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La musique commence sans attendre.
Le violon entre comme on entre dans une phrase déjà commencée. Il ne s’annonce pas. Il n’explique rien. Il parle parce qu’il n’a pas le temps de se taire.
Le concerto pour violon en mi mineur de Felix Mendelssohn commence ainsi : dans l’élan. Non pas l’élan héroïque, mais l’élan vital, presque nerveux. Quelque chose pousse de l’intérieur et ne demande pas la permission.
Allegro molto appassionato
Le violon ne s’élève pas : il file.
Il trace une ligne tendue, continue, impatiente. Ce n’est pas une plainte, ce n’est pas un cri. C’est une nécessité. La musique avance comme un corps jeune qui court sans savoir exactement pourquoi, mais qui court parce que s’arrêter serait déjà perdre.
L’orchestre ne s’oppose pas. Il accompagne la trajectoire, il la densifie, il la rend dangereuse parfois. Le violon revient, insiste, repart. Il ne développe pas : il poursuit. On entend une passion sans pathos, une intensité tenue, presque pudique, mais qui ne cède jamais.
Ici, la musique est une ligne de vie.
Elle ne se retourne pas.
Andante
Puis le temps se pose.
Pas le repos.
La suspension.
Le violon chante, mais sans emphase. Il parle bas. Il se rapproche. Ce n’est plus l’élan, c’est la présence. Une présence calme, presque fraternelle. On n’est plus dans le mouvement, on est dans le maintien. La musique n’avance plus pour conquérir, elle avance pour rester juste.
Il y a dans cet Andante une douceur grave, une clarté intérieure. Rien d’ombreux, rien de tragique. Mais une gravité sans poids, comme une certitude tranquille. La musique ne demande rien. Elle offre un état.
On y entend l’enfance qui n’est pas perdue.
L’équilibre encore possible.
Allegretto non troppo – Allegro molto vivace
Et pourtant, cela repart.
Pas comme avant.
Le dernier mouvement n’efface pas ce qui a eu lieu. Il le transforme. Le jeu devient plus vif, plus léger, presque dansant. Le violon rit, oui, mais d’un rire qui sait. Un rire rapide, traversant, sans ironie.
La musique devient circulation.
Elle passe, elle relance, elle entraîne. Elle ne s’alourdit jamais. Même dans la virtuosité, elle reste claire, lisible, mobile. Rien n’est démonstratif. Tout est vivant.
Ce concerto ne raconte pas une lutte.
Il raconte une cohérence.
Une manière d’être au monde sans se durcir.
Une intensité sans drame.
Une passion qui ne s’abîme pas.
Quand la dernière note s’éteint, il ne reste pas une émotion précise.
Il reste une sensation rare :
celle d’un mouvement juste,
tenu de bout en bout,
sans jamais perdre sa lumière.
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La musique commence ici dans la rue.
Pas dans le silence.
Dans le bruit.
Le Concerto pour piano de George Gershwin naît d’un tumulte : klaxons, pas pressés, voix mêlées, escaliers de métro, nuits trop courtes. Ce n’est pas une musique qui se souvient. C’est une musique qui arrive.
L’orchestre attaque sans préambule. Il ne prépare rien. Il surgit. Il est collectif, dense, syncopé, urbain. On n’y entend pas la nature, ni l’histoire, ni la solitude. On y entend la ville qui ne dort pas et qui n’attend personne.
Puis le piano entre.
Il n’introspecte pas.
Il improvise son identité.
Le piano n’est pas une voix intérieure : c’est un corps. Un corps qui marche vite, qui trébuche parfois, qui rit, qui repart. Il ne cherche pas la profondeur, il cherche la trajectoire. Chaque phrase est un geste, chaque accent une décision immédiate. La musique avance comme on traverse une avenue sans regarder trop longtemps les feux.
Le premier mouvement est une conquête. Pas une conquête héroïque, mais une prise de place. Le piano s’installe dans l’orchestre comme on s’impose dans une conversation trop bruyante. Il emprunte au jazz son insolence, au classique sa structure, et ne s’excuse ni de l’un ni de l’autre. Il mélange. Il affirme. Il continue.
Le mouvement lent change la lumière.
Ce n’est pas la nuit.
C’est la fin de la nuit.
On entend ici une solitude très particulière : celle qui existe au milieu de tous. Le piano ralentit, s’adoucit, devient presque chant. Mais ce chant n’est pas nostalgique. Il est fatigué. Fatigué d’avoir couru. Fatigué d’avoir voulu tout saisir. L’orchestre devient voile, halo, respiration collective autour d’un moment de suspension. La ville se tait quelques minutes. Elle reprendra bientôt.
Le final, lui, ne conclut rien.
Il relance.
Rythmes nerveux, syncopes, énergie presque mécanique. Le piano danse, mais c’est une danse de circulation. Rien n’est achevé, tout est en mouvement. La musique ne cherche pas à durer : elle cherche à tenir. Tenir le rythme. Tenir le monde. Tenir debout.
Ce concerto ne raconte pas une intériorité.
Il raconte une présence.
Il dit ceci : la modernité ne se contemple pas, elle se traverse. Et la musique, ici, ne protège pas du bruit. Elle l’organise. Elle en fait une forme vivable.
