observation, aujourd’hui seules quelques méthodes d’accompagnement utilisent, à des degrés divers, des techniques imaginales approfondies : psychothérapie transpersonnelle, psychosynthèse, hypnose, sophrologie, yoga nidra et néo-chamanisme. Toutefois, si les praticiens de ces méthodes mobilisent ces techniques et en observent des effets, les ressorts de celles-ci leur restent majoritairement inconnus. Les correspondances que nous avons indiquées entre phénoménologie imaginale, états de conscience spécifiques et affects spécifiques, incitent à approfondir la recherche dans ce domaine.

VERS LE DEVELOPPEMENT TRANSPERSONNEL

quand le développement personnel vise à révéler la singularité de l’individu au-delà des conditionnements du collectif, lui permettant ainsi de trouver et d’exprimer librement son plein potentiel (passage de la dépendance à l’indépendance), le développement transpersonnel serait l’ensemble des outils et des pratiques favorisant l’émergence et le déploiement de cette conscience transpersonnelle, holonique, simultanément individuelle et collective, singulière et universelle, formelle et (progressivement) subtile. En renforçant la conscience non pas du Moi (conscience prépersonnelle égocentrique), ni même du Je (conscience personnelle ethnocentrée voire mondo-centrée), mais celle du Nous (conscience transpersonnelle kosmocentrée qui transcende et inclut à la fois le Moi et le Je), le développement transpersonnel aiderait à libérer le potentiel des collectifs, qu’ils soient petits (une famille, une équipe) ou plus vastes (la société, l’humanité), voire interespèces (incluant les vivants humains et non humains). Tandis que le développement personnel a permis aux individus de se différencier en tant que cellule, unique, autonome et efficace, les pratiques de développement transpersonnel permettraient de (ré)intégrer la conscience-cellule individuelle au sein de la conscience-organe (groupe) à laquelle elle participe, elle-même intégrée dans la conscience-organisme (métagroupe) au sein de laquelle elle œuvre, et ainsi de suite.

DES PRATIQUES PSYCHOTHERAPEUTIQUES INTEGRATIVES

L’exemple de Johann Henry (l’interviewé) : alliant essentiellement inspirations psychanalytique, gestaltiste, transpersonnelle et intégrale. Son intérêt, tant dans ses recherches que dans sa pratique clinique, se porte tout particulièrement sur l’accompagnement de la délicate transition entre les stades de conscience dits « personnels » et les stades dits « transpersonnels ». À cette fin, il aime explorer, notamment dans les sessions de groupe qu’il anime, le potentiel d’alliance entre la respiration holotropique, la méditation, les pratiques corporelles et le psychodrame transpersonnel.

Celui de Muriel Rojas Zamudio : diplômée en Arts et Lettres (arts scéniques et plastiques), avant de s’orienter vers la psychanalyse puis la psychologie transpersonnelle. Elle se positionne en tant que praticienne dont le travail se nourrit d’apports multiréférentiels — auteurs et techniques que la clinique invite à (re)visiter —, c’est dans les médiations artistiques et l’art-thérapie éclairés par la psychanalyse qu’elle a finalement trouvé l’espace exploratoire lui permettant d’articuler ce qui fonde sa pratique : l’expression artistique comme forme de langage de l’imaginaire, la posture du thérapeute comme pivot de l’accompagnement, et le questionnement du vécu, passé ou présent, comme ouverture vers un au-delà du Moi (identité ontologique, inscription dans l’espèce humaine, sens de l’expérience humaine, etc.).

Cyrille Champagne : ses recherches questionnent les effets cognitifs et comportementaux des techniques et des grilles de lecture mobilisées par les différentes pratiques de l’accompagnement (thérapies, développement personnel, coaching…). En particulier, elles étudient les interactions entre attentes, expériences vécues, et interprétations de ces expériences. Cyrille Champagne enseigne sur ces thèmes, sous forme de conférences « Hypnologie », rediffusées en vidéo sur la chaîne YouTube de I’ARCHE. Il soutient une information publique quant aux aprioris culturels et quant aux finalités des différentes pratiques de l’accompagnement, et il défend l’intérêt d’une éducation à la psychologie, à la relation à autrui, et à une hygiène cognitive et émotionnelle.