Quand la dernière note s’arrête, on n’a pas envie de se taire.
On a envie de sortir.
La rue est toujours là.
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La musique commence avant la musique.
Le premier concerto pour piano de Chopin commence dans ce lieu-là : avant le son, avant la phrase, dans l’attente.
L’orchestre ouvre. Il ne parle pas encore. Il pose. Il étend un sol ancien, presque institutionnel. C’est le monde, avec ses lois, ses symétries, sa politesse sonore. Le monde tel qu’il est quand on s’y tait.
Puis le piano entre.
Il n’interrompt pas.
Il se souvient.
Le piano ne dialogue pas avec l’orchestre : il se retire à l’intérieur de lui. Il ne répond pas, il murmure. Ce n’est pas une voix publique, c’est une voix mentale. Une voix qui n’a pas appris à projeter. Une voix qui vient de la chambre, de la solitude, du corps penché sur le clavier quand personne ne regarde.
Le premier mouvement avance ainsi : par poussées et par retraits. Rien n’est affirmé sans être aussitôt repris. Le désir s’y montre prudent. Il voudrait se donner, mais il se tient encore en réserve. C’est une jeunesse qui se surveille. Une ardeur qui s’excuse presque d’exister.
Le mouvement lent n’est pas lent.
Il est suspendu.
Ici, le piano ne raconte plus une histoire : il se souvient d’un état. Quelque chose comme l’amour avant le mot amour. Une présence intérieure, sans visage, sans biographie. La musique n’avance plus : elle flotte. Elle ne cherche pas à aller quelque part. Elle cherche à rester.
C’est la musique de l’inadressé.
Elle parle à quelqu’un qui n’est pas là.
Ou qui n’a jamais été.
Le final survient comme un retour au monde. Une danse, oui, mais une danse retenue, presque souriante malgré elle. Il y a de la vivacité, de la lumière, mais rien n’efface ce qui a été dit dans le silence précédent. Le piano s’anime comme on se remet debout après avoir trop longtemps regardé à l’intérieur.
Ce concerto n’est pas héroïque.
Il est antérieur.
Il raconte le moment précis où un être découvre que sa voix intérieure peut survivre à son exposition au monde. Qu’elle peut sortir sans se perdre totalement. Qu’elle peut être entendue sans cesser d’être secrète.
La musique finit.
Mais ce qu’elle a réveillé, lui, ne se referme pas.
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Dans un monde qui se perd souvent dans la vitesse, le bruit et la fragmentation, le Festival du Souffle www.tempsducorps.org propose une respiration rare : une immersion dans ce qui relie, anime, transforme — le Souffle, au sens plein que lui donne François Cheng. Bien plus qu’un événement culturel ou spirituel, ce week-end est conçu comme un chemin d’expérience, un espace pour se reconnecter à la source invisible qui traverse toute chose vivante.
Du Qi Gong à la poésie, de la calligraphie à la méditation, de la danse aux pratiques énergétiques, chaque moment est inspiré par le souffle dans sa dimension la plus vaste : non seulement physiologique, mais ontologique, symbolique, vibratoire.
Une pensée incarnée du souffle
François Cheng parle du souffle comme d’un principe de relation entre les êtres, entre les cultures, entre la matière et l’esprit. Dans sa vision, il est ce qui fait tenir ensemble ce qui semblait séparé : l’Orient et l’Occident, le visible et l’invisible, la douleur et la beauté. Cette respiration du monde, il l’a déclinée en poésie, en calligraphie, en méditations philosophiques, dans un geste rare : re-lier l’expérience sensible à une aspiration spirituelle.
Les intervenants de ce festival ne se contentent pas de commenter son œuvre : ils l’incarnent dans leur pratique, qu’elle soit artistique, corporelle ou méditative. On ne parle pas du souffle ici comme d’un concept. On le respire, on le danse, on l’écoute.
François Cheng : un pont vivant entre l’Orient et l’Occident
De nombreuses conférences viennent éclairer cette pensée-pont qui traverse l’œuvre de Cheng. Sa spiritualité ne divise pas, elle unifie. Elle explore l’intériorité sans rejeter le monde, elle ouvre à l’universel sans perdre l’ancrage personnel. Véronique Brient, Cheng Pei, Yolaine Escande et d’autres livrent chacun une facette de cette pensée vivante, enracinée autant que cosmique.
Ke Wen, elle, nous fait traverser le souffle par le corps, dans des rituels de Qi Gong, de Taiji et de méditation qui donnent chair à la parole de Cheng. Dans cette approche, le corps devient langage, et la présence une manière d’être au monde.
Un souffle partagé, entre arts, rites et silence
Ce festival est aussi un temps de célébration esthétique. À travers le spectacle Souffle ! de la Qi Dance Company, la poésie devient mouvement, et le corps devient écriture. Les musiques du monde, les rituels du thé, les performances poétiques ponctuent les journées comme autant d’éclats d’âme, d’interstices pour “entrer dans le silencieux”.
C’est cela que Cheng appelle le vide médian, cet espace du souffle entre les choses, au cœur des choses. Là où l’être peut s’ouvrir sans s’effacer. Là où la transformation peut survenir, sans violence ni rupture.
Une spiritualité contemporaine, incarnée et ouverte
À l’heure où tant d’initiatives spirituelles cherchent encore leur langage propre, le Festival du Souffle ose une voie singulière : celle d’une intériorité incarnée, d’une sagesse vécue dans le souffle et le rythme, dans le respect des héritages sans fermeture, dans l’élévation sans désincarnation.
Participer à ce festival, c’est expérimenter une spiritualité fluide, silencieuse parfois, mais toujours habitée. C’est sentir qu’il y a un lieu en soi — et entre nous — qui peut encore respirer, créer, aimer. Comme l’écrit François Cheng :
“Le souffle, à la fois non-être et être, esprit et matière, est toujours en action. Le vide médian résidant au cœur de toute chose les maintient en relation avec le vide suprême.”
Des conférences à ne pas manquer
🕛 12h00 – François Cheng, pèlerin entre l’Orient et l’Occident
Par Véronique Brient
“L’identité véritable n’est pas repli, mais ouverture à l’autre qui m’aide à me connaître.”
— François Cheng, Cinq méditations sur la beauté
Dans cette conférence, Véronique Brient explore l’itinéraire de François Cheng comme une construction intérieure, à la fois fidèle à ses racines chinoises et profondément inscrite dans la culture française. Ce parcours ne cherche pas à harmoniser les différences, mais à rendre possible une forme de présence dans l’écart.
La poésie de Cheng, nourrie par des traditions multiples, s’appuie sur l’expérience de la séparation, de la perte, mais aussi sur le désir d’unité sensible. L’écriture devient alors un outil pour penser le lien, à partir de ce qui semble ne pas coïncider.
🎬 13h00 – Le souffle chez François Cheng, à partir de “Et le souffle devient signe”
Par Yolaine Escande
“Le trait calligraphique est l’équivalent d’une respiration.”
— François Cheng, Et le souffle devient signe
Cette conférence s’appuie sur les œuvres calligraphiques de François Cheng pour interroger la manière dont un geste, un trait, peut contenir un principe de vie. À travers une lecture structurée du recueil Et le souffle devient signe, Yolaine Escande montre que le travail graphique chez Cheng ne relève pas de l’ornement, mais d’une démarche éthique.
Chaque signe est envisagé comme le fruit d’un rythme, d’un souffle, d’un silence. Ce n’est pas l’effet visuel qui prime, mais la capacité du geste à traduire une relation intérieure.
🕓 16h00 – François Cheng, le poète de l’être
Par Cheng Pei
“Ce n’est pas moi qui ai choisi la poésie, c’est elle qui est venue me chercher.”
— François Cheng, entretien (INA)
Cheng Pei propose ici une lecture de la poésie de François Cheng comme lieu de formulation d’une présence, d’un rapport exigeant à la réalité. Le poète ne cherche pas à embellir le monde, mais à le regarder avec une attention renouvelée, capable de faire surgir ce qui, autrement, resterait muet.
À travers quelques textes choisis, la conférence donne accès à un langage qui n’impose pas, mais qui accompagne. Un langage où l’être se découvre dans ses limites comme dans ses élans.
🕔 17h00 – François Cheng, entre intériorité et quête de l’universel
Par Véronique Brient
“Ce qui nous est donné, c’est la présence. Il ne nous est pas demandé de comprendre, mais d’accueillir.”
— François Cheng, De l’âme
Cette dernière conférence interroge le lien que François Cheng tisse entre l’intime et ce qu’il appelle « l’universel incarné ». L’écriture n’est pas pour lui une élévation vers un absolu abstrait, mais une manière de rendre lisible l’expérience humaine dans ses tensions, ses limites, ses clartés passagères.
À travers le jeu de miroirs entre soi et autrui, Cheng propose une spiritualité sans dogme, attentive à la densité du réel et à l’accueil des formes de vie les plus discrètes. Véronique Brient en restitue les lignes de force sans jamais les simplifier.
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Quand la science et l’intuition se rencontrent : plongez dans “L’expérience”, une quête spirituelle éclairante
Lorsque j’ai découvert le livre “L’expérience” de Mathias Barthes, j’ai été frappé par son approche profondément personnelle et spirituelle. Dès les premières pages, l’auteur partage son histoire singulière, marquée par une sensibilité médiumnique et un lien puissant avec l’invisible. Ce témoignage vibrant, ancré dans des récits d’expériences vécues, m’a captivé par sa sincérité et sa capacité à toucher à des questions universelles : la mort, la conscience, et le rôle de l’intuition dans nos vies. L’intention de l’auteur est claire : réveiller en chacun de nous une connexion à des vérités subtiles, souvent enfouies sous les impératifs matériels de notre quotidien. Il nous invite à explorer nos intuitions et à cultiver notre potentiel spirituel, non pas comme une quête mystique inaccessible, mais comme un cheminement simple et transformateur.