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Coups de cœur LIVRES& PODCAST

Le réveil de l’enfant d’or

Une belle idée pour vivre “Le pouvoir créatif du conte pour révéler votre enfant intérieur”. Accompagnées par Isabelle de Lisle nous vivons une sorte de ré-enchantement de l’existence.

Retrouver la conscience élargie qui est celle de l’enfance.

“Le réveil de l’enfant d’or” nous propose une série de contes, dits par l’auteur (au travers de QR Codes en accès avec votre portable), sept contes initiatiques originaux, dans une logique “d’alignement énergétique”… celui des chakras.

 

ASMR Autonomous Sensory Meridian Response

Le frisson. Réveille l’enfant d’or, l’enfant d’or qui dort en toi. Laisse l’enfant, le frisson, le frisson de l’enfant d’or. Que vienne le souffle de l’enfant embuer ton visage, le souffle de l’enfant, entourer ton village.

Ecoute, et frissonne, un mouvement de vie intérieure.

Les contes et clés

  • De l’élan vital
  • De la liberté d’ête
  • De l’art de vivre
  • De l’amour de Soi
  • Du parler vrai
  • De la vision pure
  • De l’instant d’éternité

L’interprétation de ces contes est largement développée pour accompagner ensuite notre réflexion.

Mais au préalable, Isabelle de Lisle nous dit “Les pouvoirs enchanteurs de l’enfant intérieur”.

Extraits

LE POUVOIR CRÉATEUR DU CONTE POUR LA RÉSOLUTION DE PROBLÈME

À l’instar de cultures ancestrales, les contes et légendes d’aujourd’hui parlent à l’inconscient, ce qui leur confère une dimension thérapeutique. L’état de transe que procure le conte aide au décryptage de nos quêtes existentielles, ouvre la conscience, alimente nos intuitions et favorise largement les processus d’éducation émotionnelle. Si le conscient s’exprime à partir de perceptions sensorielles, de représentations et de mots, l’inconscient a intégré les situations qui ont généré des émotions et tout ce qui fut vécu, avant la parole, par le corps et les expériences extrasensorielles durant la petite enfance. Invitant à plonger dans les profondeurs de l’inconscient, les contes métaphoriques sont utilisés couramment lors d’accompagnement thérapeutique. A l’époque des neurosciences, les techniques de visualisation et d’hypnose sont reconnues comme applications contemporaines de voyages intérieurs. L’inconscient individuel peut, dans les contes, capter mystérieusement les solutions à travers les archétypes empruntés au monde de l’inconscient collectif. Il perçoit dans une autre dimension les pouvoirs de transformation. (…)

METTRE EN LUMIÈRE LES POTENTIELS DE L’ENFANT D’OR

L’enfant d’or est une rencontre lumineuse entre les parts de l’enfant divin et de l’enfant magique en Soi. Cette retrouvaille archétypale permet l’émergence de l’essence de l’être, qui a toujours été là, porteur de forces originelles, de qualités d’étonnement et de nouveauté. Cet enfant est éternel car en quête d’accomplissement et en devenir constant. L’archétype de l’Enfant magique voit la beauté en tout et incarne tant le pouvoir d’imagination qu’une conviction que tout est possible. L’enfant divin, associé à l’innocence et la pureté, a une fonction de rédempteur. Présent dans les mythes et les contes en tant que porteur de notre guérison, il est doté d’un pouvoir d’influence sur notre destinée. Nous pouvons imaginer cette union dans une aura de lumière dorée, l’or étant la couleur de la connaissance spirituelle et de la sagesse originelle. Cette part de Soi sans filtres continue de s’épanouir dans une existence hors d’âge. L’enfant vit sans que nous ayons à y penser. Explorer cette part humaine, loin de toute régression infantile, bien au contraire, c’est permettre que des parents intérieurs se réveillent à leur tour, pour lui prodiguer de l’attention et des soins. L’aimer sans condition dans sa vulnérabilité et son innocence et le laisser se réveiller en confiance (…)

56 cartes pour “s’approprier l’oracle des trésors intérieurs”

Toute une pédagogie, un accompagnement, est donc là pour nous aider à développer ce pouvoir créatif que cette approche de l’enfant intérieur propose.

Chaque carte apporte une action spécifique sur le Soi. par exemple : L’enracinement * Activez votre ancrage. Ou bien : L’aigle * Activez votre vision globale
Trois développements orientent chaque fois l’exercice : Visualisez – Ancrez – Créez

Bien sûr, reste votre propre part de créativité, une fois l’approche installée : inventez de nouvelles histoires !

Les ASMR – Ecoutez le chuchotement de l’âme

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Jung – de Frédéric Lenoir

 

Jung. Un voyage vers soi

Frédéric Lenoir nous convie à un voyage vers soi… vers le soi. C’est ce que propose, bien au-delà de la cure analytique, Jung, aux humains, à l’homme moderne. Car il s’agit bien, aujourd’hui, de réenchanter le monde : “En évoquant le monde occidental moderne, Jung souligne l’extraordinaire progrès de la conscience humaine et tous les avantages qui en découlent : différenciation, connaissance, morale universelle des droits de l’homme, progrès scientifiques et techniques, etc. Mais il déplore aussi le prix à payer de cet essor si intense et si rapide de la conscience et dénonce une triple amputation de l’homme moderne : rupture avec la  nature, avec le passé, avec le cœur et l’intériorité.” (F. Lenoir p. 302)

Le soi ?

L’exemple du Soi et du Moi qu’il faut distinguer précisément, est caractéristique et essentiel à l’œuvre de Jung, qui écrit  :  ” Le moi n’étant que le du champ conscientiel ne se confond pas avec la totalité de la psyché ; ce n’est qu’un complexe parmi beaucoup d’autres. Il y a donc lieu de distinguer entre le moi et le Soi, le moi n étant que le sujet de ma conscience, alors que le Soi est le sujet de la totalité, y compris l’inconscient. En ce sens, le Soi serait une grandeur (idéelle) qui comprend en elle le moi. Il apparaît volontiers dans l’imagination inconsciente sous l’aspect d’une personnalité supérieure ou idéale, un peu comme le Faust de Goethe ou le Zarathoustra de Nietzsche “(Les types psychologiques 1921).
Comme pour tous les concepts que nous présente Frédéric Lenoir, l’éclairage est simple, complet. Il explique : “Terme emprunté à la philosophie hindoue des Upanishad, le Soi représente donc le centre de la totalité de l’âme (conscience, inconscient personnel et inconscient collectif), comme le moi est le centre de la conscience. Il en est aussi le principe directeur, le guide.”

L’ensemble des concepts psychanalytiques Jungiens sont restitués par Frédéric Lenoir, qui est un grand pédagogue en même temps qu’un chercheur. Et d’abord, bien sûr, le conscient, l’inconscient, en éclairant l’origine de ce dernier à partir de Spinoza, le philosophe dont il est aussi spécialiste.

Le dialogue du conscient et de l’inconscient

“Jung constate que le conscient et l’inconscient font rarement coïncider complètement leurs contenus et leurs tendances, En fait, l’inconscient se comporte, face la conscience, sur un mode de compensation ou de complémentarité. Jung fait aussi le constat d’une césure de plus en plus importante chez l’homme moderne entre le conscient et l’inconscient, source de névroses et de psychoses.” (p. 95). La méthode de Jung va consister à travailler par introspection à suspendre le jugement conscient, pour favoriser l’émergence des contenus inconscients de la psyché.

Un explorateur de l’âme humaine

Ce livre de plus de 300 page se lit, s’étudie, sinon se dévore, sans mal, que l’on connaisse déjà le génie de Jung ou qu’on le découvre. Il débute avec un éclairage de sa vie, qui éclaire son parcours de “découvreur”, sa “pensée imaginative et la fonction transcendante”. On comprend très bien comment toute cette œuvre est reliée à une réflexion sur la religion, et devient en même temps une révolution de la psychologie et une approche spirituelle approfondie. Frédéric Lenoir consacre une grande partie de l’ouvrage à “l’expérience intérieure” : le concept jungien du “numineux”, la “nécessité d’une vie symbolique”, la problématique d’un Dieu extérieur au divin intérieur…

Quelques thèmes que nous allons aborder progressivement en podcast

Pensée imaginative, fonction transcendante, imagination active

L’inconscient collectif

L’archétype

Le Yin et le Yang (anima et animus), Y-king et synchronicité

Le processus d’individuation

 

 

 

Frédéric Lenoir vous donne ici la substantifique moelle de cet ouvrage important…
Mais je vous conseille quand-même de le lire, le méditer, et trouver, cultiver, votre Soi, votre processus d’individuation.