En parcourant le livre, j’ai été guidé par les expériences d’enfance de Mathias Barthes. Son récit commence par un bouleversement émotionnel : la perte de son arrière-grand-mère, suivie de manifestations spirituelles qui ont marqué son éveil médiumnique. Ces moments troublants, où l’invisible semblait frapper à sa porte, l’ont poussé à remettre en question les fondements mêmes de la réalité tangible. Au fil des pages, l’auteur nous transporte dans un voyage intérieur, alternant entre des épisodes personnels et des réflexions plus larges sur le rôle de l’intuition dans notre existence. Il décrit avec précision comment il a appris à décrypter les vibrations énergétiques des personnes et des lieux, dévoilant des facettes de l’invisible que nous négligeons souvent.
L’approche scientifique et spirituelle
Ce qui rend ce livre intéressant, c’est l’effort de Barthes pour réconcilier science et spiritualité. Il aborde des concepts tels que les champs vibratoires, l’aura, et les corps subtils avec une simplicité déconcertante, tout en restant accessible. L’auteur n’hésite pas à convoquer des notions de physique quantique ou de neurosciences pour soutenir ses hypothèses, ancrant son récit dans une démarche crédible et éclairée. Cette alliance entre le rationnel et l’intuitif reflète une intention noble : nous inciter à explorer les frontières de notre conscience tout en restant ancrés dans la réalité. Ce mélange est particulièrement pertinent pour les lecteurs qui, comme moi, recherchent des réponses aux grandes questions existentielles tout en gardant un esprit critique.
Impact émotionnel et transformation personnelle
Ce livre est aussi une véritable invitation à la transformation personnelle. À travers des exercices simples, comme l’ancrage énergétique ou l’ouverture à l’intuition, l’auteur offre des outils concrets pour aligner nos vibrations avec nos aspirations profondes. Ce qui m’a particulièrement touché, c’est la manière dont Barthes aborde le rôle de l’intuition dans nos choix quotidiens. Il montre comment, en écoutant nos ressentis et en cultivant notre sensibilité, nous pouvons transformer non seulement notre perception de la vie, mais aussi nos interactions avec les autres.
La résonance universelle de l’ouvrage
“L’expérience” transcende les croyances personnelles et propose une perspective universelle sur la spiritualité. Il ne s’agit pas ici de promouvoir une doctrine ou une vision unique, mais plutôt d’offrir un cadre ouvert où chacun peut explorer sa propre vérité. En refermant le livre, j’ai eu le sentiment d’avoir été non seulement éclairé, mais aussi inspiré à approfondir ma propre quête de sens. L’auteur réussit à parler à l’âme de chaque lecteur, en nous rappelant que nous sommes tous connectés par une énergie universelle, prête à être découverte et cultivée.
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Proliférations
La diversité des rituels funéraires à travers le monde nous touche et nous fascine, en même temps qu’elle révèle des coutumes surprenantes. Les anthropologues et les historiens nous montrent l’extraordinaire variété des pratiques : crémations, décorations d’ossements, danses rituelles, expositions de cadavres, sépultures collectives ou dispersées. Ces traditions reflètent, avec un constant renouvellement d’étonnement, l’ingéniosité et la créativité avec lesquelles chaque société traite la mort. Ce domaine de pratiques est d’ailleurs au cœur des études anthropologiques : la façon dont les humains, malgré leur diversité, organisent et ritualisent la mort dévoile des aspects profonds de leur culture.
Pourtant, aborder les fantômes d’un point de vue anthropologique s’avère bien plus complexe. Contrairement aux pratiques funéraires bien définies, les fantômes échappent aux explications simples et aux règles établies. Leurs manifestations et les croyances qui les entourent ne suivent pas de logiques précises, ni même de frontières culturelles claires. D’une culture à l’autre, il est difficile de catégoriser les types de fantômes ou de cerner exactement les croyances autour d’eux. Dans certaines sociétés, ces êtres apparaissent lorsque des injustices non réparées les retiennent, tandis que dans d’autres, ils semblent incarner des peurs plus diffuses. Les fantômes, par leur nature incertaine, défient les efforts de classification, car ils touchent à des dimensions du vécu qui restent mouvantes et singulières.
Les fantômes échappent également aux clivages culturels et sociaux,
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- Les fantômes comme acteurs dans un contexte social et culturel
- La transformation du défunt en interlocuteur
- L’énaction comme processus de (ré)invention de la mort et du souvenir
- Les fantômes comme miroirs de l’énaction collective
- Les fantômes comme manifestant des qualités qui dépassent les intentions des vivants.
(suite…)
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MAHORIKATAN®, DANSE-TRANSE &NEUROSCIENCES Selon une étude scientifique, la pratique de la danse-transe Mahorikatan® engendre des bénéfices physiques, émotionnels et psychiques. Une récente étude, publiée en mai dernier dans la revue Neuroscience of Consciousness par la presse universitaire d’Oxford, vient de mettre en évidence les bénéfices associés à la pratique de Mahorikatan®, une transe douce basée sur la danse. Cette discipline novatrice, actuellement en plein développement, a été créée par Philippe LENAIF, expert en résolution de traumas et spécialiste des états modifiés de conscience. Une sensation de bien-être immédiat et des effets durables De quoi parle-t-on ? Mahorikatan® est une danse qui, peu à peu, de manière douce, conduit ses participants à un état modifié de conscience. Dès la première séance, cette discipline permet à chacun de renouer avec lui-même, tout en recouvrant une réelle harmonie psychique. Un art de vivre retrouvé qui, en France comme en Belgique, séduit de plus en plus de trentenaires. Une session dure en moyenne trois heures. Selon l’étude pilotée par l’Université et le CHU de Liège, les bénéfices associés à cette pratique sont à la fois physiques, émotionnels et psychiques. Outre les effets habituels de la transe, l’étude relève que Mahorikatan® se distingue chez les participants par certains ressentis spécifiques : un grand sentiment d’unité, un ressenti de dissolution corporelle qui aboutit à la sensation d’être en harmonie avec l’univers, ainsi qu’une profonde libération émotionnelle ; l’ensemble ayant des conséquences positives sur la psyché, les relations sociales et la vie privée
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Dans notre quête de l’éveil et de l’harmonie, nous explorons souvent des guides et des pratiques pour transcender le tumulte de la vie quotidienne. La “Dream Machine” de la Maison des Thérapies Douces offre une révolution dans ce voyage. Fondée sur la photostimulation, elle apaise l’esprit et favorise l’auto-exploration. Cette technologie n’est pas qu’un instrument ; elle est un compagnon qui synchronise la lumière et le cerveau, ouvrant une fenêtre sur un cosmos intérieur. La Dream Machine permet une méditation profonde, un sommeil réparateur et réduit le stress, tout en étant une aventure personnelle vers la conscience et le bien-être. Explorez les profondeurs de votre être avec cette technologie révolutionnaire, un guide lumineux vers une nouvelle ère de la conscience.
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Voici “Mon cahier des MOUVEMENTS qui guérissent” de Anne Dufour, un guide pratique qui propose des solutions pour soulager 40 maux physiques et émotionnels courants grâce à 80 mouvements faciles à mettre en œuvre. Ce cahier est conçu de manière à ce que vous puissiez trouver rapidement le geste approprié pour résoudre votre problème.
Que vous souffriez de maux physiques tels que des douleurs dorsales, des problèmes respiratoires, des genoux raides, des migraines, ou que vous recherchiez des moyens de soulager des maux émotionnels comme le stress, l’anxiété et l’insomnie, ce livre vous offre une variété d’exercices simples qui peuvent être réalisés n’importe où, sans matériel particulier. Pas besoin d’être un expert en gymnastique ou en yoga pour les pratiquer !
Chaque exercice est accompagné d’une illustration pour vous guider dans votre pratique et vous assurer d’obtenir des résultats efficaces. Vous découvrirez également des conseils et des explications sur les bienfaits de l’activité physique sur la santé mentale, notamment comment le sport peut aider à combattre la déprime et la dépression légère à modérée. En effet, l’activité physique stimule la sécrétion d’hormones et de neurotransmetteurs tels que les endorphines, également connues sous le nom d'”hormones du bonheur”, qui apaisent, soulagent la douleur et stimulent notre bien-être.
Le livre vous propose deux approches principales pour améliorer votre santé quotidienne. La première consiste à vous engager dans au moins 30 minutes d’exercice doux par jour, de préférence à l’extérieur. Que ce soit la course à pied, la marche rapide, la marche nordique, le vélo, le paddle, la marche dans l’eau de mer ou toute autre activité qui élève votre rythme cardiaque sans vous essouffler, choisissez celle qui vous convient le mieux.
La deuxième approche suggérée est d’adopter le yoga dans votre routine quotidienne, ou du moins plusieurs fois par semaine. Les études montrent que la pratique du yoga aide à contrôler la respiration, les émotions et le rythme cardiaque, et lorsque tous ces éléments sont équilibrés, l’humeur s’améliore également. Le livre propose une petite routine de yoga pour vous aider à démarrer, mais une séance complète de yoga sera encore plus bénéfique.
En plus de ces conseils généraux, le livre offre des recommandations spécifiques pour différents maux. Par exemple, si vous souffrez d’hypertension artérielle, il est recommandé de bouger chaque jour et de programmer trois séances d’activité physique modérée et prolongée par semaine. Des suggestions concrètes, comme une heure de marche quotidienne, le yoga et le qi gong pour débutant, ainsi qu’une séance d’endurance de 60 minutes trois fois par semaine, sont fournies pour vous aider à contrôler votre tension artérielle.
“Mon cahier des MOUVEMENTS qui guérissent” est un compagnon pratique pour ceux qui cherchent des moyens simples et accessibles de soulager les maux physiques et émotionnels du quotidien. Que vous soyez confronté à des douleurs physiques ou émotionnelles, ce cahier vous guide étape par étape vers des mouvements spécifiques qui peuvent vous aider à vous sentir mieux.
La structure du livre est organisée par affections, ce qui facilite la recherche du mouvement adapté à votre problème. Que vous ayez mal au dos, que vous ayez besoin de dégager vos voies respiratoires, que vos genoux soient douloureux ou que vous souffriez de migraines, vous trouverez des exercices appropriés pour vous soulager physiquement.