 

 

Ce que dit Frédéric Lenoir de la spiritualité

” La spiritualité n’existe pas en dehors de l’intériorité. Sinon, on verse dans l’idéologie. Dans ce « Petit Traité de vie intérieure », j’ai voulu unifier l’expérience mystique, la psychologie des profondeurs et la philosophie, parce qu’elles nous disent la même chose de l’être humain. De ses contradictions, de ses parts d’ombre et des forces de bonté enfouies dans le cœur de tout être humain. Il faut apprendre à se connaître et à s’aimer. Que l’on soit croyant ou athée, c’est le point de départ de la quête spirituelle.”

La conscience animale – Livre et interview

 

Backlight majestic cat in the darkcertaine

L’amour

Ce mystérieux sentiment inconditionnel des animaux présents à nos cotés est une opportunité inespérée pour sortir de siècles de conditionnements qui nous ont désorientés de notre désir, nous éloignant de notre nature authentique. Nous pouvons retrouver le chemin de cette première source accessible qui nous ramènera progressivement a considérer une source première, à la fois plus lointaine mais si proche ; je l’appellerai Source divine, christique Source de vie. A cette condition, nous pourrons nous libérer progressivement de nos monstres intérieurs qui hantent depuis si longtemps notre abîme d’inconscience comme des ombres captivantes de notre caverne. Séparés du dedans, la folie meurtrière s’est emparée de l’esprit humain. Elle cessera son emprise dans la conscience d’être de nouveau reliés à la grande toile cosmique qui enveloppe et harmonise tout ce qui est. Il nous faut donc remettre en dedans de nous ce que nous avons, pendant si longtemps, projeté en dehors. Pour cela, il est nécessaire de comprendre la réalité extérieure comme une création illusoire à interpréter. A cette condition seulement, nous pouvons accéder au monde sensible, celui que les animaux connaissent bien et que notre âme vient reconnaître ici-bas à travers l’expérience humaine.

Tout est vivant de nous et nous sommes vivants du tout

Tout attend d’être contacté et c’est cette expérience que nous faisons quand nous vivons au plus près de la nature extérieure ou de notre intériorité, ou bien des deux ! La résurgence du chamanisme et, comme nous le disions plus haut, la parole donnée progressivement aux peuples autochtones montrent à quel point nous avons besoin de rester cri lien avec notre nature « sauvage » qui est avant tout énergétique, Mais celle-ci nous effraie comme nous paraît hostile ce monde fascinant de nos propres profondeurs parce qu’il s’en racine dans des temps immémoriaux quand la conscience n était pas encore émergente. Nous touchons là au vaste champ de l’inconscient si cher à l’expérience intérieure (le C. Jung. L’être humain porte en lui les mémoires des différents règnes. C’est ainsi que, pendant la vie intra-utérine et jusque vers trois ans, l’enfant passe par tous ces stades et récapitule la phylogénèse (histoire de l’évolution des espèces). Les médecines traditionnelles ne s’y trompent pas quand elles nous soignent avec la lithothérapie grâce au minéral, avec la phytothérapie et l’aromathérapie grâce au végétal et enfin avec des substances actives extraites d’animaux en homéopathie. La recherche s’est même emparée du domaine des venins par exemple pour proposer des applications thérapeutiques scientifiquement validées.

L’âme, une énergie

Revenons sur une notion qui n’est pas toujours très claire : celle de l’âme. Nous devons avant tout la considérer comme une énergie, ce qu’elle est bien évidemment. Mais le préciser permet d’éviter l’éternelle préoccupation comptable ! En effet, nous sommes tellement identifiés à notre individualité que nous assimilons l’âme à notre corps. Pour la plupart des gens, une personne = une âme. Mais la réalité spirituelle est bien plus complexe et il conviendrait davantage de raisonner en termes de collectif (un soleil) dont les rayons sont les émanations qui viennent déclencher l’expérience dans la matière à travers tous les règnes. L’espèce humaine porte donc l’émanation qui est à la fois dans le minéral, le végétal et l’animal. Ce n’est pas une question de chronologie, de temporalité, mais de coexistence. La seule différence réside dans l’éveil de la conscience qui embrasse simultanément tous les règnes. Cette conscience est Une, c’est pourquoi il est possible d’entrer en contact avec l’ensemble du vivant à tout instant. Le primatologue Frans de Waal donne cette image toute simple de l’iceberg : sa partie immergée, la plus importante, correspond à ce qui réunit toutes les espèces animales, nous compris. La minuscule partie émergée correspond à la spécificité humaine. Les sciences humaines sont dingues de ce tout petit bout-là ! Mais pour moi, scientifique, l’iceberg est intéressant dans son ensemble.

Notre nature sauvage

(…) nous avons besoin de rester en  lien avec notre nature « sauvage » qui est avant tout énergétique, Mais celle-ci nous effraie comme nous paraît hostile ce monde fascinant de nos propres profondeurs parce qu’il s’en racine dans des temps immémoriaux quand la conscience n était pas encore émergente. Nous touchons là au vaste champ de l’inconscient si cher à l’expérience intérieure (C. Jung). L’être humain porte en lui les mémoires des différents règnes. C’est ainsi que, pendant la vie intra-utérine et jusque vers trois ans, l’enfant passe par tous ces stades et récapitule la phylogénèse (histoire de l’évolution des espèces). Les médecines traditionnelles ne s’y trompent pas quand elles nous soignent avec la lithothérapie grâce au minéral, avec la phytothérapie et l’aromathérapie grâce au végétal et enfin avec des substances actives extraites d’animaux en homéopathie. La recherche s’est même emparée du domaine des venins par exemple pour proposer des applications thérapeutiques scientifiquement validées.

 

 

 

Nous sommes tous clairvoyants

Un livre important de Belinda Grace   Aux  Editions Le lotus et l’éléphant.
Une méthode pour développer son imagination, sa perception, d’abord. Puis, avec des exercices très intéressants, très efficaces, ses dons de clairvoyance et leur utilisation pleine de sens

Voici un livre que j’ai mis longtemps à lire, à intégrer, avant de vous en parler. En effet il m’a complètement interpellé : dans mes méthodes de travail, dans mes méthodes de travail sur moi-même, à cause de la pertinence des exemples que nous donne l’auteur, la clarté du propos et des exercices qu’elle nous propose et qui sont d’une très rare efficacité. Ça marche !

Cet espace intérieur, relié au cosmos

Et le sujet est au cœur de tout ce que nous faisons les uns des autres pour progresser. Pour à la fois nous élever, et trouver à l’intérieur de nous-mêmes cet espace qui est à la fois le cœur et l’esprit, et qui échappe au temps ordinaire au temps linéaire cet espace à l’intérieur de nous-même qui n’est pas seulement nous-mêmes car il est relié au cosmos. Car nous ne sommes pas seulement une feuille de l’arbre, de l’arbre de la connaissance, nous sommes l’arbre lui-même, nous sommes tout l’arbre en même temps qu’une toute petite feuille. De cette toute petite feuille à partir du moment où elle se relie à l’universel à l’invisible… elle va se donner tous les pouvoirs mais au sens noble, les pouvoirs de tout l’arbre, de tout l’univers. Elle va accéder à des choses qui transgressent le quotidien, un quotidien qui nous enferme dans notre personnalité mentale et dans les soucis de l’égo. Elle nous ouvre un monde dans lequel le bonheur, le bonheur non égoïste, devient possible.

Nous sommes tous clairvoyants !

Contrairement à beaucoup d’auteurs qui se disent clairvoyants, qui le sont, sans doute, et qui vantent ce qu’ils font pour les autres grâce à cela, Belinda Grace va au contraire s’appliquer à nous aider à développer peu à peu, progressivement et d’une façon pas très pédagogique et d’une façon subtile, tous ces dons que nous recevons de l’univers, tous ces dons qui sont en nous à partir du moment où nous nous relions.