De même, si vous faites face à des maux émotionnels tels que le stress, l’anxiété ou l’insomnie, le livre propose également des mouvements pour vous aider à les surmonter. Ces exercices sont conçus pour être simples et ne nécessitent aucun équipement particulier. Vous n’avez pas besoin d’être un expert en gymnastique ou en yoga pour les pratiquer avec succès.
Chaque mouvement est accompagné d’une illustration détaillée, ce qui vous permet de suivre facilement les instructions et de les mettre en pratique de manière efficace. Que vous soyez débutant ou expérimenté, vous pourrez tirer profit de ces exercices pour améliorer votre bien-être physique et émotionnel.
Par exemple, le livre souligne l’importance de l’activité physique pour lutter contre la déprime et la dépression légère à modérée. Il explique que le sport provoque la sécrétion d’hormones et de neurotransmetteurs qui ont un effet apaisant, antidouleur et stimulant sur notre corps, notamment les fameuses “hormones du bonheur” appelées endorphines. Il vous encourage à vous engager dans une activité physique régulière, comme la course à pied, la marche rapide, la natation, la danse ou toute autre activité qui élève votre rythme cardiaque.
Pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle, le livre recommande de bouger chaque jour et de programmer des séances d’activité physique modérée et prolongée trois fois par semaine. Il propose des exemples concrets, tels qu’une heure de marche quotidienne, le yoga et le qi gong pour débutant, ainsi qu’une séance d’endurance de 60 minutes, pour vous aider à réduire votre pression artérielle et à prévenir les risques d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral.
En résumé, “Mon cahier des MOUVEMENTS qui guérissent” de Anne Dufour est un guide pratique qui propose des solutions simples et accessibles pour soulager une variété de maux physiques et émotionnels. Avec ses 80 mouvements faciles à mettre en œuvre, ce livre vous offre la possibilité de prendre en main votre bien-être et de trouver des réponses à vos problèmes quotidiens, où que vous soyez et à tout moment
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Les textes sacrés de la tradition tantrique du Cachemire, le Vijñanabhairava Tantra, inspirent à Nathalie Delay un yoga de l’instant. Revenir à notre vraie nature. Découvrir l’ultime, la non-dualité, entrer en contact direct avec nos perceptions, nos émotions, nos pensées et nos actes, pour revenir vers notre vraie nature.
« Ce que nous avons ici est irrésistible. Nous devons remercier Nathalie d’avoir su humblement et lumineusement rendre à ce texte son sens universel au-delà de ses spécificités religieuses traditionnelles. »
A la fin de l’expiration
A la fin de l’inspiration ou de l’expiration le mouvement se suspend, l’énergie s’apaise. Dans cette pause l’essence apaisée se révèle.
Les ASMR – Ecoutez le chuchotement de l’âme
Créations originales de Jean-Marc Blancherie, à partir du texte de l’auteur
ASMR, Dormir, La vie intérieure, Le rêve, Livres et articles recommandés, Podcast, Pratiques de soin, Ralentir, Rêver, Souffles
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L’interview de Johann Henry par Jean-Marc Blancherie
Un livre écrit à trois, un côté rigoureux, sérieux, dans ce champ de la psychologie transpersonnelle, où l’on entendait des choses qui partaient un peu dans tous les sens.
Ses origines, ses concepts, et sa pratique… ce livre fait vraiment le tour du sujet. Et pourtant le départ de cette approche, à la fois de la spiritualité et de la psychologie humaine est étonnant, loin des sentiers battus.
Impossible d’en faire tout le tour, mais voici quelques extraits qui donnent une idée de l’importance et de l’intérêt de ce travail.
Et pour commencer, presque le plus simple, une des sources inspirant la psychologie transpersonnelle : Carl Jung.
Extraits
JUNG
Jung développe une psychologie ouverte à la parapsychologie, aux anomalies et aux psychologies non occidentales.
- Il postule des processus inconscients communs à tous les êtres humains.
- Il s’intéresse aux archétypes et à leurs formes culturelles, reliant psychologie et mythologie.
- Il repense le principe de causalité, reliant faits objectifs, faits psychiques, probabilité et attribution de sens.

Les auteurs
Cyrille CHAMPAGNE dirige un centre de recherche sur les expériences et les pratiques hypnotiques. Il exerce comme psychopraticien hypnologue, et forme des professionnels en dynamiques émotionnelles et relationnelles. Il défend l’approche constructiviste comme étant une clé de la compréhension de l’expérience humaine et de l’accompagnement thérapeutique.
Johann HENRY exerce la psychothérapie transpersonnelle et intégrale à Genève. Il anime régulièrement des sessions de respiration holotropique, en individuel et en groupe. En parallèle, il forme des thérapeutes et des soignants à l’écoute et à la relation thérapeutique, et supervise des équipes de travailleurs sociaux. Il est l’un des rares spécialistes francophones de la psychologie intégrale (K. Wilber).
Muriel ROJAS ZAMUDIO s’est orientée vers la psychanalyse et l’approche transpersonnelle. Auteure d’ouvrages de vulgarisation sur le recours aux images archétypales en psychothérapie et d’articles destinés à ses pairs, elle travaille actuellement sur l’intérêt d’un dialogue entre arts, spiritualité et psychanalyse dans l’accompagnement des névroses.