Elle le fait donc en donnant beaucoup d’exemples à partir d’elle-même et à partir de gens qu’elle a connus, des histoires qu’elle connaît. Et aussi à partir d’exercices. Et ces exercices sont tout à fait progressifs.

Débutant ou pas, commençons par développer notre imagination

En effet nous partons avec elle d’un niveau en quelque sorte de débutant. Nous savons, nous pouvons comprendre, que nous avons des dons en nous-mêmes qui ne sont pas exploités. Des dons qu’elle va nous révéler à nous-mêmes notamment au travers des exercices, et qui progressivement vont s’enrichir les uns les autres et nous étonner de par les capacités qui vont se révéler pour nous.

Vous serez aussi étonnés par les sujets que l’on va traiter avec ces exercices, les aventures que l’on va vivre car ce sont de de vraies aventures étonnantes qui ont été vraiment vécues et pensées par l’auteur. La pédagogue qu’elle est commence tout simplement par cultiver l’imagination. L’imagination de chacun qui est certainement l’outil le plus important. L’imagination dit elle est votre interface et votre interprète. C’est le pont entre le monde physique et le monde immatériel. Si vous la laissez s’ouvrir à de nouveaux mondes et à une nouvelle vision pour vous, elle s’avérera être un formidable cadeau.

Le canal et l’écran intérieur

Effectivement, on va tout au long de ce livre se faire des cadeaux à soi-même, et espérons-le aussi aux autres. Elle commence par nous expliquer que nous avons des moyens pour collecter et pour traduire les informations que l’univers nous adresse, que le cosmos nous adresse. Vous pouvez appeler cela le canal et l’écran intérieur. L’écran intérieur elle y reviendra très vite car c’est le moyen de matérialiser à l’intérieur de soi-même ce qui nous vient de l’univers. Pour commencer, le premier exercice pour exercer notre imagination est un exercice qui paraît banal. Mais qui effectivement va solliciter quelque chose que l’on peut appeler l’écran intérieur. Vous le verrez avec le 2nd puisque forcément nous avons avec le premier découvert que notre imagination est là et que notre écran intérieur répond.

Dialogue avec les anges !

Il a été pour moi vraiment une surprise. Le thème : imaginez un ange. Elle nous demande d’imaginer un ange… Or dans notre mental il y a des tas de représentations des Anges. Et moi j’ai eu la surprise de voir surgir l’image d’un jeune homme. Pas exactement celle d’un humain mais presque. Et ça a induit chez moi tout un tas de réflexions… et une confiance dans ce qui pouvait venir de l’univers, des Anges. Un peu comme pour mon inconscient qui peut parler avec ma conscience.

L’auteure nous parle ensuite des chakras. Du canal et de l’écran intérieur en relation avec les chakras. C’est très important parce que ça permet d’être dans la subtilité de chaque chakra. Dans cette différenciation subtile de sens qui nous relie dans notre esprit avec notre corps. c’est aussi très concret parce qu’il y a les couleurs, il y a les éléments, l’air, etc. Les divers chakras sont considérés comme étant reliés à différents types de problématiques. Nous ouvrons là sur quelque chose d’extrêmement pensé et qui va nous aider tout au long de ces surprises que nous allons vivre avec le livre.

Proposition de rencontres mémorables

Belinda Grace nous propose un exercice pour nettoyer, rééquilibrer, nos chakras. La réactivation de notre canal tout entier, avec un jeu sur les couleurs très intéressant. D’autres exercices concernent notre canal puis l’écran intérieur lui-même. On va aller plus loin pour en faire un outil intelligent. La première rencontre qu’elle va nous proposer avec ce travail, notre imagination étant ouverte, c’est la rencontre de nos guides spirituels et de nos anges. Nos anges où nous guides spirituels peuvent être très nombreux ou quelques-uns seulement. En tout cas ne nous privons pas de ces accompagnateurs. Ils se trouvent là, pour de nombreuses personnes, lorsqu’il s’agit de se sortir d’une situation très difficile et alors on se sent protégé, on peut se sentir sauvé même par cette force qui vient de l’univers. Ce sont des expériences, une lumière, un dialogue, un dialogue avec les anges, qui vont avoir une influence primordiale sur notre vie et sur notre spiritualité.

Les moyens des rencontres

Viennent des exercices, et pour rencontrer par exemple l’un de nos anges où l’un de nos guides spirituels elle nous offre des moyens, des canaux, des astuces peut être, pour mener ces rencontres. Et elle nous indique comment rester en contact avec nos guides au chapitre suivant.

C’est une aventure encore plus singulière étonnante qu’elle nous permet de vivre ensuite. C’est ce qu’elle appelle la conversation psychique. Je ne vous en dirai pas plus car il faut avoir la surprise de la découverte. C’est vraiment quelque chose d’inouï et quelque chose qui marche dans la réalité dans, le concret. Derrière ces conversations psychiques vient évidemment le pouvoir du subconscient et la rencontre que nous menons entre l’inconscient, notre conscience, et l’inconscient collectif.

Le cœur, l’esprit, la clairvoyance

Rien d’une théorie jungienne n’est exposé précisément dans ce livre mais au-delà de cet arrière-plan il y a toujours cette façon de dire son expérience. L’expérience de l’auteur, les rencontres qu’elle a faites, les expériences qu’elle a vécues. Et puis ces exercices qui sont finement pensés.

Vient ensuite quelque chose de courant mais orienté d’une façon intéressante : l’art de l’écriture automatique. Elle nous amène à nous libérer de nos schémas de vies antérieures ou de pesanteurs, si vous voulez. Un inconscient qui nous vient sans doute du passé, sans doute des générations à partir desquelles notre propre vie s’est manifestée, s’est créée. Pour en arriver après aux vies parallèles que vous découvrirez ainsi que les remèdes qu’elles nous indique pour faire face à l’auto-sabotage et à certains aspects de notre personnalité. Toujours avec des exercices. Par exemple sur les aspects négatifs de notre personnalité.

Vient la recherche d’un équilibre entre le cœur et l’esprit, et nombre d’exercices très intéressants. Une question : dois-je méditer ? une réponse : non, mais cela peut réellement vous aider ! Elle termine avec 2 aspects spirituels que je trouve très très beaux, très fondamentaux. Celui de l’enfant intérieur, l’enfant éclairé. Et puis cette interrogation : êtes-vous une graine d’étoile ?

Une aventure humaine se déploie avec ce livre, la mienne, la vôtre, et sans doute – mais est-ce vraiment un but – devenons nous réellement clairvoyants peu à peu.

 

L’initiation avec Annick de Souzenelle

Voir la page L’initiation

Quelques extraits de la vidéo

Sur le chemin de soi-même

L’initiation c’est mettre sur le chemin l’étymologie du mot, c’est ça, c’est mettre sur le chemin. Sur quel chemin c’est évident que c’est sur le chemin de soi-même.
Ce qui est important, c’est de d’initier les êtres à aller vers cette connaissance cette cette connaissance de la dynamique de vie dans laquelle ils sont appelés à entrer
C’est justement des rituels qui étaient extrêmement fort chez les Grecs, mais il n’y avait pas que chez les Grecs, il y avait bien sur en Australie, en Afrique, partout et il y en a encore d’ailleurs dans ces pays-là, des rites d’initiation qui avait pour but de de faire entrer les jeunes et en particulier les adolescents, dans un un monde intérieur à eux-mêmes afin qu’ils ne soient plus esclaves du monde extérieur, mais qu’ils sachent aussi qu’ils aient une destinée dans leur vie intérieure. Il semblerait que les jeunes pratiques sur eux-mêmes une auto initiation. A  notre époque le drame, c’est que tout ça est complètement perdu. Ces initiations, surtout pour les adolescents, elle consistait essentiellement pour les garçons, à leur faire quitter le monde maternel. Le monde de la mère. Le monde du féminin pour qu’ils entrent dans le monde, un monde vraiment masculin. Et est le père, il était chargé à ce moment-là de les conduire vers leur j’allais dire vers leur mère intérieur, c’est-à-dire vers ce que la Bible appelle la Adama, le féminin de l’Adam. Nous avons un potentiel fantastique à l’intérieur de nous, c’est ce monde féminin à l’intérieur de nous. Lorsque nous restons attachés au monde féminin, extérieur à la mère.

….