Aux origines aussi, des approches, des cultures, des pratiques, qui ne sont pas d’habitude en lien avec la psychologie.
LES DOCTRINES DU THÉOSOPHISME ET DU NEW AGE
À la fin du XIXe siècle, différents courants de croyances quant au fonctionnement de l’esprit humain et de l’expérience humaine sont en concurrence dans l’idéologie populaire européenne, récemment libérée des dogmes religieux institutionnels et portée par la philosophie méthodique et relativiste des lumières. La psychologie expérimentale, qui s’inspire des méthodologies de la biologie, émerge progressivement via les travaux de Gustave Fechner (1801-1887), Wilhelm Wundt (1832-1920) et Théodule Ribot (1839-1916). Cette discipline ne pénètrera l’idéologie populaire qu’au milieu du XXe siècle par la diffusion des propositions conceptuelles de psychanalystes, telles que la notion d’inconscient de Sigmund Freud (1856-1939), ou de comportementalistes, telles que la notion de conditionnement d’Ivan Pavlov (1849-1936),
LES INFLUENCES CULTURELLES
(…) Ainsi émerge en Occident un « dualisme conscience-énergie », réunissant les courants autrefois nommés « spiritualistes » et « psychofluidistes », puis « spirites » et « magnétiseurs », où le corps humain possèderait un statut psychophysique qui se nommera bientôt « énergétique » ; et où l’esprit humain serait une partie d’une conscience au-delà de l’individuel, littéralement transpersonnelle, dotée de pouvoirs sur la matière, et permettant une relation dialogique avec des agents surnaturels. À partir des années 1920, cette doctrine est véhiculée par le new-age, qui se développe au travers de très nombreux ouvrages, et s’ancre dans l’imaginaire populaire occidental . Dans les années 1950, la culture américaine s’en empare, alors qu’il connaît un essor considérable dopé par le mouvement hippie des années 1960. Marque de son intégration au niveau socioculturel, la métaphysique conscience-énergie commence à être mobilisée comme une véritable épistémologie (au sens d’un cadre explicatif des phénomènes vécus). C’est-à-dire qu’elle va désormais servir, populairement, de base conceptuelle pour interpréter et appréhender de nombreuses expériences : personnelles, émotionnelles, familiales, motivationnelles, religieuses…
LES PHASES DE KEN WILBER
Il est l’un des fondateurs de la psychologie transpersonnelle, et a évolué vers la “Psychologie intégrale”. Il est connu pour son modèle de développement de la conscience selon 8 stades. Ces stades se répartissent selon 3 phases :
- Prépersonnelle : c’est le stade de l’enfant, marqué par l’égocentrisme tant dans ses relations interpersonnelles que dans ses processus cognitifs. Le Surmoi, représentant notamment l’intégration des normes sociales transmises par l’éducation, n’est pas encore suffisamment opérationnel. La conscience prépersonnelle agit librement au gré de ses pulsions, elle est donc potentiellement « déviante » du point de vue de la société. Ce stade est prédominé par les processus corporels ;
- Personnelle : c’est le stade de l’adulte qui a bien intégré les normes sociales du vivre ensemble (stade névrotique pour la psychanalyse). L’individu trouve son identité en lien avec le groupe social auquel il participe et y constitue un facteur de stabilité. Grâce au développement du mental, la conscience devient progressivement capable de se mettre à la place de l’autre, et de comprendre des points de vue différents du sien
- Transpersonnelle : c’est le stade où la conscience transcende à la fois le corps et le mental, prédominant dans les deux stades précédents, pour entrer dans un rapport au monde « vivant et immédiat », c’est-à-dire en dehors des catégorisations héritées du mental et de l’éducation. La conscience s’éveille ainsi progressivement au « monde de l’Esprit », invisible tant pour les yeux physiques que pour le mental. Du fait qu’il transcende les règles sociales, l’individu en conscience transpersonnelle est potentiellement perçu comme un élément subversif au sein de la société.
Ces trois phases correspondent donc à des modes de fonctionnement foncièrement différents • prépersonnelle personnelle —+ transpersonnelle prérationnelle -+ rationnelle -+ transrationnelle subconscient —+ conscience de soi -+ supraconscient…
L’EXPLORATION ET L’UTILISATION DE L’IMAGINAIRE
L’utilisation de l’imaginaire est très présente dans les techniques reliées à la psychothérapie transpersonnelle. Le phénoménologies et les comportements induits par l’activité imaginative autorisent à catégoriser les expériences mobilisant l’imaginaire comme des états modifiés de Conscience. En effet, ces expériences répondent bien au critère de « déviation de l’expérience subjective par rapport aux normes de l’individu Dans les cultures occidentales, les individus portent très rarement leur attention sur des contenus imaginaires activement stimulés, et l’utilisation active de l’imaginaire constitue pour eux une expérience subjective très inhabituelle et hors-norme. Par utilisation de l’imaginaire, nous entendons ici une expérience d’immersion complète de l’attention dans les représentations imaginales : non pas de simples évocations, mais de véritables perceptions de contenus imaginés, sous forme d’images (symboles, paysages, personnages), de sons (ambiances, dialogues), et de sensations physiques (intéroception, toucher, système vestibulaire). Il ne s’agit donc pas de « penser à » une situation imaginaire, mais bien imaginer activement les contenus et d’en expérimenter le vécu. L’imaginaire est alors vécu dans le corps, et apparait subjectivement comme véhiculé par les capteurs sensoriels, de manière très analogue à l’expérience du rêve. Cette caractéristique conduit Robert Desoille (1890-1966) à désigner ces expériences par le vocable “rêve éveillé”. Toutefois, à la différence du rêve, le sujet reste parfaitement conscient que l’expérience est imaginée, et il la différencie du monde sensible. (…) Ces expériences imaginales sont accessibles de manière étonnamment rapide, elles ne nécessitent que très peu d’entraînement pour être vécues de manière stable et profonde, et semblent se déployer de manière automatique dès qu’elles sont stimulées. Au XXe siècle, plusieurs chercheurs se sont intéressés à des techniques permettant d’explorer ainsi l’imaginaire.
(…) De notre observation, aujourd’hui seules quelques méthodes d’accompagnement utilisent, à des degrés divers, des techniques imaginales approfondies : psychothérapie transpersonnelle, psychosynthèse, hypnose, sophrologie, yoga nidra et néo-chamanisme. Toutefois, si les praticiens de ces méthodes mobilisent ces techniques et en observent des effets, les ressorts de celles-ci leur restent majoritairement inconnus. Les correspondances que nous avons indiquées entre phénoménologie imaginale, états de conscience spécifiques et affects spécifiques, incitent à approfondir la recherche dans ce domaine.
VERS LE DEVELOPPEMENT TRANSPERSONNEL
quand le développement personnel vise à révéler la singularité de l’individu au-delà des conditionnements du collectif, lui permettant ainsi de trouver et d’exprimer librement son plein potentiel (passage de la dépendance à l’indépendance), le développement transpersonnel serait l’ensemble des outils et des pratiques favorisant l’émergence et le déploiement de cette conscience transpersonnelle, holonique, simultanément individuelle et collective, singulière et universelle, formelle et (progressivement) subtile. En renforçant la conscience non pas du Moi (conscience prépersonnelle égocentrique), ni même du Je (conscience personnelle ethnocentrée voire mondo-centrée), mais celle du Nous (conscience transpersonnelle kosmocentrée qui transcende et inclut à la fois le Moi et le Je), le développement transpersonnel aiderait à libérer le potentiel des collectifs, qu’ils soient petits (une famille, une équipe) ou plus vastes (la société, l’humanité), voire interespèces (incluant les vivants humains et non humains). Tandis que le développement personnel a permis aux individus de se différencier en tant que cellule, unique, autonome et efficace, les pratiques de développement transpersonnel permettraient de (ré)intégrer la conscience-cellule individuelle au sein de la conscience-organe (groupe) à laquelle elle participe, elle-même intégrée dans la conscience-organisme (métagroupe) au sein de laquelle elle œuvre, et ainsi de suite.
DES PRATIQUES PSYCHOTHERAPEUTIQUES INTEGRATIVES
L’exemple de Johann Henry (l’interviewé) : alliant essentiellement inspirations psychanalytique, gestaltiste, transpersonnelle et intégrale. Son intérêt, tant dans ses recherches que dans sa pratique clinique, se porte tout particulièrement sur l’accompagnement de la délicate transition entre les stades de conscience dits « personnels » et les stades dits « transpersonnels ». À cette fin, il aime explorer, notamment dans les sessions de groupe qu’il anime, le potentiel d’alliance entre la respiration holotropique, la méditation, les pratiques corporelles et le psychodrame transpersonnel.
Celui de Muriel Rojas Zamudio : diplômée en Arts et Lettres (arts scéniques et plastiques), avant de s’orienter vers la psychanalyse puis la psychologie transpersonnelle. Elle se positionne en tant que praticienne dont le travail se nourrit d’apports multiréférentiels — auteurs et techniques que la clinique invite à (re)visiter —, c’est dans les médiations artistiques et l’art-thérapie éclairés par la psychanalyse qu’elle a finalement trouvé l’espace exploratoire lui permettant d’articuler ce qui fonde sa pratique : l’expression artistique comme forme de langage de l’imaginaire, la posture du thérapeute comme pivot de l’accompagnement, et le questionnement du vécu, passé ou présent, comme ouverture vers un au-delà du Moi (identité ontologique, inscription dans l’espèce humaine, sens de l’expérience humaine, etc.).
Cyrille Champagne : ses recherches questionnent les effets cognitifs et comportementaux des techniques et des grilles de lecture mobilisées par les différentes pratiques de l’accompagnement (thérapies, développement personnel, coaching…). En particulier, elles étudient les interactions entre attentes, expériences vécues, et interprétations de ces expériences. Cyrille Champagne enseigne sur ces thèmes, sous forme de conférences « Hypnologie », rediffusées en vidéo sur la chaîne YouTube de I’ARCHE. Il soutient une information publique quant aux aprioris culturels et quant aux finalités des différentes pratiques de l’accompagnement, et il défend l’intérêt d’une éducation à la psychologie, à la relation à autrui, et à une hygiène cognitive et émotionnelle.