Aujourd’hui, la question est de choisir la vie

De tous les arbres du jardin, dit le seigneur parce que tu es un mangeant, tu dois manger. Mais de l’arbre de la connaissance de l’accompli et du non encore accompli, tu ne dois pas manger car dans le jour ou tu en mangeras parce que tu es un mutant, tu muteras. ça c’est très important parce que c’est une phrase de la Genèse. Qui n’a jamais été traduite de cette façon là.
Tout d’abord le, quand il est question de l’arbre de la connaissance il était appelé jusqu’à aujourd’hui du bien et du mal. Nous ne pouvons plus rester dans les catégories de bien et de mal, ça reste quelque chose qui a dû être intégré, mais qui doit être dépassé aujourd’hui, nous, nous le savons bien d’ailleurs parce que nous vivons une époque ou nous sommes devant des questions de vie ou de mort. Maintenant, il s’agit de choisir la vie, c’est évident, et c’est ces 2 mots hébreux. L’un non pas du bien, mais de ce qui est accompli, de nous, de ce qui est devenu, de l’information devenue de la connaissance et de ce qui reste à l’intérieur de nous, qui n’est pas devenu de la connaissance, nous dirions aujourd’hui de l’inconscient. Encore, si vous voulez c’est cette dialectique là qui est extrêmement importante. Ce n’est que en en allant vers soi-même que l’on découvre les énergies potentielles qui sont à l’intérieur de nous, qui sont de l’autre côté de notre être. Cet autre coté n’ayant jamais été une côte que le Seigneur a pris pour en faire une femme. C’est ridicule, c’était assez inventif. Il faut qu’on sorte de ces images d’Épinal. Il s’agit de cette autre côté de tout être humain. Cet autre côté est un, et après le féminin de l’être, c’est un féminin encore voilé et on a tout confondu. On a volé la femme à l’extérieur, au lieu justement de comprendre qu’il s’agit de ce monde voilée à l’intérieur. Il s’agit donc d’aller enlever les voiles. Voyez-vous de nommer nommer toutes ces énergies, de les travailler, de les travailler avec le Seigneur intérieur à chacun pour que cette énergie donne son information. C’est ainsi que l’on construit l’arbre de la connaissance, les petit à petit d’ailleurs, donc nous avons dans les termes, dans les temps hébreux, nous avons gardé. Ces 2 pôles, le temps hébreu sont essentiellement le temps de l’accompli et le temps du pas encore accompli.

La mort est une mutation

(…) Parce que tu es un mangeant et en effet, il faut intégrer ces énergies, le verbe manger est symbolique, n’est-ce pas ? C’est intégrer les énergies potentielles qui sont à l’intérieur de nous dans le jour ou tu mangeras de ce fruit, de cet arbre tu mettras ? Ce n’est pas le verbe mourir, le verbe mourir. En fait, la mort est une mutation. Cette mort est résurrection, c’est le passage à un autre niveau

(…) Dieu aime la mort de ses serviteurs par exemple. Alors on dit, qu’est-ce que c’est que ce Dieu est sadique ? Il ne s’agit pas d’amour. Il s’agit des mutations des serviteurs.

(…) alors l’âme, ça serait le féminin, le féminin de l’être, c’est tout. Ce féminin potentiel, voyez-vous, c’est une âme psychique animale pour commencer, et elle est appelée à être transformée, à être transmutée. C’est toute une alchimie intérieure qui se joue, qui est quelque chose de fabuleux et de merveilleux et qui deviendra une arme spirituelle à ce moment-là, c’est l’esprit en l’homme qui fait ce travail avec le Seigneur.

(…) Nous sommes à une période aujourd’hui. Où il faut absolument dépasser les notions de mal, l’interdit et cetera. Et parce que. Refoulées, tout ça dans les grilles derrière des grilles des interdits. C’est un refoulement destructeur alors que nous avons assumé à prendre en main les démons de notre être. Ces démons deviennent des Anges.

(…) Selon une certaine tonalité, l’acte d’écrire engage l’âme et le corps, toutes ses facultés psychiques et sensibles sont mises à contribution dans cette action totalisante. Le récit initiatique lorsqu’il s’enclenche, fonctionne comme marqueur au départ d’un nouveau chemin. (…) Il devient maintenant parole de la conscience. Âme.

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